Tonton a écrit :fab le motard a écrit :et la société privée passe et avec sa caméro, scan toutes les plaques et sait automatiquement si tu as payé ou pas.
C'est bien foutue quand même ...

Mais çà c'est pour les très grandes villes ; je suppose que pour les petites villes , l'agent à pied à un terminal sur lui qui fait le même taf ...enfin pour nous faire casquer , y trouveront bien un moyen !

L'agent à pied de la petite ville, son terminal et le système d'exploitation qui va avec appartiennent aux mêmes sociétés de ratissage, comme Vinci-parcs ou ses concurrents du même acabit.
Et les prunes sont toutes traitées par l'ANTAI (agence nationale de traitement informatisé des infraction), à Rennes.
ANTAI, agence nationale, mais opérateurs privés... jusque dans les petites villes ou le fonctionnaire territorial, l'employé de mairie, l'ancien garde-champêtre, bosse en réalité pour les profits de ces sociétés privées tout en étant payé par la mairie, donc par le contribuable... le stationnement payant, c'est un jackpot qui marche à tous les coups et qui rapporte très très gros a des sociétés qui organisent tout pour les collectivités territoriales dont elles convoitent les marchés publics, en apportant leurs propres systèmes d'exploitation clefs en main !
Tout ce système d'amendes dématérialisées, de l'Etat au privé en revenant à l'Etat pour utiliser des agents publics et faire payer les gens a été rendu possible, au départ, par une modification du système judiciaire français survenue via la Loi Perben-2 (pour la sécurité intérieure, sous Sarkozy) qui a modifié une des pierres angulaires de notre système judiciaire concernant la présomption d'innocence (en gros, c'était avant à la police et à la justice d'apporter la preuve d'une infraction). Ce système a permis le déploiement des radars automatiques (et de l'amende automatique, donc de la verbalisation à distance, sans agent relevant l'infraction et la notifiant au contrevenant), système étendu ensuite à la régulation du stationnement et aujourd'hui à plein d'autres applications réglementaire (comme la réglementation de l'Etat d'urgence sanitaire) ou le contrôle des ZFE ou ce qui a failli être l'Ecotaxe pour les poids-lourds... et ainsi de suite.
Bien entendu, pour que tout ce bazar existe et soit voté par les parlementaires, la justification s'est faite au départ au nom de la "sécurité routière", "sauver des vies", gna-gna-gna... et ça marche pareil avec les questions sur le terrorisme et on se retrouve avec des systèmes de surveillance et de fichage qui en viennent jusqu'à contrôler tous les citoyens dans leurs moindres faits et gestes, avec un sytème d'amendes implacables et quasiment impossibles à contester, dans tous les domaines de la vie courante, bien loin des vraies questions de terrorisme, de limitation de la mortalité routière ou des atteintes à l'Environnement.
Et certains de ces systèmes numériques sont, par exemple, conçus et déployés par des grosses boîtes comme ATOS... qui embauchent dans leurs CA des anciens premiers ministres (comme Édouard Philippe), des hauts-fonctionnaires, les mêmes qui ont fait voter des lois sur les limitations de vitesses ou autres réglementations inspirées par des lobbyistes qui proposent des projets de loi et des amendements tous prêts aux parlementaires européens dans des instances institutionnelles parfois ensuite présidées par d'anciens ministres, comme Thierry Breton.
Et ce système fonctionne aussi dans les petits bleds. Les moyens sont tout trouvés !