l’electra de Jean Marie

mercredi 11 juin 2008
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Depuis 17 ans déjà, je partage en famille la pratique du side-car, malheureusement de manière beaucoup plus occasionnelle depuis notre arrivée en région parisienne où les contraintes inhérentes au gabarit de l’attelage sont pesantes. L’idée de revenir à la moto solo germait dans mon esprit.

En août 2007, mon épouse et moi sommes en Allemagne, dans un magasin de l’équipementier « Louis », pour renouveler nos casques. Au milieu des effets et accessoires, trône Royalement une Bullet 500 Standard sur laquelle le client peut prendre place pour essayer divers vêtements ou équipements : position de conduite, longueur des manches, aisance des blousons... Longuement, je reste à scruter cette machine qui subitement réveille tant de souvenirs d’une passion de la moto de plus de trente-cinq ans. Nous quittons le magasin. Sur ma tête, le casque que je viens d’acheter ; dans ma tête, une image forte s’est figée : celle d’une Bullet dont la beauté du moteur m’a ensorcelé... Je venais de succomber aux charmes de la sirène (il vaut mieux la sirène que le « timbre » ou le « klaxon », tant il est vrai que pour succomber au klaxon d’une Bullet, il faut en avoir envie).

Cinq mois plus tard, en janvier 2008, j’achetais d’occasion une Electra d’un an d’âge, affichant 114 km. Son propriétaire avait très rapidement dû se rendre à l’évidence. Le choix qu’il avait fait ne lui correspondait pas. A voir l’oxydation et la rouille envahir progressivement de nombreuses pièces, la pauvre semblait avoir été délaissée jusqu’à la vente.

Sa livrée initiale : casquette de phare, un clignotant obus au guidon (l’autre perdu), selle monoplace, porte paquet, feu arrière des années 50.

Un décor Royal pour une Enfield :

Après un toilettage affectueux mais vigoureux, la belle s’embourgeoise : selle passager, clignotants « oeil de boeuf » au guidon, barre de protection avant, barres de protection arrière, porte bagage, sacoches en cuir. D’autres équipements sont en attente de montage : pare-brise discret, sacoche outils en cuir...

Parée de ses plus beaux atours, elle se présente, dans sa robe bleue, étincelante et rutilante.


louis a écrit : "slt,dis donc tes options tu les as eu chez hitchcock ?le pare jambe arriere est il solidaire u porte bagage ?en tous cas j aime bien.je vais voir peu a peu pour ma mienne d’electra..."

Deux fournisseurs :
1) Royal Enfield USA : enfieldmotorcyles.com (aller sur Shop Online), pour les barres de protection avant et arrière ainsi que le porte-bagages. Au prix des pièces il faut ajouter le montant du transport en dollars puis convertir le tout en Euros. Le règlement peut se faire par carte bancaire. A l’arrivée en France, un courrier Chronopost indique que le colis est arrivé, qu’il faut procéder aux formalités douanières et préciser le contenu. Chronopost s’occupe de ces formalités : 15 € de frais de dossier + 8 € de droits de douanes + TVA (19,6 %) sur le montant des pièces. Pour passer commande sur internet, il est bon de pratiquer un minimum l’anglais (sur ce plan je suis nul. Ma fille m’a beaucoup aidé car j’avais quelques questions à poser). Au moment de la commande, il faut bien veiller à sélectionner la référence de la pièce destinée à l’Electra, non à la Bullet. Certaines sont communes, d’autres non. Il faut naturellement aussi faire un calcul de rentabilité, un dollar bas peut être incitatif.
2) « www.Louis.de » en Allemagne : pour les clignotants et sacoches. Dans ce cas, les frais de port s’élèvent à 14,95 €. Règlement de la commande par CB.

Toutes les pièces sont dissociées, notamment le porte-bagages et les barres de protection arrière. Le porte-bagages est conçu pour être monté avec la selle biplace. Une patte de fixation prend appui sur le feu arrière d’origine de l’Electra. Dans ma configuration non d’origine, il a fallu procéder à quelques ajustements mineurs. Un peu d’imagination et ça marche.

JM


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