Retour mini road trip Madagascar
Posté : 14 mai 2026, 11:21
Bonjour,
Je vous fais un petit retour sur ma petite balade à Madagascar avec ma fille de 10 ans et une Himalayan 411. Elle est strictement d’origine, avec juste le porte-sacoches latérales.
Je suis d’abord parti de Nosy Be pour rejoindre Diego Suarez, au nord de l’île. 250 km de route magnifique (sauf le début), un vrai billard. On pourrait y rouler à 130 sans problème, mais il y a quasiment toujours des gens qui marchent au bord, des chiens et des zébus prêts à traverser. Trois heures de plaisir et des paysages splendides, malgré le caractère poussif du Sherpa que tout le monde connaît.
Diego Suarez, ville d’histoire coloniale, se prête ensuite très bien à la circulation en moto avec ses grandes artères et sa circulation fluide. On peut pousser la balade jusqu’à Ramena, la station balnéaire de la ville à 30 minutes, et même Sakalava encore 20 minutes plus loin, la Mecque du kitesurf. Il faut juste éviter de faire comme moi en s’engageant sur cette piste sableuse (seuls les 4x4 passent) en short parce que « le sable, ce n’est pas dangereux ». Je me suis sérieusement brûlé la jambe lors d’une chute.
Ensuite, j’ai visé l’extrême nord avec le Cap d’Ambre, hantise des navigateurs. 70 km de piste engagée dans un isolement quasi total, avec moins d’une dizaine de personnes croisées. À l’arrivée, un paysage grandiose et même la possibilité de monter en haut du phare. Tout était ouvert et personne pour nous accompagner. On m’avait dit qu’il était impossible de le faire en une journée, mais j’ai voulu leur donner tort. Le confort de l’Himalayan m’a permis de rentrer en forme et je n’ai pas vu ces 8 heures passer malgré les innombrables pierriers.
Ensuite, retour à Nosy Be, une formalité hormis ma pompe à essence qui s’est débranchée. Je n’ai plus la fiche, seulement les cosses, et j’avais peur d’en casser une en la rebranchant. En plein désert, on peut vite se retrouver embêté, même pour un truc facile à réparer.
De ce mini road trip, qui faisait office d’essai pour un plus long prévu en septembre, sont ressorties quelques idées d’améliorations :
• Il faut absolument que je récupère les sacoches chez l’ancien propriétaire de la moto. Avec un seul petit sac à dos, j’ai dû faire l’impasse sur des éléments de sécurité (gonfleur, kit de réparation, pièces de rechange) et j’aurais pu bien me retrouver dans la m…. s’il m’était arrivé quelque chose sur la route du Cap d’Ambre.
• Un GPS ne serait pas du luxe pour le off-road. Le Tripper a parfaitement marché sur les routes officielles, mais il est perdu sur les pistes. Le téléphone, ça dépanne, mais il prend cher avec les vibrations.
• Il me faut un vrai pantalon de moto, aéré et protecteur, plutôt contre les brûlures que contre les chutes à haute vitesse.
• Investir dans de vrais casques intégraux avec intercom, car à 90 km/h, je ne pouvais déjà plus parler à ma passagère.
• Un top case avec dosseret, c’est pas mal pour la sécurité du passager. Ça permet aussi de stocker les casques quand on s’arrête. Mon support est limité à 7 kg, donc il n’est pas question de le charger à mort.
• Il faut absolument que je trouve un connecteur compatible avec la pompe à essence. Ces cosses à nu, ce n’est pas fiable.
• L’Himalayan est une moto moyenne partout. Elle n’est évidemment pas parfaite sur les pistes « extrêmes » ni sur les routes droites et dégagées où l’on aimerait qu’elle force moins à 90. Cependant, c’est un excellent compromis pour faire un peu de tout, et c’est bien pour cela qu’elle est plébiscitée pour le voyage.
Voilà pour mon retour concernant cette petite aventure. J’essaierai de vous mettre des photos plus tard quand j’aurai un réseau correct. Si certains d’entre vous veulent visiter Mada, c’est le paradis de la moto et on trouve des loueurs très sérieux.
Je vous fais un petit retour sur ma petite balade à Madagascar avec ma fille de 10 ans et une Himalayan 411. Elle est strictement d’origine, avec juste le porte-sacoches latérales.
Je suis d’abord parti de Nosy Be pour rejoindre Diego Suarez, au nord de l’île. 250 km de route magnifique (sauf le début), un vrai billard. On pourrait y rouler à 130 sans problème, mais il y a quasiment toujours des gens qui marchent au bord, des chiens et des zébus prêts à traverser. Trois heures de plaisir et des paysages splendides, malgré le caractère poussif du Sherpa que tout le monde connaît.
Diego Suarez, ville d’histoire coloniale, se prête ensuite très bien à la circulation en moto avec ses grandes artères et sa circulation fluide. On peut pousser la balade jusqu’à Ramena, la station balnéaire de la ville à 30 minutes, et même Sakalava encore 20 minutes plus loin, la Mecque du kitesurf. Il faut juste éviter de faire comme moi en s’engageant sur cette piste sableuse (seuls les 4x4 passent) en short parce que « le sable, ce n’est pas dangereux ». Je me suis sérieusement brûlé la jambe lors d’une chute.
Ensuite, j’ai visé l’extrême nord avec le Cap d’Ambre, hantise des navigateurs. 70 km de piste engagée dans un isolement quasi total, avec moins d’une dizaine de personnes croisées. À l’arrivée, un paysage grandiose et même la possibilité de monter en haut du phare. Tout était ouvert et personne pour nous accompagner. On m’avait dit qu’il était impossible de le faire en une journée, mais j’ai voulu leur donner tort. Le confort de l’Himalayan m’a permis de rentrer en forme et je n’ai pas vu ces 8 heures passer malgré les innombrables pierriers.
Ensuite, retour à Nosy Be, une formalité hormis ma pompe à essence qui s’est débranchée. Je n’ai plus la fiche, seulement les cosses, et j’avais peur d’en casser une en la rebranchant. En plein désert, on peut vite se retrouver embêté, même pour un truc facile à réparer.
De ce mini road trip, qui faisait office d’essai pour un plus long prévu en septembre, sont ressorties quelques idées d’améliorations :
• Il faut absolument que je récupère les sacoches chez l’ancien propriétaire de la moto. Avec un seul petit sac à dos, j’ai dû faire l’impasse sur des éléments de sécurité (gonfleur, kit de réparation, pièces de rechange) et j’aurais pu bien me retrouver dans la m…. s’il m’était arrivé quelque chose sur la route du Cap d’Ambre.
• Un GPS ne serait pas du luxe pour le off-road. Le Tripper a parfaitement marché sur les routes officielles, mais il est perdu sur les pistes. Le téléphone, ça dépanne, mais il prend cher avec les vibrations.
• Il me faut un vrai pantalon de moto, aéré et protecteur, plutôt contre les brûlures que contre les chutes à haute vitesse.
• Investir dans de vrais casques intégraux avec intercom, car à 90 km/h, je ne pouvais déjà plus parler à ma passagère.
• Un top case avec dosseret, c’est pas mal pour la sécurité du passager. Ça permet aussi de stocker les casques quand on s’arrête. Mon support est limité à 7 kg, donc il n’est pas question de le charger à mort.
• Il faut absolument que je trouve un connecteur compatible avec la pompe à essence. Ces cosses à nu, ce n’est pas fiable.
• L’Himalayan est une moto moyenne partout. Elle n’est évidemment pas parfaite sur les pistes « extrêmes » ni sur les routes droites et dégagées où l’on aimerait qu’elle force moins à 90. Cependant, c’est un excellent compromis pour faire un peu de tout, et c’est bien pour cela qu’elle est plébiscitée pour le voyage.
Voilà pour mon retour concernant cette petite aventure. J’essaierai de vous mettre des photos plus tard quand j’aurai un réseau correct. Si certains d’entre vous veulent visiter Mada, c’est le paradis de la moto et on trouve des loueurs très sérieux.



Mais qui peut leur reprocher d'en profiter ? 