jean92 a écrit :...sans hésiter, je choisis celle de gauche, (la fausse)

Salut,
sans hésiter, je prends celle de droite, la "vraie". J'ai roulé sur des T120 de 1962, 1968 et T140 de 1978 et ce sont vraiment des motos plaisantes, avec un caractère moteur incomparable, le moteur de moto le plus jouissif que j'ai eu l'occasion d'essayer.
T120 de 1962
Photo Jean Larquier, Moto-Magazine, droits réservésPour le reste, les vieilles Bonneville donnent en maniabilité et en légèreté ce qu'elle perdent en rigueur de partie-cycle (freins, amortissement et tenue de route quand on force le rythme). La T140 fait mieux de ce côté là, avec un moteur encore bonifié par l'augmentation de cylindrée à 750 cm3 et l'agrément apporté par la BV5... elle y perd avec plus de poids et une position de conduite gâchée par des repose-pieds trop avancés.
Des nouvelles Triumph bicylindres produites à Hincley, j'ai roulé avec les premières 800 et les 900 en version Bonneville, Thruxton et Scrambler (la pire de toutes) et j'en suis toujours redescendu en me demandant comment les gens de chez Triumph avaient pu faire l'erreur de sortir un moteur aussi insipide, chiant et totalement dénué de caractère.
Ils n'ont pourtant pas dû se tromper tant que ça, du moins sur le plan marketing, à en juger par le nombre de ces motos en circulation... faut croire que le motard d'aujourd'hui se fiche de la mécanique et des sensations et que le paraître est plus important... en même temps, s'ils n'ont connu que des consensuels quatre-cylindres japonais avant, je peux comprendre qu'ils aient l'impression de rouler "autrement" simplement par ce qu'ils arborent le logo Triumph de façon si ostentatoire sur leurs flancs de réservoir.
Ma dernière expérience de comparo "Bonneville" remonte à fin août lors du comparatif anciennes/modernes du hors-série de Moto-magazine :
http://boutique.motomag.com/guides-hors ... -2015.html où j'ai apporté ma T140 (et aussi ma Guzzi T3, rha-lala, faut tout faire soi-même, pffff !)
T140 de 1978 (le machin moderne derrière est de 2015)
Photo Olivier Claisse, Moto-Magazine, droits réservés