Pi y'a une dizaine d'années la cinquantaine arrivée , c'est lancé en solo , des petites salles , des MJC comme on disait naguère.....le principal c'est d'être heureux , faire ce qu'on peux , faire ce qu'on veux......


Tonton a écrit :Pi y'a une dizaine d'années la cinquantaine arrivée , c'est lancé en solo , des petites salles , des MJC comme on disait naguère.....le principal c'est d'être heureux , faire ce qu'on peux , faire ce qu'on veux......

mimi.lulu a écrit :Tonton a écrit :Pi y'a une dizaine d'années la cinquantaine arrivée , c'est lancé en solo , des petites salles , des MJC comme on disait naguère.....le principal c'est d'être heureux , faire ce qu'on peux , faire ce qu'on veux......
Ben... sortant d'une famille de musiciens, je peux te garantir que les fins de mois sont très difficiles. C'est sûr que certains membres de ma famille sont très heureux, mais franchement quand je vois le montant de la retraite de mon frangin, je ne regrette pas d'avoir pris un chemin différent du sien.
Marco a écrit :C'est un peu comme en mécanique : les meilleurs sont ceux qui ont fait des études et qui pratiquent en vrai.
Ceux qui ont appris sur le tas sans formation technique peuvent être bons, mais uniquement sur la base de leur propre expérience et ils sont forcément limités quand ils sont face à un problème qu'ils ne connaissent pas.
Et ceux qui ont appris la théorie sans jamais pratiquer ne peuvent rien faire, comme certains ingénieurs.
Les meilleurs musiciens que je connaisse sont ceux qui maîtrisent la technique classique, donc le solfège et qui ont su en sortir pour jouer à l'oreille et qui savent improviser et jouer sur tout rien qu'en entendant une mélodie.
Par contre, entre ceux que je connais qui ne savent jouer qu'avec des partitions et ceux qui ne connaissent pas le solfège mais qui savent jouer à l'oreille, ce sont ces derniers les meilleurs.
Les premiers ne sont que des exécutants perdus dès qu'ils n'ont plus leur feuille écrite devant eux.
Je connais des gens qui ont fait tout le parcours classique en conservatoire, jusqu'au niveau d'excellence, qui ont gagné des concours, des prix de conservatoire et qui peuvent du premier coup jouer de leur instrument en suivant une partition qu'ils découvrent pour la première fois... bin parmi ceux-là, y'en a tu les mets dans une fête de mariage à la con pour improviser à l'oreille une chanson pour les mariés sur un air archi-connu, ils sont coincés ! Ils n'y arrivent pas parce qu'en fait, ils n'ont pas "d'oreille".
Pour moi, ceux-là ne sont pas des musiciens... juste des exécutants.
Bref, pour jouer de la musique, le plus important, c'est l'oreille.
Jackymoto a écrit :Ah, la musique, mes parents écoutaient du classique et ça m'a fait beaucoup de bien et
réaliser rapidement qu'il fallait VOIR et entendre les grands orchestres pour de vrai, pour ne rien louper.
J'ai fait deux ans de solfège et sans travailler, j'avais été reçu à l'entrée du conservatoire.
Je n'y ai jamais mis les pieds parce que je préférai aller rigoler les jeudi après midi chez mon vieux pote Maurice,
seule vrai réparateur de motos sur 3 départements(c'était vers 1967), se souvenir que la moto était complètement
morte en France, que les rares passionnés étaient de véritables phénomènes, et la rigolade était permanente
, rien à voir avec l'école ou il fallait fermer sa gueule en ayant l'air d'être sérieux. J'aurais dû aller au conservatoire
pour apprendre à jouer du saxophone: on ne m'avais même pas expliqué ce que c'était que ce bazar, et le nom ne
m'avait pas plus. J'ai appris plus tard que si tes parents n'étaient pas musiciens, si tu ne bossais pas comme un âne
tu étais viré du conservatoire au bout de la première année. Pas de regrets, j'ai économisé le prix d'un saxe
(bien plus coûteux que maintenant) à mes parents,et à 12 ans je savais démonter et remonter n'importe quel moteur
des années 50, Momo , fort justement, ne me laissant faire que le montage des roues et le ponçage sur les BMW que
nous rénovions. A 16 ans j'avais essayé de jouer du bugle (une grosse trompette) prêtée par un copain. Malheureusement
les pistons étaient vraiment pourraves, mais ça m'avait permis de voir que ce n'étais pas trés difficile à jouer.
Quand j'ai eu 18 ans, je me suis acheté un banjo guitare au son puissant, mais pour lequel le solfège
ne me servait pas à grand chose. Si la mi, mi la si pour le blues, je n'avais pas du tout les doigts pour ça, et ne progressais
qu'à l'arrache, vraiment rien pour moi. Je m'amusais par contre en accompagnant (pour rigoler) un copain trés bon musicien
de blues et de rock à l'harmonica diatonique. Puis l'année dernière au remballage j'achetais un euphonium (un petit tuba) Couesnon
(de la Rolls) pour 20 €euros au remballage de la brocante de Limoges. Il manquait un tube d'accord ce qui lui enlevait 95% de sa
valeur. C'est un bazar des années trente. En regardant la gueule que ça avait , j'ai coudé un morceaux de cuivre au sable, et soudé
le bazar à l'étain (pas de modification de l'accord possible, en le rentrant ou en le sortant). Après un bon débosselage et un polissage
des pistons, j'ai fais quelques essais en regardant sur internet, où étaient planquées les notes sur les pistons. Je ne savais plus lire
la musique (c'est pas compliqué, mais il faut lire quelques minute tous les jours). Mon voisin excellent trompettiste me montra ce
qu'il ne fallait pas faire avec un instrument à pistons (je lui avais fait une démonstration de ce que j'arrivai à sortir au bout de 3 jours).
L' euphonium est un bon instrument car une fois qu'on a compris le principe (trois ou quatre note pour chaque pistons) on gagne un temps
fou en jouant au flanc, à l'oreille. Dernier truc rigolo, un trombone à coulisse Yamaha acheté 5€ à un gars qui avait dû tomber dans
un escalier avec (1300€ neufs, hors de question que je foute un prix pareil dans un instrument qui ne risque de pas me plaire) .
Après découpage et manchonnage de la partie pliée de la coulisse, je trouve que ce bazar sans repères qui ne se joue qu'à l'oreille
relativement facile à jouer, même comme avec l' euphonium, il est plus facile de trouver les notes que de faire des sons propres...
Mon prochain projet, c'est soit de trouver un soubassophone d'occase accidenté, soit d'en rapporter un neuf d' Inde, car le prix de
ces gros machins avoisine les 6 à 10 000€ fabriqué chez nous et comme c'est juste pour me marrer... C'est pas à 67 ans que je vais
devenir un champion, bien qu'un vieux pote se soit mis au solfège puis à l' euphonium à 60 ans, car il en manquait un à la fanfare
municipale. Il est beaucoup plus sérieux que moi. Limoges a toujours eu un club de jazz traditionnel qui a fait venir les meilleurs
musiciens d' Amérique et je me suis régalé à de nombreux concerts. Le jazz moderne m'emmerde car je le trouve peu harmonieux,
et il devrait être appelé différemment, même s'il a de nombreux adeptes parmi les musiciens qui crèvent la faim avec car le
public est rare pour ça. Ah oui, à Limoges il y a un magasin-coopérative réservé aux instruments à vent dans laquelle travaillent
6 jeunes nanas par roulement. Elles ont un vrai atelier de réparation, qu'elle m'ont gentiment fait visiter et ne rechignent pas pour me
trouver des pièces pour mes nanards. Elles ont vraiment beaucoup d'outillage et savent s'en servir, on échange nos combines bien
qu' au début elles étaient un peu étonnées et amusées des merdes que j'arrivais à sauver (j'ai aussi bossé sur la trompette de mon voisin).
Il y a de jolis instruments d'occases qui traînent dans la vitrine et si je fais suffisamment de progrès, je me laisserais sûrement tenter.
Les trompettes sont courantes et bon marché, les tubas de petit volume c’est encore raisonable comme les trombones,
par contre dés qu'on attaque les gros monstres bien moins courants demandant beaucoup de travail et de métal à la fabrication, les prix
augmentent de façon exponentiel. Vu la taille, ils sont souvent accidentés.

Marco a écrit :.....Par contre, entre ceux que je connais qui ne savent jouer qu'avec des partitions et ceux qui ne connaissent pas le solfège mais qui savent jouer à l'oreille, ce sont ces derniers les meilleurs.
Les premiers ne sont que des exécutants perdus dès qu'ils n'ont plus leur feuille écrite devant eux...
).yvesmetz a écrit :Le Jacqui il écrit comme il parle...

fab le motard a écrit :
J ai pas vu de gitan jouer de la musique classique..
Mais quand on sait lire des partitions. On peut jouer tout type de musique.
L'avantage à l'écrit, c'est que t'as pas les postillons !
