Trilogie Hivernale ou à la conquête du Grall en sidecar

dimanche 25 février 2018
par  Eric 86
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Trilogie Hivernale ou à la conquête du Grall en sidecar

http://www.royalenfieldlesite.fr/fo...

Bon comme Jivaro en a parlé je vous met le lien facebook de mon petit voyage en sidecar Mash
je l’ai depuis fin juin et celui-ci à déjà 17400 km

désolé mais mon attelage Royal enfield est en repos et j’ai surtout décidé de ne plus le mettre sur la neige  ;)
mais bon je suis toujours passionné par la marque puisque je bosse avec.
d’ailleurs je viens de tester la 400 Himalayan et j’ai été très agréablement surpris mais c’est un autre sujet

https://www.facebook.com/eric.boudinet. ... 363&type=3

quelques photos (désolé mais je ne peux pas tout mettre) plus mon reportage pour ceux qui n’ont pas facebook

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Le Tauerntreffen 2018 restera à jamais l’un de mes meilleurs souvenirs.
Je l’attendais depuis longtemps et cette édition aura tenu toutes ces promesses, tant sur le plan météo avec des conditions hivernales idéales, tant sur le plan humain avec un groupe de français bien soudés.
Un défi aussi pour moi et mon petit attelage Mash.
3796 km parcourus en 14 jours.
Le bonhomme a trouvé ces limites.
La mécanique a bien tenu et ce petit side-car Mash malgré sa faible cylindré a fait le boulot et en a surpris plus d’un par ces performances.
Moi il m’a juste permis d’accomplir un rêve et d’aligner 3 rassemblements motos de suite,
et Les Bonnets Givrés reste toujours mon rassemblement préféré.

mon side bien chargé
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1 ère partie
Lundi je rejoins Didier à Loudun pour rejoindre Yannick et son neveu du coté de Tours.
Une première étape courte avec une soirée chez Yaya vraiment sympa.
L’ancien à des tonnes d’histoire à raconter et je l’écoute avec intérêt.

Mardi nous prenons la route de bonne heure, mais peu après Amboise Didier à des soucis avec son GPS. Je prend les commandes de notre petit cortège jusqu’à Baden Baden,
Nous trouvons un hôtel sympa qui nous ouvre la chaufferie pour pouvoir stoker nos bagages.
700 Km dans la journée ça calme et tout le monde s’endort sans problème.
Après un petit déjeuner bien copieux nous reprenons notre route vers Trieben.
Le tracé n’est guère réjouissant puisque nous empruntons l’autoroute vers Munich.
A l’occasion d’un ravitaillement essence je laisse partir mes compagnons de route vers l’Autriche alors que moi je prend la direction de Solla.

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ELEFANTENTREFFEN 2018 en Allemagne
A ma grande joie je retrouve sur place Kevin, Henri et Antoine, le Fa, Naps et Mikael pour une soirée bien Sympa.

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Les grands rassemblements avec moteur en rupture et le va et viens de motos dans le bivouac ce n’est pas ma tasse de thé.
Mais bon il y a pas mal de belles machines et le déplacement au final est plutôt sympa.

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Pendant notre promenade je retrouve notre ami Jean Claude Vogel.
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Jeudi j’emmène notre petit groupe sous la pluie en direction de Trieben.

Le soir à l’hôtel nous retrouvons quelques français dont Mach.
Autant dire que la soirée est plus que sympa, mais après ma troisième bières je jette l’éponge, bien décidé à passer une bonne nuit.
Demain la montée vers Edelraute seras peut être compliquée.

TAUERNTREFFEN 2018 en Autriche
Vendredi, enfin la délivrance.
Voila le moment tant attendu depuis 9 ans.
Il a bien neigé toute la nuit, environ une 15 de cm ce qui nous promet une montée bien sympathique.
Surtout que tout ce que j’ai entendu depuis des années ne m’a guère rassuré,
Avec Mach nous décidons de monter nos chaînes à l’hôtel.
Sage décisions car au bout de 3 km nous trouvons une route bien enneigée.
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Le pied total pour nous qui sommes en side-car, sûrement moins pour les quelques solos qui voient se profiler les premières difficultés.
Une fois passé le péage la montée dans la forêt enneigée est juste sublime.
Malgré quelques galériens coincés dans la montée, je ne rencontre que peu de difficultés, juste l’angoisse de perdre de la vitesse et de subir un premier échec qui m’obligerai à redescendre pour recommencer.
Les derniers lacets sont vraiment pentus, m’obligeant à solliciter l’embrayage et à repasser en première.
Par endroit les ornières sont profondes, laissant apparaître une belle couche de glace.
Heureusement mes chaînes font leur boulot et j’atteins enfin le parking.
A ce moment la je suis gagné par une immense émotion, comme si j’avais passé une ligne d’arrivée en vainqueur.
Pourtant rien à gagné ici, juste la joie d’avoir réussi mon petit défi personnel.
Je suis euphorique.

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Didier est le premier à m’accueillir, puis je retrouves Stéphane.
Je fais le tour du campement pour saluer tout le monde.
C’est con mais j’ai envie que tout le monde sache que je suis super heureux d’être la, J’ai tellement attendu se week-end.
Ici je suis dans mon élément, le site est tout simplement superbe et surtout bien enneigé.

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Bref tout les ingrédients sont réunis pour passer un excellent séjour surtout que la colonie Française est importante et de qualité, que des bons potes.
Samedi après une nuit bien enneigé, je décide après avoir pris mes repères de monter à Edelraute.
Après une premières montée très sage, j’en tente une deuxième plus rapide et je me lâche carrément dans la troisième.

Difficile de trouver l’entrée de ma toile de tente
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A cet instant je décide d’arrêter mes conneries car il faut ramener mon side-car en France sans encombre.
Je vais remonter une dernière fois avec Yannick histoire de voir si nous pouvons revenir cette fois ci à deux pour la prochaine édition.
Dimanche c’est malheureusement le départ.
Je vais saluer une dernière fois Andréas l’organisateur. Malgré la barrière de la langue nous nous saluons et j’ai droit à une bonne accolade de sa part qui vaut mieux qu’un long discourt.
Je pense qu ’il a compris que j’étais vraiment heureux d’avoir pu venir au Tauern,
Il faut partir, heureusement il reste encore la descente pour profiter encore de quelques kilomètres de routes enneigées.
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En bas sur le parking je quittes mes compagnons, j’ai quelques jours devant moi avant de rejoindre le lac d’Isarles pour les Bonnets Givrés,

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Après trois tempêtes de neige je rejoins difficilement Salzburg puis Innsbruck.
Amère constat, avec la neige je n’ai parcouru qu’environ 350 km et avec le mauvais temps

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l’Autriche ne m’a laissé entrevoir que quelques paysages.
Sûrement une invitation pour un future voyage.
La nuit tombée je trouve un hôtel facilement.
Au restaurant la serveuse m’apporte mon entrée, mais avec sa tenue vestimentaire typique du Tyrol j’ai plutôt l’impression d’être déjà au dessert. Elle est charmante.
Trêve de plaisanterie, l’hospitalité Autrichienne est réel que se soit dans l’hôtellerie ou la restauration, ils ont envie de vous faire plaisir.
Lundi matin c’est la belle surprise, soleil au zénith, l’Autriche est superbe,
Après un petit déjeuner très copieux et avant de prendre la route je me rends dans le magasin de moto en face de l’hôtel.

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Il est fermé mais en voyant mon side-car le patron m’ouvre la porte, la encore l’hospitalité Autrichienne est présente.
Pas sur que dans une concession Française j’ai eu droit à la même réaction.
Après avoir acheté une bombe de graisse pour ma chaîne je reprends la route dans un Tyrol ensoleillé avant de rejoindre le lac de Constance.

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A Freibourg je m’arrête prendre quelques photos avant de prendre la direction de la frontière.

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Une fois passée celle-ci je contact Fabrice qui m’avais proposer de faire étape chez lui.
Le temps de faire une cinquantaine de km j’ai déjà reçu 6 ou 7 messages de Keker.
J’ai le parcours, la carte, les différents routes possibles et le lien Google maps et la bière qui est déjà au frais.
I l m’a envoyé les textos comme il parle, toujours à fond.
Forcement la soirée est très sympa et nous avons parlé un peu moto, tout terrain forcement et hivernales. Il a même eu le temps de me sortir plusieurs jeux de chaînes avant d’aller dormir pour voir si elles passaient sur mon side.
Merci à vous pour votre accueil vraiment sympathique.

Mardi matin j’ai de nouveau de mauvaises conditions de route et c’est sous une pluie battante que je rejoins Beaune pour faire une visite à la SIMA.
Grosse entreprise mais ici tout respire la passion et ça se sent lorsque tu a la chance de renter dans ses immenses locaux.
Agréable surprise car je suis reçu par le Boss en personne, monsieur Fred Fourgeaud.
J’avais déjà fait connaissance avec lui à la convention pour le boulot, mais la j’ai droit à un entretien personnel,
Un grand merci à tous pour cet accueil chaleureux.

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Je reprend la route direction Chalon-sur -Saône afin de rendre une petite visite à ma centenaire de tante.
Celle-ci n’est pas dans sa chambre mais dans celle de son ami et je les retrouves tout les deux entrain de flirté sur le canapé. Trop forte la tantine.
Je reprend la route mais de nouveau je subis une tempête de neige, sans hôtel dans le coin je retourne à Chalon pour y passer la nuit.
Mercredi je traîne un peu à l’hôtel, la fatigue commence à s’accumuler et je rejoint tranquillement Jacques et Claudine ou je vais rester une journée de plus.
L’ambiance familiale me convient bien et je récupère de mes quelques jours de route.
Un grand merci à vous deux pour ces moments de détente.

LES BONNETS GIVRES
Vendredi, c’est le départ vers le rassemblement des Bonnets Givrés.
Jacques ouvre la route et c’est l’occasion pour moi de découvrir de nouvelles petites routes.

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A Fayes-sur Lignon nous retrouvons Christophe, sa femme et un ami pour partager un repas et surtout faire les derniers kilomètres ensemble sur la neige.
Ils connaissent bien la région et c’est un régal de les suivre.
Avant de descendre par la petite route de la Chartreuse ils me laissent passé devant.
Franchement quel pied, la neige est bien présente et c’est un régal en pilotage.
Avant la dernière ascension je décide quand même par sécurité de monter une dernière fois mes chaînes.
Arrivé sur le site je suis le premier à planter ma tente, trop bien.
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mon campement le premier soir
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le matin , constat c’est bien tombée
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Chaque année j’ai plaisir à retrouver l’équipe soudé Ard’Twin.
Le faible nombre de participants renforce l’esprit de convivialité et ici l’ambiance y est toujours chaleureuse.
Cette année l’accès au site était particulièrement difficile à cause des congères.
Sans un équipement adéquat il étais difficile de rejoindre le bivouac et certains en ont fait les frais dans la montée et ont du rebrousser chemin.

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Je vais passer la soirée avec Jean Claude et notre doyen de 74 ans monté en side Ural.
Après la remise des coupes, j’ai eu la mienne pour mes 57 balais et pour avoir parcouru environ 3400 km pour rejoindre le site.

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Forcement avec ma panne de Gps ce n’était pas le chemin le plus court pour rejoindre l’Ardèche.
Dimanche matin mon périple touche à sa fin.
C’est la boule au ventre que je remballe une dernière fois mes affaires.
Après le petit déjeuner à la Rajasse et après avoir saluer tous ceux que je pouvais je rentre vers Poitiers.
Un grand merci à toute l’équipe Ard’twin, pour votre dévouement,votre gentillesse et votre bonne humeur.
Ne changer rien, votre rassemblement est parfait.
C’est tout ce que j’aime. Promis l’année prochaine je vous ramène bouillotte.

En parlant de Gps, un grand merci à Nono, Bruno Proust pour le prêt du sien qui m’a permis de me guider sans souci pendant ces 15 jours.

Sur la route du retour je m’autorise un dernier petit détour afin de rendre visite à mon ami Jivaro Auvergne Moto Classic.
Je n’ai pas oublié que dans la merde, un jour c’est lui qui est venu me chercher et me dépanner.
http://www.auvergnemotosclassiques.com/

https://www.facebook.com/search/top/?q= ... 0classique

Les derniers kilomètres je vais les parcourir sous la pluie.
Forcement ce sont les plus durs de mon voyage.
Mais je suis quand même bien content de renter chez moi.

Le bilan
Après ces 14 jours de voyages je suis satisfait et je pourrais être rassasié.
Et bien oui et non car je pense déjà à un voyage plus loin et plus haut dans le nord.
Et puis le side-car c’est bien, mais partir à deux ce serait encore mieux.

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