jbt a écrit :Jano a écrit :
D'où ma remarque ci dessus sur le féminisme dans une société patriarcale.
Tes deux blagues opposées auraient elles eu le même écho dans un autre environnement qu'un internat de lycée ?
Je n'en sais rien. L'absence de preuve n'est pas une preuve d'absence.
L'expérimentation menée a permis de rejeter l'hypothèse d'un effet de stéréotype, c'est tout. L'échantillon était assez grand pour qu'un effet eût été mesurable, mais il n'était pas représentatif de la population, en effet.
Jano a écrit :
Je pense que l'humour est le reflet d'une société et traine avec lui les stéréotypes, les codes et les valeurs imposées par les dominants et/ou par la majorité.
Peux tu en dire plus là dessus ?
Pas forcément le reflet d'une société. Il y a plusieurs types d'humour, qui varient peu en fonction de la position sociale mais sont beaucoup plus déterminés par, d'une part, le contexte (tu ne racontes pas de blague nécrophile à un enterrement, par exemple, même si elle est super drôle) et d'autre part par les valeurs préexistantes chez chaque individu.
C'est par contre un assez bon marqueur de l'ouverture d'esprit d'être capable d'auto dérision (alors qu'avoir une Enfield, c'est de la moto dérision).
C'est à peu près tout ce qu'on peut en dire pour l'instant...
Pourquoi rigole -t'on à une blague? Est-ce parce qu'on valide son contenu, ou parce qu'on apprécie le mécanisme, la façon de la mettre en scène?
Bergson proposait que le rire était la réponse à tout ce qui menaçait l'ordre social: un type qui glisse sur une peau de banane et tombe fait rigoler parce que cet incident est un trouble à la marche "mécanique" du monde. Un honnête homme ne tombe pas, il marche.
L'éthologie tendrait à confirmer que, chez les primates, l'équivalent du rire dans les expressions faciales et vocales de certaines espèces apparaîtraient lorsqu'il y a un comportement déviant ou menaçant à l'égard de la tradition du groupe...
Ca reste à creuser tout ça!
Parfaitement

) semblent s’offusquer pour un rien et ne ratent aucune occasion de saisir leur clavier pour le clamer haut et fort. Ultra réactifs, ils usent de leur voix sur les réseaux sociaux pour s’attaquer aux discours qu’ils considèrent comme sexistes, racistes, spécistes...










