
Charlie Hebdo
-
le riri
- Messages : 46
- Enregistré le : 18 nov. 2014, 18:16
- Modèle de votre autre moto : bmw r12
- Localisation : quelque part dans le monde mais dans le puy de dom
Re: Charlie Hebdo
euhhhhhhhhhhhh et si on attendais encore un peu, je ne sais pas, moi, jusqu'à demain matin, pour recommencer à polémiquer..............quelques heures encore d'unité, ça devrait pouvoir se faire, non ? 

-
bart
- Membre RA 2024
- Messages : 1328
- Enregistré le : 17 oct. 2006, 07:10
- Votre moto : 500 Electra X
- Prénom : patrice
- Localisation : Occitanie
- Localisation : Montamel Lot
- Contact :
Re: Charlie Hebdo
druid a écrit :Z'avez bien fait de vouloir le garder, c'ui là !...
Sa prose nous ravit chaque jour
Oui bientôt il se retrouvera dans la vitrine d'un musée avec une étiquette "humanus vulgaris" .
On y amènera nos petits enfants pour leur faire peur.
-
Slow Philou
- Le moteur tourne bien
- Messages : 559
- Enregistré le : 17 juin 2006, 22:09
- Votre moto : 500 EFI Bullet Standard
- Modèle de votre autre moto : Yamaha MT-07 abs
- Localisation : Compiègne (Oise), en France
- Localisation : Compiègne ( Oise - France )
Re: Charlie Hebdo
Je ne suis pas Charlie: même s'il m'arrivait de l'acheter quand le dessin de sa une me faisait écrouler de rire, me rappelant mai 68 que j'ai vécu et bien, je n'avais plus d’admiration pour un journal, symbole d’une époque révolue aux transgressions parfois inouïes, qui a fini par devenir un organe de presse mondain et boboïsant, quoi que d’authentiques talents n’aient pas manqué (Cabu restera un bon dessinateur et Bernard Marris avait des analyses intéressantes matière économique): Dieu seul jugera !
Je ne suis pas Charlie, car son anticléricalisme grossier, loin de participer à une quelconque insurrection de la conscience, ne faisait que donner de l’eau au moulin du conformisme le plus plat qui ne prend plus de risques. L’anticléricalisme, aujourd’hui, c’est un peu comme l’antisémitisme sans juifs; on utilise ainsi une poupée gonflable qui ne fera peur à personne. Qui transgresse sans peine n’a pas grand-chose à revendiquer…
Je ne suis pas Charlie, car sa provocation pouvait aussi parfois sonner comme une sorte de sauve-qui-peut pour un journal subissant des difficultés financières. Loin de dénoncer la société marchande et du marketing, Charlie Hebdo s’y coulait par réflexe de survie…
[b]Mais…[/b]
En persistant dans sa volonté de ne pas se taire dans ses critiques de l’Islam, Charlie Hebdo empruntait une voie périlleuse qui a fini par lui coûter. Charlie a préféré continuer. On imagine les pressions, les recommandations, les avertissements polis et feutrés, les prises de distance pour demander à Charlie faire profil bas… Il n’en a rien été.
Mais si Charlie avait obtempéré, c’est bien son ADN transgressif – ou ce qui lui en restait, car il a été largement atténué… – qui aurait été radicalement renié.
Charlie Hebdo n’a pas voulu rejoindre la cohorte du conformisme, sous peine de se heurter à une contradiction intime. Il fallait bien rester logique. Charlie a alors suivi, depuis 2006, une démarche que beaucoup, à droite comme à gauche, évitaient. Si Charlie n’avait pas critiqué l’Islam, les mêmes qui haussent les épaules face à la tragédie subie auraient dénoncé la lâcheté et la partialité du journal… Il en est allé différemment: tout en critiquant les curés, Charlie a continué à rire de l’Islam, du Coran et du prophète… Mais aller jusqu’au bout de sa démarche c’est toujours, à un moment ou un autre, se heurter à des conséquences imprévues, voire violentes. Le dessinateur Wolinski l’avait, semble-t-il, pressenti.
Charlie Hebdo a rencontré brutalement les contradictions des sociétés molles et consensuelles qui, niant tout danger,finissent par mieux se heurter à sa réalité.
Ce n’est pas un hasard que l’attentat ait touché, dans un quartier plutôt acquis au principe du multiculturalisme, un journal qui prisait peu les discours sur les civilisations, préférant les mettre dos à dos. Le seul hic est que Charlie a rencontré des hommes pour qui, manifestement, la séparation du bon grain et de l’ivraie doit être faite avant le Grand jugement, oubliant qu’il n’appartient qu’à Dieu, dont le Royaume n’est pas de ce monde… Charlie fait partie d’une société, certes sécularisée, qui a été marquée par la charité et la compassion, par une vague idée qu’il vaut mieux convertir le pécheur que souhaiter sa mort.
Cette société n’était visiblement pas celle que prisaient les terroristes.
Je ne suis pas Charlie, car son anticléricalisme grossier, loin de participer à une quelconque insurrection de la conscience, ne faisait que donner de l’eau au moulin du conformisme le plus plat qui ne prend plus de risques. L’anticléricalisme, aujourd’hui, c’est un peu comme l’antisémitisme sans juifs; on utilise ainsi une poupée gonflable qui ne fera peur à personne. Qui transgresse sans peine n’a pas grand-chose à revendiquer…
Je ne suis pas Charlie, car sa provocation pouvait aussi parfois sonner comme une sorte de sauve-qui-peut pour un journal subissant des difficultés financières. Loin de dénoncer la société marchande et du marketing, Charlie Hebdo s’y coulait par réflexe de survie…
[b]Mais…[/b]
En persistant dans sa volonté de ne pas se taire dans ses critiques de l’Islam, Charlie Hebdo empruntait une voie périlleuse qui a fini par lui coûter. Charlie a préféré continuer. On imagine les pressions, les recommandations, les avertissements polis et feutrés, les prises de distance pour demander à Charlie faire profil bas… Il n’en a rien été.
Mais si Charlie avait obtempéré, c’est bien son ADN transgressif – ou ce qui lui en restait, car il a été largement atténué… – qui aurait été radicalement renié.
Charlie Hebdo n’a pas voulu rejoindre la cohorte du conformisme, sous peine de se heurter à une contradiction intime. Il fallait bien rester logique. Charlie a alors suivi, depuis 2006, une démarche que beaucoup, à droite comme à gauche, évitaient. Si Charlie n’avait pas critiqué l’Islam, les mêmes qui haussent les épaules face à la tragédie subie auraient dénoncé la lâcheté et la partialité du journal… Il en est allé différemment: tout en critiquant les curés, Charlie a continué à rire de l’Islam, du Coran et du prophète… Mais aller jusqu’au bout de sa démarche c’est toujours, à un moment ou un autre, se heurter à des conséquences imprévues, voire violentes. Le dessinateur Wolinski l’avait, semble-t-il, pressenti.
Charlie Hebdo a rencontré brutalement les contradictions des sociétés molles et consensuelles qui, niant tout danger,finissent par mieux se heurter à sa réalité.
Ce n’est pas un hasard que l’attentat ait touché, dans un quartier plutôt acquis au principe du multiculturalisme, un journal qui prisait peu les discours sur les civilisations, préférant les mettre dos à dos. Le seul hic est que Charlie a rencontré des hommes pour qui, manifestement, la séparation du bon grain et de l’ivraie doit être faite avant le Grand jugement, oubliant qu’il n’appartient qu’à Dieu, dont le Royaume n’est pas de ce monde… Charlie fait partie d’une société, certes sécularisée, qui a été marquée par la charité et la compassion, par une vague idée qu’il vaut mieux convertir le pécheur que souhaiter sa mort.
Cette société n’était visiblement pas celle que prisaient les terroristes.
-
JacquesD
- Membre RA 2026
- Messages : 25979
- Enregistré le : 04 juin 2006, 08:27
- Modèle de votre autre moto : Y'en a plus
- Localisation : Laroque 47
- Localisation : Laroque-Timbaut 47
Re: Charlie Hebdo
Il y a un truc qui me chagrine et dont les gens qui sont passés sur les plateaux télé ont très peu parlé, c'est le merdage total des "services" (spéciaux, de sécurité, de surveillance) etc. Ceux-là se sont mélangé les pédales et se sont "marché sur les couilles" ou se sont, peut-être, tiré dans les pattes.
Cela ressemble à un grand incendie où après coup, tout aurait fonctionné parfaitement, pompiers, secours etc.
La prévention en amont aurait été préférable. Les feux de forêts du midi n'ont parfois pas d'autre origine, on laisse tout partir en sauvagerie en espérant qu'il n'y aura pas d'étincelle, mais il y en a toujours une qui couve quelque part.
C'est un peu comme l'entretien d'une Bullet, il vaut mieux vidanger, régler, resserrer en temps utile, que d'apprendre à changer l'embiellage en un temps record.
Enfin, je crois.

Cela ressemble à un grand incendie où après coup, tout aurait fonctionné parfaitement, pompiers, secours etc.
La prévention en amont aurait été préférable. Les feux de forêts du midi n'ont parfois pas d'autre origine, on laisse tout partir en sauvagerie en espérant qu'il n'y aura pas d'étincelle, mais il y en a toujours une qui couve quelque part.
C'est un peu comme l'entretien d'une Bullet, il vaut mieux vidanger, régler, resserrer en temps utile, que d'apprendre à changer l'embiellage en un temps record.
Enfin, je crois.

JacquesD
-
mimi.lulu
- Membre RA 2025
- Messages : 21889
- Enregistré le : 30 juin 2006, 10:31
- Votre moto : Side-car RE 650 Interceptor Watsonian
- Modèle de votre autre moto : Bullet 350 Black, 49,9cc Piaggio Bravo 1976, Solex 3800 de 1967
- Prénom : Jean-Luc
- Localisation : Sazilly
Re: Charlie Hebdo
Etant donné que nous avons choisi délibérément de laisser la libre expression dans ce post, il apparaissait impossible au vu de la gravité des événements que le sujet dégénère.
Trop naïfs nous sommes sans doute.
Je prends l'initiative de verrouiller ce post puisque certains confondent liberté d'expression et insultes déguisées.
Trop naïfs nous sommes sans doute.
Je prends l'initiative de verrouiller ce post puisque certains confondent liberté d'expression et insultes déguisées.
ツ
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur durant 16 ans

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur durant 16 ans
Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
