Messagepar JacquesD » 08 janv. 2011, 13:26
De Marco à propos des élus locaux :
"C'est à partir de député que ça se gâte... bref, c'est quand la "fonction" disparaît sous la notion de "carrière ad-vitam eternam" que l'homme politique commence à sentir mauvais. "
Je suis d'accord avec toi, à ceci près que je pense que l'homme politique commence (pour certains du moins) au niveau du conseiller général.
C'est effarant le nombre de petits titres et postes (rémunérés) qui peuvent azlors s'empiler les uns sur les autres (sans limitation) avec regroupements de communes de groupement de communes, tous ces postes sont très redondants, mais tout le monde botte en touche dès qu'on parle de limiter ces lieux où on pantoufle.
Dans le 47 en 1973 un secrétaire de mairie devenu conseiller général puis député a lancé un projet d’agrandissement de l’aéroport d’Agen qui est passé d’une piste de 600 m en herbe à 2000 m en béton avec toute l’infrastructure qui va avec. Ce truc était réalisé pour « Désenclaver Agen » qui se trouve entre deux aéroports internationaux situés à 125 km chacun. Il devait aussi servir à exporter les vaches de la race « Blonde de Gascogne » en Espagne (3 heures par la route ! . . .) et des fraises en Angleterre. Parfois dans les discutions je demandais aux partisans de l’aéroport s’il connaissaient le prix du kg de fret ! . . On me disait que je raisonnais comme un vieux con, que si l’aéroport ne servait pas de suite il servirait dans 10 ans.
Un des conseillers généraux était président de la commission d’aménagement de l’aéroport.
L’aéroport qui n’a jamais vraiment fonctionné par manque de trafic a eu les pires misère en donnant les lignes à des compagnies à la noix.
Aujourd’hui presque 38 ans plus tard le même conseiller général est toujours président de la même commission, l’aéroport continue d’agoniser et on vient d’apprendre que chaque billet Agen-Paris vendu, coûte 160 €uros de subventions diverses.
Le remplissage, partiel, des avions est assuré par les professions libérales, les membres de toutes les commissions, quelques députés et tout de même quelques patron pressés, car il y en a tout de même quelques uns.
Mais à Agen il n’y en a jamais eu beaucoup, même durant les trente glorieuses.
Heureusement que le député à l'origine du projet est passé à la trappe depuis longtemps, (il fallait bien que quelqu'un trinque), j'espère qu'il a eu le temps de comprendre qu'il s'est fait baiser par ses potes (le con).
JacquesD