Hello Jano, et merci beaucoup pour ton retour très complet sur cette formation / découverte !
Voilà déjà 1 an et quelques milliers de km avec mon side enfield / cosy, et je me suis encore (pour le moment) affranchi de cette formation, qui reste sur ma liste de choses à faire !
Pour partager un expérience complémentaire de la tienne : J'ai eu la démarche inverse de la tienne : acheter un side sans en avoir jamais fait (à part emprunter un Ural d'un copain sur 10km), j'en rêvais, j'en voulais un, et j'avais prévu de m'adapter à la machine quoi qu'il arrive, à accepter ses défauts, à accepter le temps d'apprentissage, pour en profiter petit à petit

J'aurais fait la formation avant : est ce que j'aurais craqué ? Peut être pas : les premiers km sont très intimidants, et le stage n'est sans doute pas suffisant pour vraiment se familiariser complètement avec l'engin.
Mes premiers km se sont fait avec des oeufs sur les commandes, beaucoup de fatigue psychologique et physique aussi
Les suivants, on prend (tout doucement) confiance, pour trouver la zone et le rythme ou l'on est à l'aise
Et ensuite, ça devient un bonheur fou.
Est ce que je regrette : certainement pas ! C'est sans doute la machine la plus attachante qu'il m'est été donné de piloter / posséder ! C'est tout sauf lisse et banal, c'est une aventure à chaque Km !
J'aime à comparer la découverte du sidecar à un vin que l'on carafe : - A l'ouverture, il y a de l'amertume, un gout âpre, c'est trop puissant, et sans subtilité au nez, on ne comprend pas très bien les saveurs et l'intérêt. Le sidecar ne se laisse pas apprivoiser et posséder au premier tour de clé.
- Puis, tout s'ouvre et s'illumine, tout s'éclaire, tout devient divin, la robe, le caractère, la mélodie, la danse... Et là ça devient un plaisir immense, un exhausteur de saveurs, on compose avec la machine, on adapte le roadbook comme on choisirait la recette adéquat pour le vin carafé... Et là, le mariage parfait, on prend le temps, on voyage, on découvre, on enroule, on devient mobile sur la machine, on fait corps...
Les sensations me semblent décuplées par rapport à la moto, parce qu'il n'y a aucun temps mort, jamais d'ennui, jamais de relâche, c'est une symbiose de tous les instants
Comme tu le dis très bien, pour flâner le nez à l'air : c'est l'engin à éviter !Ca ne tolère aucune inattention (un relief sur la chaussée, une bosse, un trou, un dévers, un virage sui se resserre...), mais l'immense satisfaction qui accompagne les virages en S sur lesquels le sidecar s'enroule en gigotant...
On s'amuse à doser au plus juste le frein, l'accélérateur, le guidon, le placement, la vitesse d'entrée et de sortie, pour enrouler au plus rond, au plus souple, sans accoups, et là ça prend vraiment tout son sens !
J'adorais déjà la classic 500 non attelée pour cette rondeur progressive et ce couple, c'est décuplé avec le panier.
Ceux qui aiment les "coups de pieds au cul" ou la brutalité sauvage, genre KTM ou Ducati, n'y trouveront sans doute pas leur compte, mais, si l'on se retrouve ici sur un forum enfield... c'est qu'à priori la brutalité n'est pas la première chose que l'on recherche...
En résumé, ce que je retiens : Merci pour ton partage, ça donne envie de faire un stage, et et ça confirme que ça me ferait du bien d'en faire un !!!mimi.lulu a écrit :Très bien ce résumé ! As-tu réussi à lever la roue du panier ? © Fab le motard

