Sortie de courbe je sentais un mouvement arrière de la moto, que je pensais dû à une Kris gesticulante, à peine le temps de c't'idée que gauche-droite, j'me tords, elle se tord du cul, glisse, la BSA, bouge pas, bouge pas, reste calme je crie à ma femme, que me v'là freiné de mes 90 à l'heure et projeté par l'animal côté opposé tout à gauche sur la chaussée qu'enfin je frappe fortement pour stopper l'action à quelques centimètres de la bordure .
Heureux qu'il n'y ait pas eu de véhicule déboulant en face où s'annonçait le prochain virage, heureux d'avoir maintenu coûte que coûte (instinct de survie) l'ensemble à la verticale, heureux de voir le camion dépassé quelques instants plus tôt s'arrêter, d'entendre le bip-bip de sa marche arrière, venir s'enquérir de notre situation .
Le pneu en vrac elle fut vite expliquée, le Yves bizarre, j'raconte pas la poussée d'adrénaline puis le relâchement global, enfin pu reprendre ses mots et accueillir la proposition de ce chauffeur-livreur, motocycliste à ses heures, de charger l'engin crevé pour nous trouver un coin ombragé et surtout moins dangereux pour que je puisse remplacer en cinq-sept la chambre découpée à la valve .
Kris,... tu vas voir comme ça devient dur à rentrer le talon quand approche la fin au démonte-pneu !
Moi,... tu vas voir comme c'est fastoche avec le mou mitas !
Avantage des tendres .
De ma vie, j'en ai bouffé des pneus, ce sera le douzième à l'arrière rien que pour cette moto, installés, démontés, réparés, mais des coups infâmes comme celui-ci, la dernière fois avec un 350 dans le contournement de Clamecy, ça ne s'oublie pas, c'est la dernière fois, y aura pas de troisième fois,.... alors good bye Mitas (qui t'envoie au tas,...saloperie) .
Rapha, la terreur !




