Ces hypocrites du gouvernement se planquent maintenant derrière la décision du Conseil des tas, lesquel ne savait rien du CT l'année dernière, d'autant que pour eux, la moto et trois millions de pratiquants, ça n'existe pas.
C'est vraiment la démocratie à géométrie variable : quand la Cour des comptes dénonce des dérives de l'État, les politiciens passent outre, rien à battre, on continue les conneries... quand d'anciens présidents de la République se font rattraper par la justice, on les laisse multiplier les manœuvres dilatoires pour échapper aux sanctions... quand nos gouvernements dénoncent une guerre ici, ils continuent à en entretenir d'autres là-bas.
On nous interdit les vieux véhicules en ville pour sauver la planète, mais on continuer de prolonger l'usage des pesticides pourtant interdits et ainsi de suite.
Clément Beaune, le ministre des transports, n'est qu'un ministre baudruche. Il a retourné se veste (et ce n'est surement pas la première fois). Je ne sais pas comment c'est terminée la réunion de lundi dernier, mais si j'avais été à la place des gens de la FFMC qui l'ont rencontré, j'aurais claqué la porte en l'envoyant se faire voir.
À ce stade de l'hypocrisie, la discussion n'est plus possible. On doit cesser de parler à des gens qui se foutent de notre gueule à ce point !
Le gouvernement tente maintenant de minimiser ce futur CT, de le faire passer à la cool, mais c'est le piège : dès que les centres de CT seront validés pour un CT, même bidon, même minime, ça sera trop tard : les décrets seront rédigés, les arrêtés seront signés, les centres de CT s'équiperont (avec des aides de l'État) et ensuite, le CT se durcira d'année en année.
Si la FFMC avait bougé pendant la crise des Gilets-jaunes (c'était le moment ou jamais), on n'en serait peut-être pas là (ni sur le CT, ni sur les ZFE et ni sur le stationnement payant)... je dis bien "peut-être", mais fallait le tenter.
Bon, pour le moment, la FFMC continue à dire NON au CT, c'est toujours ça de pris. Surtout, ne rien lâcher !