Messagepar Marco » 11 juin 2007, 23:12
T'as bien fait !
Moi, ça aurait pu m' arriver à deux reprises, les circonstances m'en ont empêché, je le regrette encore…
La 1ère fois, c'était sur la nationale qui arrive à Mende, en Lozère. Sur les 10 derniers kilomètres de cette route, elle se transforme en 2 X 2 voies limitée à 90. Je n'étais pas pressé, nous n'étions, d'ailleurs, ma compagne étaient assise derrière moi, sur la R 80 GS chargée de gros bagages, c'était les vacances. Bon, je profite du doublement de la chaussée pour remonter quelques caming-cars qui me gachaient la vue. Un type en caisse déboule dans mon rétro et me colle au cul. Mais j'avais pas la place de me rabattre, y'avait encore des trucs à doubler, et pis j'aime pas qu'on me colle au cul. Je mets un peu de gaz (120 km/h). Le type continue à me sucer la roue, à peine à deux mètres. J'allume mon stop. Il continue. Je rallume mon stop, fais signe d'y aller mollo avec le bras, paume vers le bas, voyez ? Comme il insiste, je mets du gaz, 140, 150… Lui toujours à deux mètres, ça devient vraiment flippant. Alors j'ai mis au taquet : tu parles, la pauv' béhême voulait pas dépasser le 160 compteur, tout en louvoyant grave à cause du chargement et des suspensions à grands débattements. Finalement, j'ai réussi à me rabattre et l'autre crétin a filé. Attends, c'est pas fini : en entrant dans Mende, la circulation ralentit et je me dis que je vais pouvoir le rattrapper. Oh, les envies de meurtre, à ce moment-là. Je me faufile entre les bagnoles, je roule comme un coursier (je l'ai été), je repère le type et j'arrive à sa hauteur. Je me mets à taper sur le toit de sa bagnole… À ce moment-là, ma copine, en pleurs et à bout de nerfs m'a tapé dans le dos. Je l'avais presque oublié et j'avais pris des risques débiles pour rattraper l'autre imbécile. J'ai rien fait et le type a filé. Mais je regrette encore de ne pas lui avoir cassé proprement la gueule.
L'autre fois, c'était dans Paname, avec ma K 75. Un caisseux me grille une priorité et s'enfile dans la circulation de l'avenue Daumesnil, dans le 12è. Bof, je laisse pisser, ça arrive tellement souvent. Alors que je remonte les files peinard, ce con me déboîte sous le nez et accélère. Je le redouble en le klaxonnant, lui montrant du doigt son rétroviseur, comme un rappel. Et je trace. 100 m plus loin, alors que je ralentit en vue d'un feu tricolore, je sens une poussée sur l'arrière gauche de ma moto qui se met à "tirer" à droite. C'est l'aut' c… qui me pousse de l'aile sur la valise Ar de ma Béhême, intentionnellement, comme pour m'envoyer dans le décor. Cette fois, je prends les nerfs, je mets les gaz et 50 m plus loin, je m'arrête en travers à hauteur du feu, bloquant toute la circulation.. Béquille latérale, je descend très vite et je saisi mon antivol en U (un gros, modèle pour parisiens) juste glissé sous un tendeur. Je vais lui exploser son pare-prise, à cet assassin !
C'est là que j'ai réalisé que sur le trottoir d'en face, à 20 m, y'avait le commissariat du 12è arrondissement et demi-douzaines de flics me reluquaient d'un œil soupçonneux (d'un œil normal, quoi !). J'ai remballé mon U sous les insultes du caisseux et je me suis cassé sans demander mon reste. Mais lui aussi, lui qui aurait avait voulu me foutre en l'air, j'aurais bien aimé l'envoyer chez le dentiste pour lui apprendre à vivre.
Dommage…
Alors, mon Gillou, ta petite histoire me fait bien plaisir. Merci !