Il n'y a a pas que quantité de courant, il y a aussi la qualité.
Telle voiture électrique 100% française qui a des problèmes de pack de batteries à changer parfois bien avant la date prévue, quelques moteurs qui foirent, des misères dans les composants électroniques.
Plus les classiques infiltration d'eau par les joints des vitrages, comme sur la première voitures à essence venue.
Mais il y a pire, cette voiture refuse carrément de se recharger si le courant du secteur local n'est pas de très bonne qualité (par exemple des histoires
d'harmoniques et autres trucs du même tabac, qui existent bel et bien, même si je nais pas trop ce que c'est, car je ne suis pas électronicien).
Lors de la chute du mur de Berlin je travaillais dans un pays de l'Est, les apparatchiks du coin s'étaient ensuite rués sur les biens de consommation qui commençaient à arriver de l'Ouest. Les belles télés japonaises à coins carrés refusaient parfois de fonctionner sur le réseau électrique du coin.
Ils utilisaient des onduleurs et des batteries de camions de travaux publics, les batteries étaient rechargées via des chargeurs d'anciennes génération qui acceptaient d'avaler le courant local.
L'autonomie des batteries des rasoirs rechargeables et des ordinateurs portables étaient réduite à 25% de la normale, en plus elles ne duraient pas longtemps par rapport à leur durée à l'Ouest.
Par contre les grosses télés russes (grosses comme un lave-linge), avalaient ce courant sans problème (mais avec une qualité d'image immonde).
Il y a aussi la question de savoir (après avoir la preuve ces temps-ci que les téléconférences peuvent fonctionner), s'il est nécessaire de se déplacer autant qu'on le faisait jusqu'à maintenant. Bien sûr je comprends très bien qu'un citadin ressent fortement le besoin de prendre l'air.
Il faudrait réorganiser les transports en commun dans les coins reculés où ils ont disparu depuis des décennies.
Pour le moment les vrais décideurs continuent à ne pas trop se poser de questions (tant que ça marche à peu près). Peut-être que dès qu'ils seront eux aussi impactés, ils accepteront de se pencher sur le problème.
Il en a été de même pour les grandes guerres comme on les faisait autrefois, ceux qui décidaient n'y participaient pas physiquement, tout au plus ils y perdaient quelques uns des leurs, cela ne devait pas les réjouir, mais cela remontait le mérite de la famille et permettait de pouvoir regarder le peuple sans trop rougir.
Il aura fallu l'invention des armes nucléaires, qui jusqu'à présent n'ont fait que 200.000 d'après les estimations faites (par qui ?), 5 ans après l'explosion, soit 0,4% des morts de la seconde guerre mondiale. Par contre les vrais décideurs ont acquis la certitude, que même bien planqués dans un bunker à toute épreuve (dont il faut bien sortir un jour ou l'autre), ils n'étaient pas certains de s'en sortir vivants. Je ne sais pas du tout s'il ont fait ce genre de réflexion, mais il est certain que ce genre de bombes n'a plus jamais été lancé directement sur des populations, même si on en a fait péter un peu partout dans des coins pas toujours très inhabités.
