Mes souvenirs d'Anduze
Posté : 05 juin 2017, 15:10
Récit d’un participant à l’intention de ceux qui n’ont pas pu venir.
Cette année, La Royal (Enfield) Association fête ses 10 ans, et le rassemblement se tient à Anduze dans le Gard, pendant de Weekend de l’ascension. Voici mes « cartes postales » de cette virée
Mercredi 24/05
La moto, est chargée depuis la veille au soir, départ prévu le mercredi 24 au matin. J’avais pu négocier un changement d’emploi du temps à cet effet.
Parcours prévu en deux étapes. La première est de 460 km pour un peu moins de 9 heures de route, qui devais me conduire d’Aytré à Pont de Salars (près de Rodez) ou j’avais réservé un hôtel. Le trajet passe par Rochefort/mer, Saintes, Cognac, Périgueux, Cahors, Limogne en Quercy et Villefranche de Rouergue.
PHOTO A1

Même pas mal !
Arrivé à Périgueux je décide de faire le plein. Le Leclerc à l’entrée de la ville ne fait pas de SP98, comme j’ai le temps je décide d’aller en chercher au Carrefour situé à l’autre extrémité.
Brusquement dans une cote, où je pense rouler à 80/90 km/h, l’arrière de la moto cherche à passer devant côte gauche, puis coté droit, la moto se couche et je suis éjecté, je roule , je glisse et fini ma course sur le bas côté. Merde ! Je me relève sans difficulté. Pas de bobo apparent. Je fonce relever la bécane couchée en travers de la route et la gare sur le bas coté.
A première vue, coté moto, pneu AR à plat, repose pied gauche tordu, et sacoche bâbord défoncée. Sinon pas une rayure, le repose pied et la sacoche on servit de protection. Je pense que vu la violence des réactions la moto était déjà bien freinée quand elle s’est couchée. Côté bonhomme, la veste en cuir est râpée au coude gauche (merci les coquilles !) et à la manche droite. Les gants et la veste ont fait leur office. Le jean est déchiré aux genoux, mais je ne ressent aucune douleur.
Je soir je constaterai quelques écorchures à ce niveau. Ma génération née au début des année 50, a passé sa jeunesse en culottes courtes et les croutes aux genoux étaient monnaie courante.
Je tente un démarrage de la moto qui au début ne veut rien savoir. Check List : Contact, point mort, interrupteur d’arrêt, béquille latérale levée… capuchon de bougie. C’était lui ! J’ai encore le modèle d’origine en ferraille qui a tendance à prendre du jeu et glisser, provoquant des coupures d’allumage. J’ai beau le resserrer, ça fini par recommencer. Faut que je passe à un modèle plastique plus fiable. Ouf, le moteur tourne !
PHOTO A2

Solidarité motarde !
Bon, j’ai le sentiment qu’Anduze, ce sera pour une autre fois. Il est midi, et on est la veille d’un jour férié. Je sors mon tel et ma carte verte pour contacter mon assistance. A ce moment un camion orange des services techniques, genre DDE, s’arrête de l’autre coté de la route. Son conducteur (Mathieu) s’enquiert de mon état et me crie « J’ai un copain mécano moto qui habite à côté, bouge pas je l’appelle ». Cinq minutes plus tard je vous s’arrêter un motard ( Hugues) avec son jeune fils comme passager. « On vient de m’appeler, je vais atteler le remorque et reviens vous chercher ». C’est ensuite un autre motard qui s’arrête. Je lui raconte où j’en suis. Il me donne l’adresse du concessionnaire RE situé à l’autre bout de la ville, puis m’écrit son propre n° de tel « Si vous êtes bloqué ici appelez moi, vous pouvez venir dormir à la maison ».
Bien sympa tout ça !
Mathieu et Hugues arrive ave une remorque derrière une petite voiture, on charge la moto et gagnons son atelier, en pleine campagne à Notre-Dame-de-Sanilhac, au sud de Périgueux
J’ai pris la précaution d’emporter une chambre à air. Bien m’en a pris. La roue et déposée par Hugues. C’est la valve qui s’est arrachée. Le pneu n’a rien et la roue réparée est vite remise en place avec ses réglages d’origine.
Pendant ce temps Mathieu dépose le bloc repose pied, c’est la platine en tôle qui est tordue et non ce dernier. L’atelier est équipé d’une presse, et la tôle redressée, et le bloc est remis en place. Impec :
Je renforce la sacoche par du gros scotch entoilé et appelle mon assistance pour lui signaler que j’ai été remorqué par un mécano, suite à une crevaison. Hugues m’annonce le prix : je lui fais un chèque de 60€ qui sera pris en charge par l’assistance. Pour les réparation, Hugues me dis « rien pour moi, mais file la pièce à Mathieu ». Je lui donne ce que j’ai sur moi : 30€.. On boit un coup (de l’eau pour moi).
Je m’en tire vraiment bien grâce à ces deux personnages qui m’ont dépanné efficacement sur leur temps de pose de midi. Je suis vraiment touché par tant de gentillesse et d’efficacité. Hugues Demay est connu dans le milieu du championnat de France d’Enduro classic.
Avant de repartir bosser, ils me remettent sur la route, à moto, pour trouver la station convoitée. A 14h, grâce à eux, je suis reparti pour Anduze.
PHOTO A3

Je reprends donc la route, et arrive sans problème à mon Hôtel, vers 18h30. Accueil sympathique, garage pour la moto, chambre confortable. Une bière, une douche avant d’aller diner…
PHOTO A4

Cette année, La Royal (Enfield) Association fête ses 10 ans, et le rassemblement se tient à Anduze dans le Gard, pendant de Weekend de l’ascension. Voici mes « cartes postales » de cette virée
Mercredi 24/05
La moto, est chargée depuis la veille au soir, départ prévu le mercredi 24 au matin. J’avais pu négocier un changement d’emploi du temps à cet effet.
Parcours prévu en deux étapes. La première est de 460 km pour un peu moins de 9 heures de route, qui devais me conduire d’Aytré à Pont de Salars (près de Rodez) ou j’avais réservé un hôtel. Le trajet passe par Rochefort/mer, Saintes, Cognac, Périgueux, Cahors, Limogne en Quercy et Villefranche de Rouergue.
PHOTO A1

Même pas mal !
Arrivé à Périgueux je décide de faire le plein. Le Leclerc à l’entrée de la ville ne fait pas de SP98, comme j’ai le temps je décide d’aller en chercher au Carrefour situé à l’autre extrémité.
Brusquement dans une cote, où je pense rouler à 80/90 km/h, l’arrière de la moto cherche à passer devant côte gauche, puis coté droit, la moto se couche et je suis éjecté, je roule , je glisse et fini ma course sur le bas côté. Merde ! Je me relève sans difficulté. Pas de bobo apparent. Je fonce relever la bécane couchée en travers de la route et la gare sur le bas coté.
A première vue, coté moto, pneu AR à plat, repose pied gauche tordu, et sacoche bâbord défoncée. Sinon pas une rayure, le repose pied et la sacoche on servit de protection. Je pense que vu la violence des réactions la moto était déjà bien freinée quand elle s’est couchée. Côté bonhomme, la veste en cuir est râpée au coude gauche (merci les coquilles !) et à la manche droite. Les gants et la veste ont fait leur office. Le jean est déchiré aux genoux, mais je ne ressent aucune douleur.
Je soir je constaterai quelques écorchures à ce niveau. Ma génération née au début des année 50, a passé sa jeunesse en culottes courtes et les croutes aux genoux étaient monnaie courante.
Je tente un démarrage de la moto qui au début ne veut rien savoir. Check List : Contact, point mort, interrupteur d’arrêt, béquille latérale levée… capuchon de bougie. C’était lui ! J’ai encore le modèle d’origine en ferraille qui a tendance à prendre du jeu et glisser, provoquant des coupures d’allumage. J’ai beau le resserrer, ça fini par recommencer. Faut que je passe à un modèle plastique plus fiable. Ouf, le moteur tourne !
PHOTO A2

Solidarité motarde !
Bon, j’ai le sentiment qu’Anduze, ce sera pour une autre fois. Il est midi, et on est la veille d’un jour férié. Je sors mon tel et ma carte verte pour contacter mon assistance. A ce moment un camion orange des services techniques, genre DDE, s’arrête de l’autre coté de la route. Son conducteur (Mathieu) s’enquiert de mon état et me crie « J’ai un copain mécano moto qui habite à côté, bouge pas je l’appelle ». Cinq minutes plus tard je vous s’arrêter un motard ( Hugues) avec son jeune fils comme passager. « On vient de m’appeler, je vais atteler le remorque et reviens vous chercher ». C’est ensuite un autre motard qui s’arrête. Je lui raconte où j’en suis. Il me donne l’adresse du concessionnaire RE situé à l’autre bout de la ville, puis m’écrit son propre n° de tel « Si vous êtes bloqué ici appelez moi, vous pouvez venir dormir à la maison ».
Bien sympa tout ça !
Mathieu et Hugues arrive ave une remorque derrière une petite voiture, on charge la moto et gagnons son atelier, en pleine campagne à Notre-Dame-de-Sanilhac, au sud de Périgueux
J’ai pris la précaution d’emporter une chambre à air. Bien m’en a pris. La roue et déposée par Hugues. C’est la valve qui s’est arrachée. Le pneu n’a rien et la roue réparée est vite remise en place avec ses réglages d’origine.
Pendant ce temps Mathieu dépose le bloc repose pied, c’est la platine en tôle qui est tordue et non ce dernier. L’atelier est équipé d’une presse, et la tôle redressée, et le bloc est remis en place. Impec :
Je renforce la sacoche par du gros scotch entoilé et appelle mon assistance pour lui signaler que j’ai été remorqué par un mécano, suite à une crevaison. Hugues m’annonce le prix : je lui fais un chèque de 60€ qui sera pris en charge par l’assistance. Pour les réparation, Hugues me dis « rien pour moi, mais file la pièce à Mathieu ». Je lui donne ce que j’ai sur moi : 30€.. On boit un coup (de l’eau pour moi).
Je m’en tire vraiment bien grâce à ces deux personnages qui m’ont dépanné efficacement sur leur temps de pose de midi. Je suis vraiment touché par tant de gentillesse et d’efficacité. Hugues Demay est connu dans le milieu du championnat de France d’Enduro classic.
Avant de repartir bosser, ils me remettent sur la route, à moto, pour trouver la station convoitée. A 14h, grâce à eux, je suis reparti pour Anduze.
PHOTO A3

Je reprends donc la route, et arrive sans problème à mon Hôtel, vers 18h30. Accueil sympathique, garage pour la moto, chambre confortable. Une bière, une douche avant d’aller diner…
PHOTO A4

















Une belle histoire comme on les aime dans un esprit fraternel de motard
Au plaisir de te revoir !
, de belles photos
et surtout beaucoup de chance.
