Mon village
Posté : 28 févr. 2007, 17:37
Mon village est le centre du monde et de l'univers.
Vous allez comprendre pouquoi :
nous sortons d'un hiver avec une semaine de froid... c'est-à-dire au pire, la nuit, peut-être
moins deux degrés (en janvier.)
Depuis, les fleurs commencent à sortir dans leur ordre habituel : crocus, amandiers....
Aujourd'hui, grand beau et le week end dernier la pluie, bénie d'ailleurs, car nous souffrons d'un
déficit chronique d'eau.
Mon village est privilégié car nous sommes au confluent de deux rivières qui ne baissent que rarement en débit.
Occupé dès la préhistoire car en retrait des routes et dans un endroit ou l'eau coulait à flot, son histoire bien
qu'ancienne est relativement mince... Une petite guerre de temps en temps... Quelques protestants qui rasent l'église...
Rien de bien méchant... Parfois les maladies qui font des ravages dans les vignes, monoculture qui perdurera tout au long
des siècles.
Situé à 5 kms de Montpellier, ce village fut celui des lavandières de la "grande ville" durant des siècles.
Chaque lavandière possédait son champs personnel ! Pourquoi ? Pour y étendre le linge de la jet set.
et chaque champs était réputé pour une flore particulière dont les parfums, lors du séchage du linge, imprégnaient les
tissus, draps et autres pourpoints.
Si ce métier a disparu avec l'apparition des machines à laver, les rivières, les lieux de lessives, eux sont restés.
Je rentre d'une promenade en VTT et ai pu, une nouvelle fois, imaginer ce qu'à du être la vie à une autre époque.
Grabels fut un village fortifié, comme tant d'autres... Mais il n'a jamais dépassé une cinquantaine d'habitants jusqu'à la
fin de la seconde guerre mondiale. Hors des routes, il était relativement protégé par sa principale activité qu'exerçaient les
lavandières.
Toucher aux lavandières, c'était grave pour tout le monde...
Alors, Grabels fut tenu en dehors des conflits.
Le projet du jour : l'aménagement du boulodrome....
Le dernier projet réalisé : remettre des bancs de pierre autour de l'église pour que les anciens puissent s'asseoir sous les arbres.
Et puis, il y a eu précédemment la création d'un site internet : http://www.ville-grabels.fr/
Bref, un bon petit village, paisible, royaume des chats et ou les chiens se tiennent à distance.
Un village d'amoureux de la région ou les jeunes ne veulent pas partir.
Un bon petit village de France ou l'intégration ne veut rien dire car elle est de fait, sans ghetto et fuyant le bruit de la ville.
Je l'aime bien, on y est bien.
Vous allez comprendre pouquoi :
nous sortons d'un hiver avec une semaine de froid... c'est-à-dire au pire, la nuit, peut-être
moins deux degrés (en janvier.)
Depuis, les fleurs commencent à sortir dans leur ordre habituel : crocus, amandiers....
Aujourd'hui, grand beau et le week end dernier la pluie, bénie d'ailleurs, car nous souffrons d'un
déficit chronique d'eau.
Mon village est privilégié car nous sommes au confluent de deux rivières qui ne baissent que rarement en débit.
Occupé dès la préhistoire car en retrait des routes et dans un endroit ou l'eau coulait à flot, son histoire bien
qu'ancienne est relativement mince... Une petite guerre de temps en temps... Quelques protestants qui rasent l'église...
Rien de bien méchant... Parfois les maladies qui font des ravages dans les vignes, monoculture qui perdurera tout au long
des siècles.
Situé à 5 kms de Montpellier, ce village fut celui des lavandières de la "grande ville" durant des siècles.
Chaque lavandière possédait son champs personnel ! Pourquoi ? Pour y étendre le linge de la jet set.
et chaque champs était réputé pour une flore particulière dont les parfums, lors du séchage du linge, imprégnaient les
tissus, draps et autres pourpoints.
Si ce métier a disparu avec l'apparition des machines à laver, les rivières, les lieux de lessives, eux sont restés.
Je rentre d'une promenade en VTT et ai pu, une nouvelle fois, imaginer ce qu'à du être la vie à une autre époque.
Grabels fut un village fortifié, comme tant d'autres... Mais il n'a jamais dépassé une cinquantaine d'habitants jusqu'à la
fin de la seconde guerre mondiale. Hors des routes, il était relativement protégé par sa principale activité qu'exerçaient les
lavandières.
Toucher aux lavandières, c'était grave pour tout le monde...
Alors, Grabels fut tenu en dehors des conflits.
Le projet du jour : l'aménagement du boulodrome....
Le dernier projet réalisé : remettre des bancs de pierre autour de l'église pour que les anciens puissent s'asseoir sous les arbres.
Et puis, il y a eu précédemment la création d'un site internet : http://www.ville-grabels.fr/
Bref, un bon petit village, paisible, royaume des chats et ou les chiens se tiennent à distance.
Un village d'amoureux de la région ou les jeunes ne veulent pas partir.
Un bon petit village de France ou l'intégration ne veut rien dire car elle est de fait, sans ghetto et fuyant le bruit de la ville.
Je l'aime bien, on y est bien.