Le site essaye l’Electra

mardi 23 octobre 2007
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Notre Essai de l’Electra

les 18 et 19 janvier 2006

Le dernier modèle de la marque, l’Electra moteur alu de série est donc sur le marché

cliquez sur les liens ci-dessus pour le découvrir après avoir lu cet essai.

L’essai a eu lieu dans Paris et la région parisienne les 18 et 19 janvier 2006 grâce à l’obligeance du Team Trophy de Villeneuve le Roi.

La machine est de série et a 2700 kms au compteur.

Avec elle, c’est 400 kms de ville turbulente, de périphériques, de voies rapides et d’autoroute qui serviront de terrain de jeu à un ouebmaster particulièrement attentif aux réactions de la machine.

Le temps est mauvais, pluie, averses se succèdent avec quelques moments de répis.

Première impression :

Ce modèle a peut à voir avec nos motos des années 50. Des commodos en passant par les suspensions, du frein à disque avant, de l’allumage entièrement électronique , des clignotants à la positon du levier de vitesse... Tout a été revu. On voit apparaître, de série, une béquille latérale type Samrat très pratique, facilement accessible et solide au possible

(Cette béquille a été testée par beaucoup d’entre nous déjà

>>>voir essai et notre avis si si vous le souhaitez)

Bref... Surprise et heureuse surprise.

Le look :

Rien qu’à la voir, sans même l’avoir essayée, on sent qu’un très gros travail a été fait pour moderniser l’engin, le mettre aux normes internationales, et pourtant, le look général est le même, à peu de chose près, que les anciennes machines de série.

Le moteur devient "tout alu" avec une culasse du plus bel effet. Le circuit d’huile a vu son débit augmenter et le tout se lance grâce à un démarreur électrique puissant et efficace. Pour les nostalgiques, le kick existe toujours, mais le dé-compresseur que nous connaissions cède la place, sur la poignée de gauche, a un levier plus facile à manier.

Toujours pour le look, il faut rappeler que l’Electra peut être regardée comme un modèle de base.

Il existe de multiples accessoires pour la customiser.

La selle bi-place n’est pas terrible terrible, on peut facilement la remplacer une seule mono ou deux duos grâce aux accessoires qu’ont prévu les concepteurs sans pour autant se mettre en danger par l’adjonction de matériels achetés sur le marché et qui ne sont pas forcément adaptés à la Bullet, voire dangereux pour certains.

On retrouve donc ici le concept développé par une certaine marque américaine et c’est tant mieux.

Essais dans Paris intra et extra muros :

Ronronnement du moteur, coup d’accélérateur, première, et c’est parti.

La première impression est l’extrême facilité de conduite. La moto se pilote exactement comme une mobylette, si ce n’est que c’est bel et bien une moto. La boîte de vitesse est facile à manier et inversée (à gauche) par rapport aux nôtres. Pas de "trous" ou peu disons, cela n’est guère gênant.

Les vitesses montent et descendent sans difficulté même lorsque la boîte est très chaude.

Maniabilité : Incontestablement, c’est un des points fort de cette machine. Que ce soit en ville ou sur les périphériques, elle passe partout, grimpe les trottoirs sans "taper", accélère sans problème. Elle se faufile comme un "chat" dans les ennuis de la circulation parisienne. L’éclairage est excellent, porte loin, équivalent à ce que j’avais sur mes japonaises.

Montée sur le périphérique le premier soir... Je suis un peu inquiet...

60, 70, 80, les rapports s’enchaînent. (5) File de droite, prudent, rendu confiant pas la souplesse du moteur, je me risque sur la voie du milieu puis définitivement sur celle de gauche. La moto lorsqu’on en a besoin "reprend" au quart de tour sans jamais s’étouffer.

Elle se joue littéralement des difficultés. Coup de frein brutal avant + arrière à cause des camions, sur le sol mouillé elle "pile" littéralement et me permet de me tirer d’affaire.

Tout de même... Un petit problème. Le frein avant... trop puissant ou pas assez progressif, allez savoir

Il m’a fallu quelques heures pour contrôler ce défaut. Le frein avant, faut le doser !!

Une fois maîtrisé, ce n’est d’ailleurs plus un problème.

En tous cas on pourra plus dire que les Royal Enfield ont un freinage poussif !

Je rentre tard, et reprends mon essai le lendemain.

Démarrage à froid, starter (à côté du carbu) coup de démarreur et la voilà partie !

Évidemment, pour moi c’est une surprise, ce démarrage si rapide, d’autant que la moto a été rangée mouillée !

Sur nos anciennes machines, je doute que tout ce serait passé aussi bien.

Paris > périphérique > puis j’enquille l’autoroute du Sud pour faire des essais de rapidité.

Jusqu’à 110 kms par heure, on ne sent pas de contrainte sur le casque mais au delà.... Ca tire en arrière. Bon, on pourrait toujours monter un saute vent comme celui prévu dans le catalogue pour pallier a un défaut que connaissent toutes les autres machines non carénées.

120 ... le moteur commence à forcer sans pour autant m’inquiéter. Je suis de toute façon d’ores et déjà à une vitesse supérieure à ce que peut supporter ma "vieille" 500 bullet, modèle 2000. 130, oui oui.. on peut... mais j’aime pas beaucoup. On est en bout de course d’accélérateur.. on sent que le moteur a atteint le maximum de ses capacités... Bon... l’autoroute, il faut abandonner. Je rentre alors dans les banlieues sud de Paris.

Je retrouve le "rythme" bullet, me calme... et roule comme on doit rouler avec les Royal Enfield...

En résumé :

Surprise pour ce modèle qui change radicalement avec les habitudes de la marque en la matière.

C’est bien une bullet moderne que j’ai conduit où tout (ou presque) a été repensé.

Points forts : conformité aux normes, modernisation sans excès, légèreté, vélocité.

Points faibles : Selle... pas terrible... et surtout frein avant assez... violent, même si on s’y fait vite.

La sixty five est dépassée et n’est plus qu’un souvenir. Il est vraisemblable qu’elle disparaisse dans les années à venir.

Les Bullet 500 de luxe ou non suivront le même chemin... et précéderont sans doute la sixty five.

En conclusion :

C’est un gros pari que fait la marque, on fiabilise définitivement, on met aux normes, on modernise, et on garde le look pour un prix toujours le plus bas du marché des 500.

Faut-il vraiment s’en plaindre... Une marque n’a d’avenir que si ... elle évolue.

M’écrire : royalenfieldlesite@wanadoo.fr


Documents joints

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Commentaires

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mardi 3 mai 2011 à 11h26 - par  KdMdOljjP

Great thinking ! That raelly breaks the mold !

vendredi 13 février 2009 à 19h37

Bonjour,
cet essai donne envie de silloner le globe sans crainte...
Pour le prix,il y a des 600 cc sur le marché pour un tarif similaire, le prix "logique" devrait être environ 4500€.
En tout cas super moto pleine de charme.

lundi 4 février 2008 à 20h59

je te conseille de t’inscrire sur le forum, ici , ce n’est que pour réagir aux articles, sur le forum tu auras toutes les réponses et meme plus
http://www.royalenfieldlesite.com/forum/index.php

Site web : le forum
lundi 4 février 2008 à 19h35

Bonjour
J’ai loué une royal Enfied Et j’ai parcouru le Ragastan dans tous les sens .
Que de surprises quant à la robustesse et à la consommation de cette moto !!!
Je vais essayé de me faire rerendre mon 400WRF pour acheter une Enfiled .
Quel modèle serait le plus fiable à long terme pour une utilisation intensive et par tout temps et toutes altitudes ?
Merci de votre avis
Daniel