Druid,
j'aime pas plus que toi les geignards, mais je suis pour la grève et la contestation par principe.
Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il y a à peine 100 ans, des gosses bossaient dans les mines, le WE de congé était de la science-fiction, les congés payés n'existaient même pas, l'assurance chômage non plus, les syndicats à peine autorisés, etc, etc... Et que si tous ces trucs-là on vu le jour, c'est parce que des gens en souffrance se sont révoltés, se sont battus, ont été emprisonnés, sont parfois tombés sous les balles... ça n'a jamais été des cadeaux de la part des patrons qui les exploitaient pour engraisser des actionnaires qui ne travaillaient pas.
Ces aménagements ne sont pas, selon moi, des privilèges, mais des acquis sociaux et ça se défend à coup de grève s'il le faut. Si aujourd'hui des gens font la grève pour défendre leur idée du service public, ça fait du bien à tous. Les services publics n'ont pas à être rentables (sinon, à quoi ça sert de payer des impôts ?), ils ont à être fonctionnels pour tous, en toute égalité. Les privilèges, ils sont encore et toujours du côté de ceux qui empochent en une année ce qu'un de leur salarié mettrait 1000 ans à gagner, et je ne parle même pas des stock-options, des sub-primes et des parachutes dorés que s'octroient même ceux qui ont touché des subventions avant de délocaliser, ruinant ainsi l'économie de régions entières...
Quant aux mômes qui manifestent aujourd'hui et risquent de louper leur bac, c'est pas grave. Ce qu'ils apprennent en AG, en dialogues, en confrontations, en analyse d'une information qui d'un seul coup les concerne, contribuera sûrement à en faire des adultes sachant se prendre en main, mieux que ce que ne leur apprendra aucun cours magistral.
Je ne voulais pas vous emmerder avec ça, mais c'est pas moi qui ait commencé... d'ailleurs, merci, camarade Druid !
