Humour Anglais
Posté : 23 déc. 2006, 19:20
Les anglais sont réputés, à tort ou à raison, pour avoir un humour particulier. Un "trait" qui leur serait propre
Vrai ?
Faux ?
Peu importe. Voici une petite anecdote "so British" !
Radio Londres, durant la seconde guerre mondiale, devint le rendez-vous quotidien des Français pendant quatre ans. Rompant avec le style de la radio française sous domination allemande, de jeunes chroniqueurs tels Jacques Duchesne, Jean Oberlé, Pierre Bourdant, Maurice Schumann et Pierre Dac vont insuffler un souffle et un ton nouveau sur les antennes, inventant la radio de proximité. (Lire à ce sujet l'excellente thèse de Aurélie Lumeau - Radio Londres 1940-1944 Les voix de la liberté publié chez Perrin)
Jean Oberlé, dans un entretien télévisé, à la fin de la guerre racconte ce qu'il a vécu durant les bombardements.
- Je sortais, tard le soir, de la radio et tentais d'appeler un taxi pour rentrer chez moi. A cette époque, j'habitais la banlieue de Londres.
Les bombes commençaient à pleuvoir, comme chaque nuits et j'étais un peu inquiet.
Passe alors un British Cab qui veut bien me prendre.
Commence alors un retour très angoissant dans la nuit glaciale.
Le chauffeur tourne, vire, pour éviter les obstacles, le bruit est intense, la fumée âcre, je n'en menais pas large.
D'un seul coup, une maison s'effondre sur la rue dans un nuage de poussière. Il fait alors demi-tour, prends une route adjacente, s'enfile dans les sens interdits, klaxon parfois des passants apeurés, freine brutalement, démarre à nouveau.
Je reste cramponné durant tout le voyage aux sangles de la portière, ne sachant si je serais en vie la minute suivante.
- Cela fera....
Et le chauffeur se penche sur son compteur, m'annonçant la fin de la course. Je le paye, sort du taxi puis m'adresse à lui :
- On a eu de la chance tout de même
Et il me répond, très calmement :
- Oui M'sieur, rien qu'des feux verts...
Vrai ?
Faux ?
Peu importe. Voici une petite anecdote "so British" !
Radio Londres, durant la seconde guerre mondiale, devint le rendez-vous quotidien des Français pendant quatre ans. Rompant avec le style de la radio française sous domination allemande, de jeunes chroniqueurs tels Jacques Duchesne, Jean Oberlé, Pierre Bourdant, Maurice Schumann et Pierre Dac vont insuffler un souffle et un ton nouveau sur les antennes, inventant la radio de proximité. (Lire à ce sujet l'excellente thèse de Aurélie Lumeau - Radio Londres 1940-1944 Les voix de la liberté publié chez Perrin)
Jean Oberlé, dans un entretien télévisé, à la fin de la guerre racconte ce qu'il a vécu durant les bombardements.
- Je sortais, tard le soir, de la radio et tentais d'appeler un taxi pour rentrer chez moi. A cette époque, j'habitais la banlieue de Londres.
Les bombes commençaient à pleuvoir, comme chaque nuits et j'étais un peu inquiet.
Passe alors un British Cab qui veut bien me prendre.
Commence alors un retour très angoissant dans la nuit glaciale.
Le chauffeur tourne, vire, pour éviter les obstacles, le bruit est intense, la fumée âcre, je n'en menais pas large.
D'un seul coup, une maison s'effondre sur la rue dans un nuage de poussière. Il fait alors demi-tour, prends une route adjacente, s'enfile dans les sens interdits, klaxon parfois des passants apeurés, freine brutalement, démarre à nouveau.
Je reste cramponné durant tout le voyage aux sangles de la portière, ne sachant si je serais en vie la minute suivante.
- Cela fera....
Et le chauffeur se penche sur son compteur, m'annonçant la fin de la course. Je le paye, sort du taxi puis m'adresse à lui :
- On a eu de la chance tout de même
Et il me répond, très calmement :
- Oui M'sieur, rien qu'des feux verts...