Bon, j'avoue ce n'est pas un sujet très... folichon, ce serait plutôt malheureusement un sujet... d'actualité.
Mais comme sur cette vidéo on y parle d'une région qui m'est chère, le "Pays de Montbéliard", alors voilà :
Re: La chute des usines françaises.
Posté : 30 avr. 2026, 18:44
par l'Jean-Lou
l'Jean-Lou a écrit :Bon, j'avoue ce n'est pas un sujet très... folichon, ce serait plutôt malheureusement un sujet... d'actualité.
Mais comme sur cette vidéo on y parle d'une région qui m'est chère, le "Pays de Montbéliard", alors voilà :
"De 40 000 salariés à 5 500 : ce n'est pas l'histoire d'une fermeture. C'est l'histoire d'un effondrement silencieux — cinquante ans de décisions raisonnables qui, mises bout à bout, ont détruit l'une des plus grandes aventures industrielles de France. L'usine Peugeot de Sochaux fut pendant des décennies le plus grand site industriel de France toutes industries confondues. Ce documentaire raconte comment elle a vécu, dominé — et décliné. De la plaine marécageuse de Franche-Comté en 1912 jusqu'aux 39 000 salariés de 1979, Peugeot ne fabriquait pas seulement des voitures : il construisait des maisons, ouvrait des supermarchés, finançait un hôpital, un club de football, des colonies de vacances — toute une vie pour toute une région. Puis vinrent les premières fissures : le choc pétrolier de 1973, les grèves de la dignité des ouvriers immigrés, le 11 juin 1968 où deux hommes moururent devant les grilles sans qu'aucun procès ne suive jamais. Et enfin, la longue désagrégation : atelier après atelier, suppression après suppression, jusqu'à ce que Sochaux perde son titre de premier site industriel de France au profit d'Airbus Toulouse en 2013 — sans que personne n'organise de cérémonie pour marquer la fin. C'est l'histoire d'Emile, ouvrier qualifié qui a construit cet empire de ses mains pendant quarante et un ans. De Karim, arrivé d'Algérie en 1967, invité à repartir quand l'empire n'avait plus besoin de lui. De Sylvie, qui a grandi dans une maison Peugeot, mangé dans un supermarché Peugeot, et vécu pour voir tout disparaître."
Re: La chute des usines françaises.
Posté : 30 avr. 2026, 18:45
par van.alstine
Il y a une série d'articles dans le Monde sur "Comment la Chine a pigé l'Europe" (un peu racoleur ok) mais l'analyse de la démarche et le constat de la situation avec les perspectives ne pousse pas à l'optimisme.
Re: La chute des usines françaises.
Posté : 30 avr. 2026, 19:59
par Daniel78
Je n'ai pas encore visionné la vidéo de Jean-Lou. Je vais le faire ce soir.
On pourrait étendre la réflexion à la chute des usines européennes. Et concernant plus particulièrement l'industrie automobile, les constructeurs européens ont leur part de responsabilité. J'ai bien dit leur part, pas toute la responsabilité. Les politiques n'étant intéressés depuis des décennies que par la continuité de ce qui fonctionne, au moins jusqu'à la fin de leur mandat.
Les constructeurs ont raisonné à court terme et cherché le profit maximal en se croyant à l'épreuve de l'avenir grace une supposée supériorité historique. L'accès aux ressources, à l'énergie, pas leur sujet.
Résumé de l'histoire en 1h00.
Re: La chute des usines françaises.
Posté : 30 avr. 2026, 20:22
par halfamile
Ouais... Avec ma grand mère, on allait faire nos courses au Ravi, à champ-vallon, depuis le grand Bethoncourt. (par opposition au petit) le petit trolley où nous mettions nos courses était surnommé : "une 404", sans doute par ironie, car c'était la bagnole qu'on ne pouvait pas se payer. (encore t-il fallu que ma grand mère ait le permis) .
Les cars de la "peuge" allaient chercher les ouvriers dans tout le pays de Montbé, en 68 comme ça secouait un peu ma daronne nous avait expédié en Suisse chez des amis à elle, coup de bol on a survécu !
On avait la chance d'habiter une grande baraque avec un grand jardin, pas dans les "blocs" comme plein de copains d'école, on était une famille du pays, depuis des générations.
Franchement, aucune nostalgie de ce temps de mon enfance, ni du pays de Montbéliard. Je vis aujourd'hui de l'autre côté de la France, et retourner en pèlerinage là bas n'est pas dans mes projets.
Re: La chute des usines françaises.
Posté : 30 avr. 2026, 20:34
par Tonton
Tout çà c'est comme la dérive des continents , çà évolue et çà continuera , çà sert à rien de s'marteler la tête pour çà , à moins bien sur d'avoir des bons souvenirs sur ce qui n'est plus !
Re: La chute des usines françaises.
Posté : 30 avr. 2026, 20:42
par three wheels
Tonton a écrit :Tout çà c'est comme la dérive des continents , çà évolue et çà continuera , çà sert à rien de s'marteler la tête pour çà , à moins bien sur d'avoir des bons souvenirs sur ce qui n'est plus !
T'as raison Tonton, je sais plus qui a dit " y'a pas de bon vieux temps, y'a que des bons vieux cons " Jean Yanne ???
Re: La chute des usines françaises.
Posté : 30 avr. 2026, 21:06
par inascot
Salut Un autre déclin.
Re: La chute des usines françaises.
Posté : 30 avr. 2026, 22:21
par fab le motard
Vous avez une vision sentimentale, les capitalistes n'ont qu'une logique financière.
Le titre de ce sujet n'est pas bon. Les usines n'ont jamais été française, mais appartenaient a du privé qui se fout des frontières.
Les usines continuent, ailleurs ... c'est tout.
Re: La chute des usines françaises.
Posté : 30 avr. 2026, 23:11
par plouf
fab le motard a écrit :Vous avez une vision sentimentale, les capitalistes n'ont qu'une logique financière.
Pourquoi toujours que les capitalistes ?? Il n'y a aucune différence entre un capitaliste et un client
Re: La chute des usines françaises.
Posté : 01 mai 2026, 00:16
par van.alstine
plouf a écrit :
fab le motard a écrit :Vous avez une vision sentimentale, les capitalistes n'ont qu'une logique financière.
Pourquoi toujours que les capitalistes ?? Il n'y a aucune différence entre un capitaliste et un client
Il y a beaucoup de ça.
Dans les usines il y a des gens qui ont traîné des pieds et essayé toutes les martingales pour échapper au vrai travail, comme je l'ai déjà dit le patron n'est pas toujours un salaud et l'ouvrier un brave type. Un ami qui a bossé pour la Peug' et Alstom m'a décrit des trucs édifiants mais impossible à exposer sauf à être taxé de ...
Ensuite le client est aussi en partie responsable par son acte d'achat de ce qu'il va susciter. Si les délocalisations ont augmenté (en partie artificiellement) le pouvoir d'achat de beaucoup, elles ont aussi participé à la désindustrialisation, on ne peut pas acheter du Shein sur le net et se désoler qu'il n'y ait plus de fringues made in France ni de magasins en centre villes. La question va être du même ordre avec les autos et les motos chinoises.
On peut aussi incriminer des PDG choisis par les actionnaires pour être des "cost killer" et qui, in fine, après avoir embelli les résultats de la boîte, comme ça a été le cas assez souvent, partent avec des "golden parachutes" juste avant ... la chute ... mais ils ont fait ce qu'on leur avait demandé.
Les raisons sont multipliés, mais chacun ne retiendra souvent que celles qui correspondent à son prisme de lecture.
Re: La chute des usines françaises.
Posté : 01 mai 2026, 00:42
par Jano
Bein si. Mais la definition du capitzlisme est floue et peut-être adaptée suivant les sensibilités de chacun. Quand je suis client chez mon cordonnier, je paye son travail additionné de fournitures et des taxes. Je ne m’enrichie pas en revendant son travail et lui-même s’enrichie en vendant son propre travail. Dans ce cas, nous ne sommes ni lui, ni moi un capitaliste. Il devient capitaliste quand il revend des lacets produits (par exemple) en Chine. Encore davantage s’il les a acheté lorsque le cours du pétrole était bas et revendu à un orix majoré repercutant une onflation qu’il n’a pas subit lors de l’achat. (Vous pouvez me contredire en disant qu’il s’agit de spéculation) Alors dans ce cas je repondrais qu’un acheteur, client chez Ural en 1980 ou chez Traban (orthographe ? ) était il un capitaliste en achetant un objet à une entreprise publique ? Non puisque un des piliers du capitalisme repose sur la privatisation des moyens de production.
Re: La chute des usines françaises.
Posté : 01 mai 2026, 01:05
par van.alstine
Je ne voudrais pas défendre le capitalisme mais à la base le capital c'est du travail accumulé.
Et que le capitaliste est au départ quelqu'un qui cherche à gagner de l'argent, certes, mais qui engage son propre capital, ou qui vend des actions en bourse pour se financer et qui seront achetées par des gens cherchant à faire fructifier leur "épargne", ou qui contractera un prêt bancaire pour se financer mais qu'il devra rembourser avec intérêts. Et donc quelqu'un qui a pris des risques malgré tout.
Et il est indiscutable que les économies "étatiques" ont fait la preuve de leur .... incompétence.
On va objecter que l'on a beaucoup tendance à socialiser les pertes et à privatiser les bénéfices, mais qui, ou plutôt quel système public aurait mis de l'argent dans le développement des chemins de fer, sinon des acteurs privés ?
Il faut se garder de tout manichéisme, malgré les dérives actuelles du systeme. Mais on râle sur ce que coûte tel ou tel bien nécessaire tout en achetant le dernier I Phone ou en payant les abonnements à Canal, Disney, Netflix etc ... en les considérant comme indispensables.
Re: La chute des usines françaises.
Posté : 01 mai 2026, 04:06
par jbt
C'est assez savoureux de lire ces condamnations de la désindustrialisation sur un forum consacré à des motos importées d'Inde.
Re: La chute des usines françaises.
Posté : 01 mai 2026, 07:54
par skoncey
jbt a écrit :C'est assez savoureux de lire ces condamnations de la désindustrialisation sur un forum consacré à des motos importées d'Inde.