Un jeune padawan en kiff total sur une Meteor 350
Posté : 31 juil. 2026, 23:19
Voilà le bestiau :
Mais évidemment, vous connaissez.
Ce que j'avais envie de partager, c'est surtout les premières sensations au guidon de cet engin surprenant. Attention, v'là le pavé. Parce que pour ça, il faut d'abord que je vous raconte un peu mon rapport à la moto.
Dans mon jeune temps, comme disent les vieux, j'ai eu une Honda VFR 750. C'était chouette. C'était un sport GT, ça poussait bien, c'était bien caréné, une moto fiable avec laquelle j'ai fait des beaux voyages.
Puis j'ai arrêté la moto pendant 15 ans, le temps de fonder une famille dans un contexte qui ne me permettait pas de reposer mon cul sur une selle.
Il y a un peu plus de 3 ans, j'ai eu l'opportunité de reprendre la moto sur une Honda NC 750 S. C'était chouette aussi. Je dirais même que c'était parfait : confortable, avec un super coffre à la place du réservoir, suffisamment puissante pour manger des kilomètres sur l'autoroute mais suffisamment maniable pour la ville, ça consommait à peine plus que la Meteor (si, si, je vous promets), une mécanique impeccable et l'impression d'être sur un rail même sur les routes défoncées.
C'était chouette, mais c'était... chiant. Ca me déplaçait d'un point A à un point B sans beaucoup d'émotion. Elle faisait le taf, et le faisait très bien. Un bon utilitaire, en somme. C'est pratique, mais ça ne fait pas rêver.
Mais ce n'est même pas ça qui m'a fait changer de moto. J'ai changé parce qu'elle ne correspondait finalement pas à mon usage réel. Moi je rêvais de road trip et de longs voyages comme avec ma VFR, mais ma réalité de fin de quarantaine, disons-le franchement, c'est les allers-retours au boulot ponctués de petites balades de deux heures dans les montagnes de temps en temps.
C'est donc comme ça que j'ai atterri le cul sur une petite Royal Enfield. Je rêvais de la Classic : je les trouve trop belles ! J'ai essayé la Classic 500, au premier dos d'âne j'ai littéralement décollé du siège. Ca m'a fait rigoler un bon moment mais j'ai compris que ça ne le ferait pas : le contraste était trop grand avec ma Honda. Je suis comme le renard du Petit Prince, il faut m'apprivoiser doucement. Chaque chose en son temps.
Alors j'ai essayé la 350, et j'ai aimé.
Bien décidé à en acheter une, j'ai commencé à écumer toutes les vidéos Youtube qui en parlaient, pour passer le temps en attendant de vendre ma Honda. C'est comme ça que je suis tombé sur un gars qui comparait la Classic et la Meteor (il possédait les deux, le veinard !). C'était marrant : il a littéralement passé son temps à vanter les mérites de la Classic... pour dire, tout à la fin : "Si je ne devais n'en garder qu'une... ah ! Ce serait la Meteor : dès que je m'assois dessus, elle me rend heureux. Si vous hésitez entre les deux, vous devriez l'essayer. Ca ne s'explique pas."
Oh ! Le fourbe ! Ca m'a travaillé, cette histoire.
J'ai suivi son conseil.
J'aurais pas dû
Ca a été un kiff total. J'ai tout de suite adoré la position de conduite.
C'était terrible, horribeul même, parce que j'avais un vrai coup de cœur esthétique pour la Classic. Encore maintenant, je me dis qu'un de ces jours... peut-être... sait-on jamais... bref, j'ai hésité mille fois, je me suis posé trois mille questions, j'ai pesé le pour et le contre, mais plus ça allait plus je me projetais sur la Meteor. J'ai finalement compensé ce que je voyais comme une perte esthétique en cherchant celle qui me plaisait le plus, et je l'ai trouvée : la Supernova rouge et noire.
Ca fait une semaine tout pile que je l'ai dans mon garage. Je ne sais pas avec quels yeux j'aurais regardé une Classic si elle était arrivée jusqu'ici, mais je dois dire que je la trouve superbe, ma petite Meteor.
Et maintenant, voici ce que j'ai découvert par rapport à mes Honda : sur la Meteor, ce qui me plait, c'est... la moto. Je veux dire : la moto pour elle-même.
Et ça, franchement, je ne m'y attendais vraiment pas. En tout cas pas à ce point là.
Je comprends pourquoi beaucoup n'en ont rien à cirer des performances avec cet engin.
Tout est chouette, là-dessus. Le son de l'échappement, le "poum-poum" du piston dans le monocylindre, le tic-tic-tic du moteur qui refroidit quand on s'arrête, l'odeur qu'elle dégage et qui parfume le garage, son moteur à portée de main et sa mécanique qui semble accessible au point de te donner envie de t'y mettre, cette espèce de revival des années 1980 qu'elle procure avec tout ça, bref : dans l'esprit, c'est à peu près tout l'inverse des Honda que j'ai eues.
Alors c'est vrai que je ne double pas aussi facilement qu'avec ma 750 (surtout le VFR, diantre !) mais... voilà encore l'étonnement : je n'ai pas envie de doubler. En général, je suis très bien derrière. Parce que mon plaisir n'est pas là. Il est dans le simple fait d'être assis sur mon fier destrier. Je dirais même mieux : Pourquoi doubler ? On n'est pas bien, là, le nez au vent ?
Bref, voilà donc la présentation de ma petite Meteor, que j'aime déjà d'amour. Je ne m'attendais absolument pas à ça, franchement. Je me suis longtemps demandé si je n'étais pas un peu couillon de passer d'une 750 à une 350.
La réponse, c'est que ce n'est pas la bonne question. Cette petite bécane répond à mes besoins, et j'ai la banane dès que je monte dessus : What else ? comme dirait l'autre.
Je suis en tout cas ravi d'avoir rejoint la marque, et l'état d'esprit que je perçois sur ce forum me semble tout à fait aller de paire avec ce que je commence à comprendre de cette moto.
Si c'est bien le cas, je me prépare quelques chouettes années sur cette selle, et parmi vous.
A la vôtre !
Mais évidemment, vous connaissez.
Ce que j'avais envie de partager, c'est surtout les premières sensations au guidon de cet engin surprenant. Attention, v'là le pavé. Parce que pour ça, il faut d'abord que je vous raconte un peu mon rapport à la moto.
Dans mon jeune temps, comme disent les vieux, j'ai eu une Honda VFR 750. C'était chouette. C'était un sport GT, ça poussait bien, c'était bien caréné, une moto fiable avec laquelle j'ai fait des beaux voyages.
Puis j'ai arrêté la moto pendant 15 ans, le temps de fonder une famille dans un contexte qui ne me permettait pas de reposer mon cul sur une selle.
Il y a un peu plus de 3 ans, j'ai eu l'opportunité de reprendre la moto sur une Honda NC 750 S. C'était chouette aussi. Je dirais même que c'était parfait : confortable, avec un super coffre à la place du réservoir, suffisamment puissante pour manger des kilomètres sur l'autoroute mais suffisamment maniable pour la ville, ça consommait à peine plus que la Meteor (si, si, je vous promets), une mécanique impeccable et l'impression d'être sur un rail même sur les routes défoncées.
C'était chouette, mais c'était... chiant. Ca me déplaçait d'un point A à un point B sans beaucoup d'émotion. Elle faisait le taf, et le faisait très bien. Un bon utilitaire, en somme. C'est pratique, mais ça ne fait pas rêver.
Mais ce n'est même pas ça qui m'a fait changer de moto. J'ai changé parce qu'elle ne correspondait finalement pas à mon usage réel. Moi je rêvais de road trip et de longs voyages comme avec ma VFR, mais ma réalité de fin de quarantaine, disons-le franchement, c'est les allers-retours au boulot ponctués de petites balades de deux heures dans les montagnes de temps en temps.
C'est donc comme ça que j'ai atterri le cul sur une petite Royal Enfield. Je rêvais de la Classic : je les trouve trop belles ! J'ai essayé la Classic 500, au premier dos d'âne j'ai littéralement décollé du siège. Ca m'a fait rigoler un bon moment mais j'ai compris que ça ne le ferait pas : le contraste était trop grand avec ma Honda. Je suis comme le renard du Petit Prince, il faut m'apprivoiser doucement. Chaque chose en son temps.
Alors j'ai essayé la 350, et j'ai aimé.
Bien décidé à en acheter une, j'ai commencé à écumer toutes les vidéos Youtube qui en parlaient, pour passer le temps en attendant de vendre ma Honda. C'est comme ça que je suis tombé sur un gars qui comparait la Classic et la Meteor (il possédait les deux, le veinard !). C'était marrant : il a littéralement passé son temps à vanter les mérites de la Classic... pour dire, tout à la fin : "Si je ne devais n'en garder qu'une... ah ! Ce serait la Meteor : dès que je m'assois dessus, elle me rend heureux. Si vous hésitez entre les deux, vous devriez l'essayer. Ca ne s'explique pas."
Oh ! Le fourbe ! Ca m'a travaillé, cette histoire.
J'ai suivi son conseil.
J'aurais pas dû
Ca a été un kiff total. J'ai tout de suite adoré la position de conduite.
C'était terrible, horribeul même, parce que j'avais un vrai coup de cœur esthétique pour la Classic. Encore maintenant, je me dis qu'un de ces jours... peut-être... sait-on jamais... bref, j'ai hésité mille fois, je me suis posé trois mille questions, j'ai pesé le pour et le contre, mais plus ça allait plus je me projetais sur la Meteor. J'ai finalement compensé ce que je voyais comme une perte esthétique en cherchant celle qui me plaisait le plus, et je l'ai trouvée : la Supernova rouge et noire.
Ca fait une semaine tout pile que je l'ai dans mon garage. Je ne sais pas avec quels yeux j'aurais regardé une Classic si elle était arrivée jusqu'ici, mais je dois dire que je la trouve superbe, ma petite Meteor.
Et maintenant, voici ce que j'ai découvert par rapport à mes Honda : sur la Meteor, ce qui me plait, c'est... la moto. Je veux dire : la moto pour elle-même.
Et ça, franchement, je ne m'y attendais vraiment pas. En tout cas pas à ce point là.
Je comprends pourquoi beaucoup n'en ont rien à cirer des performances avec cet engin.
Tout est chouette, là-dessus. Le son de l'échappement, le "poum-poum" du piston dans le monocylindre, le tic-tic-tic du moteur qui refroidit quand on s'arrête, l'odeur qu'elle dégage et qui parfume le garage, son moteur à portée de main et sa mécanique qui semble accessible au point de te donner envie de t'y mettre, cette espèce de revival des années 1980 qu'elle procure avec tout ça, bref : dans l'esprit, c'est à peu près tout l'inverse des Honda que j'ai eues.
Alors c'est vrai que je ne double pas aussi facilement qu'avec ma 750 (surtout le VFR, diantre !) mais... voilà encore l'étonnement : je n'ai pas envie de doubler. En général, je suis très bien derrière. Parce que mon plaisir n'est pas là. Il est dans le simple fait d'être assis sur mon fier destrier. Je dirais même mieux : Pourquoi doubler ? On n'est pas bien, là, le nez au vent ?
Bref, voilà donc la présentation de ma petite Meteor, que j'aime déjà d'amour. Je ne m'attendais absolument pas à ça, franchement. Je me suis longtemps demandé si je n'étais pas un peu couillon de passer d'une 750 à une 350.
La réponse, c'est que ce n'est pas la bonne question. Cette petite bécane répond à mes besoins, et j'ai la banane dès que je monte dessus : What else ? comme dirait l'autre.
Je suis en tout cas ravi d'avoir rejoint la marque, et l'état d'esprit que je perçois sur ce forum me semble tout à fait aller de paire avec ce que je commence à comprendre de cette moto.
Si c'est bien le cas, je me prépare quelques chouettes années sur cette selle, et parmi vous.
A la vôtre !





)
je préfère mon bullet