Toute circulation de courant électrique génère un champ magnétique ( qui elle mêm génère alors un courant, qui va lui aussi générer....le bordel ! )
Je suppose que cette montre est concue en matériaux paramagnétiques, ou blindée.... mais insensible aux champs magnétiques, de façon à pouvoir fonctionner en salle de transmission radio et télégraphie....
je suppose...
car j'ai bien été transmetteur radio sous marinier, mais je n'ai pas souvenir d'avoir vu ce genre de montres.
Le quartz était à la mode, et plus aucun gamin ne regardait autre chose.[/quote]
Je confirme la montre à l'air blindée, et le métal du boitier fait 3 mm d'épaisseur
De plus, après un second examen; elle ne semble pas facilement encastrable mais est plutot destinée à être positionnée en facade
sur un support et non
dans un support!
J'ai trouvé un résulé de l'histoire de Lip, (pour culture générale

) qui parle d'une activité forte pour l'aviation . l'hypothèse d'une montre d'avion est donc de nouveau à l'ordre du jour !
Merci à tous pour vos apports
Lip
Emmanuel Lipmann crée en 1867, un petit atelier d'horlogerie Grand Rue à Besançon. Très rapidement la production et le nombre d'employés augmentent. Ses 2 fils Ernest et Camille viennent l'aider.
En 1907, avec ses 2 fils, ils décident de s'installer rue des Chalets à la Mouillère, à l'est de Besançon, et de produire eux même la majorité des pièces qui composent les montres qu'ils vendent.
En 1908, ils déposent la marque "LIP" qu'ils apposent sur les cadrans des montres qui sont produites à la Mouillère. Pour la première fois, une campagne de pub dans la presse nationale annonce la naissance de la marque.
En1910, Lip annonce par l'intermédiaire du même média la mise en place d'un réseau de distribution auprès d'horlogers sélectionnés qui vendent à un prix imposé des montres estampillées Lip. Ces représentants exclusifs offrent une garantie d'un an assurée par la maison Lip.
Le conflit 14-18 freine brutalement l'expansion de la Société Anonyme d'Horlogerie Lipmann Fréres. En effet les 200 salaries de Lip participent à l'effort de guerre en fabriquant des petits mécanismes, des têtes d'obus ou des allumeurs de mines pour l'armée.
En 1918, Ernest Lipmann est le président de Société Anonyme d'Horlogerie Lipmann Fréres, Camille est directeur. Lionel, le fils d'Ernest, et James, celui de Camille, les rejoignent. Il faut entièrement rééquiper la Mouillère. Dans un premier temps, les ouvriers rectifient des mouvements achetés à l'extérieur. Ce n'est que l'année suivante que la manufacture reprend véritablement son activité.
Différents calibres se succèdent (26,43,40...) et la fiabilité des montres Lip augmente. Les ventes s'envolent.
En 1930, un premier essai (c'est une première dans l'horlogerie) de travail en"partie brisée" n'aboutit pas face à la forte résistance du personnel.
En 1931 Société Anonyme d'Horlogerie Lipmann Fréres devient Lip SA d'Horlogerie. Le succés est tel qu'il faut aggrandir les locaux de la Mouillère.
En 1932, Frédéric Lipmann rentre dans la socité familiale. Il impose aux employés de porter une blouse et des pantoufles blanches. Dans les ateliers, il met en place de nombreuses innovations : un parquet sans joint, des tubes fluorescents à vapeur de mercure. 250 employés produisent 40 000 montres.
En 1933, pour la première fois au monde, Fred Lip fait mouler des boites de montres en matière synthètique dont le fond est vissé par 4 vis. c'est malheureusement un cuisant échec commercial.
En 1934, les travaux sur l'électricité, menés par les ingénieurs de Lip débouchent sur la commercialisation d'une pendulette électrique et de petits moteurs synchrones ou asynchrones. La même année d'importantes innovations sont introduites sur les montres produites par Lip : calotte de protection, étanchéité de la tige de remontoir, balancier monometallique et spiral auto-compensateur ...
En 1936, Lionel prend la direction des finances et celle du bureau de Paris, James celle administrative et commerciale, Frédéric, la direction technique.
Cette même année, des accords techniques sont signés avec l'URSS afin de permettre à ce pays d'importer des calibres et des pièces de montres puis d'acheter fin 1937 la technologie Lip jusqu'en 1939.
Durant la guerre, l'usine est réquisitionnée par les allemands. Des montres pour Junghans, des temporisateurs d'aviation pour Igsus et des anémomètres d'aviation pour Fuschs sont produits sous la surveillance du Major reile de la Deutsch Uhrenburo. Parallèlement des T 18, des T 12 et de l'outillage sont également fabriqués.
Rapidement une partie des employés s'est repliée à Issoudun, en zône libre, avec Frédéric Lipmann. En 1941, un calibre est conçu et produit à Issoudun : I 24.
Frédéric Lipmann est obligé de rejoindre le maquis du Vercors et la Haute Savoie et Megève (il gardera de cette époque une passion pour le ski) .
En 1944, Frédéric Lipmann reprend la direction de Lip, il est nommé Président de Lip SA d'Horlogerie. Il faut tout repenser, recctifier et reconstruire.
Dès 1945, 200 employés produisent et vendent 50 000 montres.
En 1946, c'est une première en France, la formation continue mise en place à la Mouillère permet à de nombreux de pêrcevoir durant une formation de 2 ans un salaire normal.
D'énormes campagnes de publicité paraissent dans la presse nationale. En 1949, Lip donne l'heure à Radio Luxembourg, puis à Radio Monte-Carlo.
De nombreux travaux sont menés à la Mouillère : la montre électrique étudiée dans le plus grand secret est présentée au public en 1952. elle est commercialisée en décembre 1958.
De nouvelles méthodes de production, de contrôle et de commercialisation permettent à Lip de devenir le leader incontesté de l'horlogerie française.
En 1948, l'usinage des platines du nouveau calibre R 25 eqt effectué sur le première véritable chaîne de montage utilisée dans l'industrie horlogère.
En 1952, 800 employés produisent 180 000 montres.
En 1954, la manufacture Lip est à son apogée les usines de Besançon et d'Issoudun (armement et machine outil) employent 1 500 salariés. 300 000 montres sont produites.
En 1960, l'usine de Palente est construite est inaugurée : sur 24 500 m2 des locaux lumineux et très modernes accueillent 1 450 employés. L'armement, l'industrie, équipement de précision et l'horlogerie étaient regroupés. En 1965, la première chaîne transfert de montage automatique est réalisée en horlogerie.
En 1963, Jean Pommier vient de réussir un exploit : en moins de 2 ans, il a mis au point un nouveau calibre et tout le processus de fabrication : la R 148; Cest un calibre électromécanique capable re suplanter les mouvements automatiques.
L'année suivante l'équipe de Jean Pommier réussit une premièrte mondiale : le R 184 qui est la version du R 148 avec un dateur.
En 1967, face aux difficultés financières que Lip rencontrent, comme une grande majorité d'autres horlogers, Fred Lip céde une partie de ses actions à ESA (Ebauches S.A., filiale de l'ASUAG, gros consortium horloger suisse qui est devenu aujourd'hui SWATCH)
Le chiffre d'affaires de Lip décline dangeureusement et malgré les cris d'alarme lancés par fred Lip et de nombreux salariès. Le 18 avril le tribunal de commerce de Besançon annonce le dépot de bilan de lip.
Le 20 marque le début de la résistances des Lip. De nombreuses manifestations à travers la France rendent ce conflit très populaire. Les ventes sauvages, les défilés et surtout les meetings se déroulent dans toute la France.
Les pourparlers qui s'engagent entre Henry Giraud et les syndicats échouent.
En décembre, Claude neuschwander propose un plan de reprise. Il est accepté et le 11 mùars 1974, après 329 jours de lutte, à 6 heures 30, lcertains Lip reprennent leur travail. La CEH : Compagnie Européenne d'Horlogerie reprend une partie des actifs de Lip. Claude neuschwander fait appel à plusieurs designers, les modèles sont superbes mais couteux, le succès commercila est au rendez vous mais pas les résultat financiers ne suivent pas et un nouveau dépot de bilan est effectif le 8 avril 1976.
Après quelques péripéties : rachat de la marque Lip par une coopérative ouvrière composée d'anciens Lip, puis par SMH-Kiplé, un 3eme dépot de bilan permet le 28 septembre 1990 à Jean-Claude Sensemat de racheter la marque Lip et de vendre depuis Lectoure des montres estampillées Lip.l