Marco a écrit :J'insiste là-dessus, dans la discussion présente au sujet d'un "club Royal-Enfield" : dans les années 90-2000, les Bullet étaient des motos "à part", perdues entre des mondes bien définis qui au mieux ne les reconnaissaient pas comme légitimes, au pire les rejetaient carrément. Le Fanakick leur a ouvert un espace, espace enrichi avec notre forum et l'activité de Trophy-motos. Tout cela constituait en quelque-sorte un triptyque informel où se retrouvaient les Bulletistes "fonte" qui allaient d'un espace à l'autre et pouvaient se trouver dans les trois en même temps : le forum, le Fanakick et Trophy-motos.
Je ne prétends nullement que les Bulletistes "fonte" des années 90-2000 aient été les "gardiens du temple", mais à ce moment-là, ils étaient les seuls à rouler en Enfield en France, avec en plus quelques collectionneurs de Royal-Enfield anglaises dont on retrouve les plus éminents représentants sur ce forum, également participants réguliers des éditions passées de la "Gelée Royale".
Ma première Royal a été une Enfield (à l'époque, Madras n'avait pas le droit au nom Royal Enfield qui n'était pas leur propriété), une 500 Bullet fonte 1991, une des première importée, et qui m'a fait quelques misères avant d'être fiabilisée, et je suis heureux que d'autres en aient aussi profité depuis que je m'en suis séparé, ou en profite encore.
Dès le début, je me suis inscrit au REOC France, puis au REC quand il a été créé, avec Serge G, Daniel P et d'autres. et je n'étais pas le seul en indienne et tous avons été accueillis cordialement.
Où Marco a raison c'est qu'elles n'étaient pas considérées comme de vrais anciennes, ce qui était toutefois une vérité.
Un jeune homme tout ridé qu'il soit ne peut prétendre à être un ancêtre.
Car on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, vouloir qu'une fonte de 1995 soit considérée comme une vieille et, en même temps, pouvoir aller en acheter une en magasin, avec garantie et SAV.
Je taquinais néanmoins les critiqueurs en les traitant de jaloux d'une marque qui produisait encore.
Mais bon, tout ça, c'est un peu dérisoire.
Pourquoi ai-je acheté une indienne à l'époque ?
Parce que je ne voulais pas une moto moderne, que beaucoup d'anciennes véritables commençaient à être chères, et parce que j'avais ainsi une moto de structure fondamentalement ancienne sans avoir toutes les difficultés de recherches de pièces, etc...
Et quelque part, je n'ai jamais regretté mon choix car ensuite j'ai pu basculer dans le monde merveilleux des Royal Enfield anglaises, lesquelles ne m'ont jamais laissé en rade.
"« Le gros mono : un générateur de bonne humeur à basse fréquence ». Guido Bettiol