LE RODAGE DE MEGGIE
Posté : 15 oct. 2025, 23:44
Bonsoir.
Dès prise de possession de ma kawasaki 230, version Meguro S1, j'ai évidemment souhaité procéder à son rodage au plus vite.
Pour ce faire, les consignes données par le guide d'utilisation (version papier : bien ) sont un peu bizarres car, là où cette petite machine dispose, à côté du compteur de vitesse, d'un très joli compte-tours, les préconisations, s’agissant des maximums à ne pas dépasser le sont en termes de vitesse suivant les rapports et non en termes de nombre de tours .
J'ai tenté, tout au début (2 kms à la livraison) de m'y tenir mais presqu'aussitôt ai pu constater que si on les respectait, le moteur faisait comprendre, par des cognements significatifs, que cela ne lui convenait absolument pas à raison d’un régime très insuffisant.
Donc : non respect des préconisations et rodage "à l'oreille" c'est à dire rien avant 3500 tours minimum.
Ceci étant, le moteur est bien vif et monte vite en régime en sorte qu'on peut roder tranquillou autour de 4000-5000 tours, la moto, à ce régime, commençant, sans aucun effort, à montrer toute la vivacité que lui procure, entre autres, son faible poids.
S'agissant de la maniabilité, elle est hors pair!
On a coutume de dire des motos très maniables que ce sont de "vrais vélos".
A la vérité, cette petite Meguro est en tous cas mieux de ce point de vue que mon VAE O2feel dont le cadre se tortille et la fourche a la tremblotte...
C'est vraiment déroutant, après avoir fait rouler la Kawa, de repasser ensuite au guidon de la classic 500 qui, pourtant , n'est pas mauvaise à cet égard mais encore plus à celui de la Triumph speed-twin 900 dont je trouve, par comparaison,le comportement feignant et lourdingue (j'aimais beaucoup mieux la V7 sur ce point).
Question performances, étant entendu qu'il ne faut rechercher ni les départs sur la roue arrière au passage du feu vert, ni les coups de pied au cul dans les montées par vent contraire, et bien, cette petite 230 cc s'en tire plutôt très honorablement pour sa cylindrée et sa puissance.
Elle monte relativement vite tant dans les tours qu'en vélocité et ce plus rapidement que le 500 cc longue course de la classic.
Sa vitesse de croisière "tranquille" et sans effort s'établit aux alentours de 100 kms/h et est ainsi légèrement supérieure à celle de la classic 500 pour une cylindrée pourtant plus de deux fois inférieure.
Je ne me souviens plus trop de mon ex classic 350 mais j'ai l'impression à cet égard que sa vitesse de croisière agréable était assez similaire à celle de la Meguro.
Question sensations et son, il ne faut pas se mentir, on n'est clairement pas dans le même registre ...
Le moteur carré de la Kawa ne distille ni les sensations ni la belle musique du mono longue course.
Pas de "good vibrations", pas de "poum-poum" !
En fait, très peu de vibrations et un son disons ... au choix : soit de casserole, soit de crécelle, soit de tondeuse à gazon. Ceci étant, on entend bien les 4 temps du monocylindre ce qui est déjà ça.
Mais là où la Meguro fait toute la différence et prend, pour moi, un considérable avantage, c'est en matière de poids : 143 kgs et à raison de sa faible hauteur de selle : 74 cms.
Je conçois facilement qu'une petite moto toute légère comme celle-ci puisse ne pas trop convenir à des grands gabarits (tel celui de l'ami Hiero par exemple) mais pour une morphologie comme la mienne et pour l'âge que j'ai, c'est parfait.
En fait, les bénéfices du gain de poids sont nombreux et difficilesà décrire car, outre la maniabilité en marche, il y a la maniabilité à l'arrêt (on la déplace comme si de rien était), il y a aussi le sentiment rassurant qu'on peut la rattrapper sans difficulté "en cas de coup dur", la possibilité de maintenir la moto entre ses jambes sans actionner de frein et/ou faire patiner l'embrayage lors d'un arrêt en côte, tout ceci étant encore facilité par l'étroitesse des pneus qui présentent en outre l'avantage de permettre de s'aventurer sans aucun problème sur les chemins non enrobés.
Le pied quoi !
Et pourtant : très peu de plastique ( hormis le phare) les gardes-boue, notamment, étant en bon gros métal.
En résumé, et même si les sensations sont un peu absentes, je suis tombé sous le charme de cette petite moto, de son agilité et de sa facilité.
Et ce, d'autant plus qu'elle est très simple : aucune complication électronique et pas
d'indications inutiles : compteur vitesses, compte-tours, odomètre, heure, trip 1. C'est tout mais suffisant.
Je suis persuadé que cette machine supporterait parfaitement d'être lancée sur des trajets au long cours en n'étant pas limitée aux courses en ville ou au bourg d'à côté comme le suggèrent les journalistes "spécialisés" dont la propension à systématiquement classifier les motos en catégories non compatibles est surprenante. (reprenant ainsi sans réflexion les catégories définies par les constructeurs)
Beaucoup ont traversé la France voire l'Europe et sont même allés beaucoup plus loin en petites 125 de route. Pourquoi une 230 ne serait-elle pas capable de le faire ?
C'est pourquoi, en prévision de longs voyages à étapes, j'ai commencé à équiper ma moto : un porte-paquets et des sacoches (système Sw.Motech, gamme Legend Gear : belle qualité) car j'ai hâte de la mener vers d'autres cieux même si, comme le montreront les photos, son environnement résidentiel n'a rien qui puisse être qualifié de particulièrement repoussant.
Bon, d'ici là, il faudra quand même que je m'occupe un peu de la selle qui est … comment dire ... un peu dure ...
Il semble que la selle de la version "normale" de la W230 soit un peu plus épaisse. Meilleur confort ? Pas sûr.
Chose curieuse, ce que je n'avais jamais fait pour aucun de mes nombreux véhicules 2 ou 4 roues, j’ai souhaité donner un "petit" nom à cette "petite" moto.
Meguro, Meguro, un diminutif lui irait bien, comme Meggie par exemple.
J'ai découvert sur internet que Meggie était un prénom censé (où ?) inspirer une image de légèreté et de plaisir.
Parfait car tout à fait adapté, ce sera donc Meggie.
Au cours de son rodage elle m'a conduit, à proximité de chez moi, dans divers coins que j'aime bien.
J'y ai pris beaucoup de photos (trop sans doute mais l'éditing est un art difficile)
Je vous présenterai une sélection dans un prochain message la vedette en étant légitimement cette petite machine que certains ont pu comparer à une grosse 125 ce qui est vrai question agilité et facilité alors que pour moi, pour tout le reste, ce serait plutôt une petite 350.
A suivre donc pour les photos ...
Dès prise de possession de ma kawasaki 230, version Meguro S1, j'ai évidemment souhaité procéder à son rodage au plus vite.
Pour ce faire, les consignes données par le guide d'utilisation (version papier : bien ) sont un peu bizarres car, là où cette petite machine dispose, à côté du compteur de vitesse, d'un très joli compte-tours, les préconisations, s’agissant des maximums à ne pas dépasser le sont en termes de vitesse suivant les rapports et non en termes de nombre de tours .
J'ai tenté, tout au début (2 kms à la livraison) de m'y tenir mais presqu'aussitôt ai pu constater que si on les respectait, le moteur faisait comprendre, par des cognements significatifs, que cela ne lui convenait absolument pas à raison d’un régime très insuffisant.
Donc : non respect des préconisations et rodage "à l'oreille" c'est à dire rien avant 3500 tours minimum.
Ceci étant, le moteur est bien vif et monte vite en régime en sorte qu'on peut roder tranquillou autour de 4000-5000 tours, la moto, à ce régime, commençant, sans aucun effort, à montrer toute la vivacité que lui procure, entre autres, son faible poids.
S'agissant de la maniabilité, elle est hors pair!
On a coutume de dire des motos très maniables que ce sont de "vrais vélos".
A la vérité, cette petite Meguro est en tous cas mieux de ce point de vue que mon VAE O2feel dont le cadre se tortille et la fourche a la tremblotte...
C'est vraiment déroutant, après avoir fait rouler la Kawa, de repasser ensuite au guidon de la classic 500 qui, pourtant , n'est pas mauvaise à cet égard mais encore plus à celui de la Triumph speed-twin 900 dont je trouve, par comparaison,le comportement feignant et lourdingue (j'aimais beaucoup mieux la V7 sur ce point).
Question performances, étant entendu qu'il ne faut rechercher ni les départs sur la roue arrière au passage du feu vert, ni les coups de pied au cul dans les montées par vent contraire, et bien, cette petite 230 cc s'en tire plutôt très honorablement pour sa cylindrée et sa puissance.
Elle monte relativement vite tant dans les tours qu'en vélocité et ce plus rapidement que le 500 cc longue course de la classic.
Sa vitesse de croisière "tranquille" et sans effort s'établit aux alentours de 100 kms/h et est ainsi légèrement supérieure à celle de la classic 500 pour une cylindrée pourtant plus de deux fois inférieure.
Je ne me souviens plus trop de mon ex classic 350 mais j'ai l'impression à cet égard que sa vitesse de croisière agréable était assez similaire à celle de la Meguro.
Question sensations et son, il ne faut pas se mentir, on n'est clairement pas dans le même registre ...
Le moteur carré de la Kawa ne distille ni les sensations ni la belle musique du mono longue course.
Pas de "good vibrations", pas de "poum-poum" !
En fait, très peu de vibrations et un son disons ... au choix : soit de casserole, soit de crécelle, soit de tondeuse à gazon. Ceci étant, on entend bien les 4 temps du monocylindre ce qui est déjà ça.
Mais là où la Meguro fait toute la différence et prend, pour moi, un considérable avantage, c'est en matière de poids : 143 kgs et à raison de sa faible hauteur de selle : 74 cms.
Je conçois facilement qu'une petite moto toute légère comme celle-ci puisse ne pas trop convenir à des grands gabarits (tel celui de l'ami Hiero par exemple) mais pour une morphologie comme la mienne et pour l'âge que j'ai, c'est parfait.
En fait, les bénéfices du gain de poids sont nombreux et difficilesà décrire car, outre la maniabilité en marche, il y a la maniabilité à l'arrêt (on la déplace comme si de rien était), il y a aussi le sentiment rassurant qu'on peut la rattrapper sans difficulté "en cas de coup dur", la possibilité de maintenir la moto entre ses jambes sans actionner de frein et/ou faire patiner l'embrayage lors d'un arrêt en côte, tout ceci étant encore facilité par l'étroitesse des pneus qui présentent en outre l'avantage de permettre de s'aventurer sans aucun problème sur les chemins non enrobés.
Le pied quoi !
Et pourtant : très peu de plastique ( hormis le phare) les gardes-boue, notamment, étant en bon gros métal.
En résumé, et même si les sensations sont un peu absentes, je suis tombé sous le charme de cette petite moto, de son agilité et de sa facilité.
Et ce, d'autant plus qu'elle est très simple : aucune complication électronique et pas
d'indications inutiles : compteur vitesses, compte-tours, odomètre, heure, trip 1. C'est tout mais suffisant.
Je suis persuadé que cette machine supporterait parfaitement d'être lancée sur des trajets au long cours en n'étant pas limitée aux courses en ville ou au bourg d'à côté comme le suggèrent les journalistes "spécialisés" dont la propension à systématiquement classifier les motos en catégories non compatibles est surprenante. (reprenant ainsi sans réflexion les catégories définies par les constructeurs)
Beaucoup ont traversé la France voire l'Europe et sont même allés beaucoup plus loin en petites 125 de route. Pourquoi une 230 ne serait-elle pas capable de le faire ?
C'est pourquoi, en prévision de longs voyages à étapes, j'ai commencé à équiper ma moto : un porte-paquets et des sacoches (système Sw.Motech, gamme Legend Gear : belle qualité) car j'ai hâte de la mener vers d'autres cieux même si, comme le montreront les photos, son environnement résidentiel n'a rien qui puisse être qualifié de particulièrement repoussant.
Bon, d'ici là, il faudra quand même que je m'occupe un peu de la selle qui est … comment dire ... un peu dure ...
Il semble que la selle de la version "normale" de la W230 soit un peu plus épaisse. Meilleur confort ? Pas sûr.
Chose curieuse, ce que je n'avais jamais fait pour aucun de mes nombreux véhicules 2 ou 4 roues, j’ai souhaité donner un "petit" nom à cette "petite" moto.
Meguro, Meguro, un diminutif lui irait bien, comme Meggie par exemple.
J'ai découvert sur internet que Meggie était un prénom censé (où ?) inspirer une image de légèreté et de plaisir.
Parfait car tout à fait adapté, ce sera donc Meggie.
Au cours de son rodage elle m'a conduit, à proximité de chez moi, dans divers coins que j'aime bien.
J'y ai pris beaucoup de photos (trop sans doute mais l'éditing est un art difficile)
Je vous présenterai une sélection dans un prochain message la vedette en étant légitimement cette petite machine que certains ont pu comparer à une grosse 125 ce qui est vrai question agilité et facilité alors que pour moi, pour tout le reste, ce serait plutôt une petite 350.
A suivre donc pour les photos ...




