Le camion....
Posté : 10 mars 2007, 21:27
Vous vous rappelez ?
Lorsque j'étais gosse, avec grand-père, on allait "au camion..."
Grand-père était péouait... paysan... bon sens avant tout...
Le camion passait dans le village une fois par mois...
C'était à Die, un petit village de la Drôme.
C'était l'occasion de se retrouver car ... dans le camion on trouvait de tout.
La pelle à 10 francs, les douilles de mécanique à 30 francs, les pinces
monseigneur (existe t'elle encore) à 3 francs... des rustines pour les vélos, les mobylettes un fabuleux trésor pour
le gosse que j'étais et pour grand-père.
Il y avait le baratineur qui vous vendait n'importe quoi... le truc pour mieux repasser, le détacheur universel...
On se retrouvait après le culte protestant... On faisait les achats... vêtements ( le camion en vendait mais que de travail, type le bleu de péouait avec les gros boutons) . Les bleus de travail avec fermeture éclair
double comme on les voit maintenant n'existaient pas...
On oubliait jamais de ramener quelque chose à la femme... Fils, aiguilles..
des trucs quoi... je mens.. parfois on oubliait... mais au moins , on ramenait le pain...
On achetait du fer, du métal, un étau...
C'est dans cet étau la que grand-père fabriquait lui-même ses cartouches de chasse. Il coinçait la dite cartouche, la bourrait après avoir mesuré
scrupuleusement la poudre, la balle, la bourre. Et enchassait l'amorce
dans le même étau... à coup de marteau..
C'était horriblement dangereux... "tout est une questions de mesure
me disait-il en tapant avec un coup sec de son marteau de bois sur l'amorce"
Un peu trop fort et la balle dans le pire des cas, les plombs dans le meilleur...qui partaient par terre ... menaçant de nous blesser.
Le camion existe toujours.
Il passe dans notre village... d'un vieux bahut, il est devenu un semi-remorque aux couleurs vives .
Dedans tout un fatras, des joints... des douilles d'outils.. des bâches...
des tas de truc fondamentaux pour vivre...
Alors, je vous donne l'adresse du site ou l'on trouve le camion et vous y trouverez les dates de passage pour vote coin...
chez nous c'est : http://www.provence-outillage.fr
de la vous irez sur vote propre région.
Et si vous pouviez y aller avec votre petit fils ou votre fils, vous lui créeriez alors des souvenirs inoubliables...
Après le culte, le camion... y'avait l'apéro... grand-père rentrait avec sa mobylette bleue fumant à souhait parfois... un peu de travers...
" Prends un coca et va jouer sur la place", me disait-il...
Normalement, il m'emmenait sur le porte bagage...
La c'était un peu risqué... alors...
Je rentrais à pied...
"Rentre tout seul, mon pneu arrière est mal gonflé" me disait-il...
Il avait l'adorbale parfum du pastis, celui qu'on nous sert encore dans le midi... ou de l'anisette... quels souvenirs... mais je continue :
4 kms c'était une broutille, je longeais alors la Drôme, passait le pont.. arrivait à la ferme... c'était super !
Grand père trouvait le moyen, malgré le pastis, d'arriver avant moi...
Il disait alors :" tiens le p'tit est en retard"...
Lorsque j'étais gosse, avec grand-père, on allait "au camion..."
Grand-père était péouait... paysan... bon sens avant tout...
Le camion passait dans le village une fois par mois...
C'était à Die, un petit village de la Drôme.
C'était l'occasion de se retrouver car ... dans le camion on trouvait de tout.
La pelle à 10 francs, les douilles de mécanique à 30 francs, les pinces
monseigneur (existe t'elle encore) à 3 francs... des rustines pour les vélos, les mobylettes un fabuleux trésor pour
le gosse que j'étais et pour grand-père.
Il y avait le baratineur qui vous vendait n'importe quoi... le truc pour mieux repasser, le détacheur universel...
On se retrouvait après le culte protestant... On faisait les achats... vêtements ( le camion en vendait mais que de travail, type le bleu de péouait avec les gros boutons) . Les bleus de travail avec fermeture éclair
double comme on les voit maintenant n'existaient pas...
On oubliait jamais de ramener quelque chose à la femme... Fils, aiguilles..
des trucs quoi... je mens.. parfois on oubliait... mais au moins , on ramenait le pain...
On achetait du fer, du métal, un étau...
C'est dans cet étau la que grand-père fabriquait lui-même ses cartouches de chasse. Il coinçait la dite cartouche, la bourrait après avoir mesuré
scrupuleusement la poudre, la balle, la bourre. Et enchassait l'amorce
dans le même étau... à coup de marteau..
C'était horriblement dangereux... "tout est une questions de mesure
me disait-il en tapant avec un coup sec de son marteau de bois sur l'amorce"
Un peu trop fort et la balle dans le pire des cas, les plombs dans le meilleur...qui partaient par terre ... menaçant de nous blesser.
Le camion existe toujours.
Il passe dans notre village... d'un vieux bahut, il est devenu un semi-remorque aux couleurs vives .
Dedans tout un fatras, des joints... des douilles d'outils.. des bâches...
des tas de truc fondamentaux pour vivre...
Alors, je vous donne l'adresse du site ou l'on trouve le camion et vous y trouverez les dates de passage pour vote coin...
chez nous c'est : http://www.provence-outillage.fr
de la vous irez sur vote propre région.
Et si vous pouviez y aller avec votre petit fils ou votre fils, vous lui créeriez alors des souvenirs inoubliables...
Après le culte, le camion... y'avait l'apéro... grand-père rentrait avec sa mobylette bleue fumant à souhait parfois... un peu de travers...
" Prends un coca et va jouer sur la place", me disait-il...
Normalement, il m'emmenait sur le porte bagage...
La c'était un peu risqué... alors...
Je rentrais à pied...
"Rentre tout seul, mon pneu arrière est mal gonflé" me disait-il...
Il avait l'adorbale parfum du pastis, celui qu'on nous sert encore dans le midi... ou de l'anisette... quels souvenirs... mais je continue :
4 kms c'était une broutille, je longeais alors la Drôme, passait le pont.. arrivait à la ferme... c'était super !
Grand père trouvait le moyen, malgré le pastis, d'arriver avant moi...
Il disait alors :" tiens le p'tit est en retard"...