
Aurons nous la chance de revoir ça cette année ?
-
Daniel78
- Casque d'or
- Messages : 19548
- Enregistré le : 06 févr. 2007, 00:28
- Votre moto : 411 Himalayan
- Localisation : *
Re: Aurons nous la chance de revoir ça cette année ?
Sur les freinages il dépasse les 200 pulsations par seconde ! 

-
mimi.lulu
- Membre RA 2025
- Messages : 21792
- Enregistré le : 30 juin 2006, 10:31
- Votre moto : Side-car RE 650 Interceptor Watsonian
- Modèle de votre autre moto : Bullet 350 Black, 49,9cc Piaggio Bravo 1976, Solex 3800 de 1967
- Prénom : Jean-Luc
- Localisation : Sazilly
Re: Aurons nous la chance de revoir ça cette année ?
Là on n'est pas dans le motogp, mais Sylvain Guintoli, un ancien de l'épreuve reine devient champion du monde de SBK (WorldSuperBike) !
Si vous voulez voir la victoire Guintoli :
race1
http://uplea.com/dl/A281C35F18796A5
race2
http://uplea.com/dl/A12995013903EBA
Et merci à Loris Baz de ne pas avoir suivi les consignes de courses en 1ere manche afin de permettre à Guintoli de gagner...
Si vous voulez voir la victoire Guintoli :
race1
http://uplea.com/dl/A281C35F18796A5
race2
http://uplea.com/dl/A12995013903EBA
Et merci à Loris Baz de ne pas avoir suivi les consignes de courses en 1ere manche afin de permettre à Guintoli de gagner...

ツ
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
-
mimi.lulu
- Membre RA 2025
- Messages : 21792
- Enregistré le : 30 juin 2006, 10:31
- Votre moto : Side-car RE 650 Interceptor Watsonian
- Modèle de votre autre moto : Bullet 350 Black, 49,9cc Piaggio Bravo 1976, Solex 3800 de 1967
- Prénom : Jean-Luc
- Localisation : Sazilly
Re: Aurons nous la chance de revoir ça cette année ?
Fabio Quartararo, un français qui s'est distingué en moto3 dans le championnat d'Espagne !
Malgré son nom, le championnat d'Espagne est ouvert à toutes les nations.
http://uplea.com/dl/8A5F500F327D632
Malgré son nom, le championnat d'Espagne est ouvert à toutes les nations.
http://uplea.com/dl/8A5F500F327D632
ツ
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
-
mimi.lulu
- Membre RA 2025
- Messages : 21792
- Enregistré le : 30 juin 2006, 10:31
- Votre moto : Side-car RE 650 Interceptor Watsonian
- Modèle de votre autre moto : Bullet 350 Black, 49,9cc Piaggio Bravo 1976, Solex 3800 de 1967
- Prénom : Jean-Luc
- Localisation : Sazilly
Re: Aurons nous la chance de revoir ça cette année ?
http://uplea.com/dl/0771AD0C37AA31F
Si vous ne voulez voir qu'une course, c'est le moto3 !

ツ
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
-
Utilisateur1
- Bullet 500
- Messages : 5103
- Enregistré le : 03 mars 2007, 11:28
- Votre moto : Pas de moto
- Localisation : France
Re: Aurons nous la chance de revoir ça cette année ?
mimi.lulu a écrit :Nouvelle victoire de Rossi en Australie.![]()
Le vieux a encore de l'avenir !![]()
P..! Pense aux copains quand tu dis " le vieux" à propos du ch'tit Rossi : son paternel,
le Graziano, une espèce de beatnik, a trois ou quatre ans de moins que moué...

-
mimi.lulu
- Membre RA 2025
- Messages : 21792
- Enregistré le : 30 juin 2006, 10:31
- Votre moto : Side-car RE 650 Interceptor Watsonian
- Modèle de votre autre moto : Bullet 350 Black, 49,9cc Piaggio Bravo 1976, Solex 3800 de 1967
- Prénom : Jean-Luc
- Localisation : Sazilly
Re: Aurons nous la chance de revoir ça cette année ?
GEDEON 03 a écrit :le Graziano, une espèce de beatnik, a trois ou quatre ans de moins que moué...
ben... t'es vieux !

ツ
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
-
mimi.lulu
- Membre RA 2025
- Messages : 21792
- Enregistré le : 30 juin 2006, 10:31
- Votre moto : Side-car RE 650 Interceptor Watsonian
- Modèle de votre autre moto : Bullet 350 Black, 49,9cc Piaggio Bravo 1976, Solex 3800 de 1967
- Prénom : Jean-Luc
- Localisation : Sazilly
Re: Aurons nous la chance de revoir ça cette année ?
Retour sur la carrière d'un champion du monde en 250cc français...
Intéressant de lire le parcours, le vécu, les galères, l'arrêt, et le rebond dans d'autres activités.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
http://www.estrepublicain.fr/actualite/ ... arreter-la
« 20 ANS PLUS TARD »
OLIVIER JACQUE : « JE NE POUVAIS PAS M’ARRÊTER LÀ »
Le motard lorrain est l’un des invités de notre page mensuelle « 20 ans plus tard ». Lors de
l’hiver 1994-95, celui qui allait devenir champion du monde en 250 cm3 (2000), a connu une
période de doute. Au point peut-être de devoir abandonner son rêve. Flash-back…

Olivier, quels souvenirs conservez-vous de cet hiver 1994-95 ?
« Je venais de finir vice-champion d’Europe. Je terminais mon partenariat avec l’équipe de France
au sein de laquelle j’avais passé deux saisons exceptionnelles. J’avais été encadré à 100 %. A la
fin de cette année 1994, tout tombait à l’eau ou presque. Marc Fontan, qui était le team-manager
à l’époque, m’avait fait savoir par le biais de la Fédération que l’équipe n’était pas reconduite et
qu’il n’allait suivre que Régis Laconi en Championnat du monde. Pour moi, c’était merci et au revoir…
Débrouillez-vous ! A 20 ans, cela n’a pas été une période facile parce que je ne savais pas trop
comment faire pour décrocher une place en Grand Prix. Mon père m’a incité à aller parler à
Hervé Poncharal (Tech 3). On a pris la voiture, nous sommes descendus dans le Sud le voir.
C’était un petit rayon de soleil. Hervé, qui a été ensuite mon team-manager pendant dix ans,
m’a dit qu’il n’avait pas de budget pour moi. Mais il avait une vieille moto qu’il pouvait dépoussiérer.
Il a conclu en me disant : ‘On pourra peut-être te faire rouler. On va essayer de te trouver des
budgets, essaye-toi de ton côté de trouver de l’argent pour financer ta saison.’ J’ai donc passé
tout l’hiver à téléphoner, à écrire des CV, à rencontrer des gens… A l’époque, j’étais sur Nancy.
Au final, rien ou presque. Quelques mécènes mais pas suffisamment pour démarrer une saison
en Grand Prix. »
Avez-vous craint de devoir renoncer à votre ambition ?
« Non, je devais le faire quoiqu’il arrive. Je ne pouvais pas m’arrêter là. Les conseils de la
Fédération, c’était d’aller en Superbike. Mais moi, je ne voulais pas… C’était un moment difficile.
Mes espoirs s’effondraient. Au fond de moi, je savais que j’avais le niveau, je voulais vivre cette
expérience. Je ne voulais pas renoncer. Pendant deux mois, j’ai été balancé entre espoir et
désespoir. Finalement, fin janvier, Hervé Poncharal m’appelle et me dit : ‘C’est bon, tu fais tes
valises. On t’embarque, on va en Australie.’ Elf s’est dit : ‘On aide ce jeune, on participe, on
lui donne un petit billet.’ Ce n’était pas énorme, de l’ordre de 15.000 euros de l’époque, mais
c’était juste pour me mettre le pied à l’étrier et voir ce que cela donnait. »
Comment se sont déroulés les premiers pas en Grand Prix ?
« J’ai saisi la balle au bond. Tout a commencé par une première participation qui était plutôt
pas mal car j’étais sur la grille de départ aux côtés de pilotes comme Jean-Philippe Ruggia
qui avait une moto d’usine alors que moi je disposais d’une moto qui avait déjà deux ans d’âge.
Mais cette moto était bien préparée. En course ensuite, j’ai fait de bonnes performances dès
le début et cela a donné envie à Tech 3 de continuer et même d’investir un peu d’argent sur
moi. Les sponsors commençaient à arriver. C’était parti… Mais c’est un hiver que j’ai encore
en mémoire. Cela m’a endurci. Ce fut une période de doute. La situation était alarmante, j’avais
quitté les études et tout. Il fallait que ça marche… »
Avec le recul, quel bilan tirez-vous de votre carrière en Grand Prix ?
« J’ai toujours pensé que j’étais un privilégié. Je n’ai peut-être pas mené ma carrière au mieux à
certains moments mais quel privilège que d’avoir pu faire du sport à haut niveau de cette façon
et remporter un titre de champion du monde. Ce n’est pas donné à tout le monde. Je m’en suis
donné les moyens peut-être mais je garde en mémoire que c’était une chance. »
Comment viviez-vous les exigences du haut niveau, et notamment la hantise des chutes assez
fréquentes en moto ?
« Le stress, ça finissait par être agréable et cela crée de l’adrénaline. C’est vraiment la drogue
du sportif. On devient accro. Mais ce stress finissait finalement par être agréable. En revanche,
avec les chutes, au fil des années on réduit son capital et on amenuise ses performances. C’est
ce qui m’a poussé à arrêter. Le corps et la tête disaient stop. Beaucoup de gens n’ont pas compris.
J’ai arrêté à 34 ans, c’est relativement tôt. Mais l’envie n’y était plus. A ce niveau-là, si on n’a pas
la rage tous les matins en se levant, si on craint la blessure… Ce n’est pas possible. Cela reste
un métier de guerriers. On est vulnérables. L’envie d’aller à la limite s’est évaporée. »
« Je me suis retrouvé dans un monde
qui était quasiment inerte »
Que retenez-vous des dernières années ?
« Ce fut assez dur en 2003. Je n’étais pas sous le feu des projecteurs. Je n’avais pas vraiment
d’opportunités. A moins d’aller en Superbike mais ce n’était pas ma discipline, mon monde. Je
voulais absolument continuer en Grand Prix. Mais je me disais vraiment plutôt que de terminer 15e,
je préfère mettre ma carrière en parenthèses. En 2005, l’écurie Kawasaki m’appelle. Les
dirigeants voulaient que je roule pour eux pour remplacer un pilote blessé. J’ai accepté leur proposition.
Je suis parti au Japon pour des essais puis en Chine pour le Grand Prix. Et je fais finalement le meilleur
résultat de la saison de la marque, sous la pluie en terminant 2e derrière Valentino Rossi après une
interruption de compétition pendant un an et demi. Ce fut la folie… En 2007, je suis redevenu pilote
officiel pour l’intégralité de la saison. Mais là, j’ai senti qu’il s’était passé quelque chose. C’était la fin.
Je suis tombé plusieurs fois. Je n’avais plus spécialement la capacité à me concentrer et à tirer le
meilleur de moi-même. Les blessures sont arrivées. Mon épouse était enceinte… Autant d’éléments
déclencheurs. C’était la fin. Lors d’une chute bénigne dont on se remet facilement à vingt ans, je suis
resté dans le bac à sable. J’avais perdu connaissance. Je ne savais plus où j’étais. J’ai pris conscience
à ce moment-là que le jeu n’en valait plus la chandelle, que je ne gagnerais plus de course. Et être là
juste pour remplir la grille comme je disais à l’époque, cela ne m’intéressait pas. Je ne voulais pas juste
faire acte de présence. La frustration était finalement beaucoup plus grande de terminer entre les 12 et
15e places que de rouler en Moto GP. Je préférais être dans l’ombre et me faire plaisir autrement. »
A ce moment-là, avez-vous eu peur de ne pas trouver une activité aussi excitante ?
« Non car quand j’étais pilote de développement chez Kawasaki, je savais pertinemment que c’était la
dernière ligne droite. J’étais vraiment dans la phase descendante. Je savais que cela allait s’arrêter un
jour ou l’autre. Je m’étais préparé. »
La vie devient tout de même, on l’imagine, plus fade sans l’adrénaline de la compétition !
« Quand on arrive dans la vie normale entre guillemets, on se dit : ‘Mais qu’est ce qui se passe ? Le
monde est arrêté.’ C’est un peu effrayant au départ. J’étais toujours été par monts et par vaux. Et là,
soudain, je me suis retrouvé dans un monde qui était quasiment inerte. L’histoire de l’adrénaline, cela
m’est passé un peu avec les séances de développement. J’avais ma petite dose. Au final, cela ne me
manquait plus trop… Et puis j’ai trouvé un équilibre dans ma famille déjà. Ensuite j’ai trouvé avec le
kite-surf une discipline qui m’a donné des sensations sensiblement similaires à la moto. On joue avec
les éléments, on arrive parfois à trouver la limite. Il y a un peu de danger quand les conditions de mer
et de météo sont très fortes. Ca été un peu un palliatif. A côté de ça, mon activité a totalement changé.
Je me suis retrouvé entre guillemets (rires) dans la vie active. J’ai développé une activité touristique à
l’international. Ca m’a pris pas mal de temps, la tête aussi… J’ai changé complétement de vie.
La page était tournée. Cela s’est fait comme ça. »
Et maintenant ?
« Maintenant je prends énormément de plaisir à voir les autres. Je me suis installé pas très loin de mon
ancienne équipe de course que je passe voir régulièrement. Et je n’envie pas leur vie… J’ai une vie plus
tranquille. Je gère mes affaires. Je suis entre la France et l’Espagne. Je suis très bien comme ça. Une vie
de nomades, c’est bien quand on est jeune. Mais quand on commence à avoir des enfants, cela devient
plus compliqué.
Si vos enfants veulent faire de la moto, comment l’envisagez-vous ?
« J’ai deux garçons de 7 et 4 ans. Pour l’instant, le petit regarde son frère. Mais le premier, il faut le
freiner alors que j’essaye justement de les garder à l’écart. Car je sais que c’est vraiment difficile et
que la moto cela devient très vite une drogue. Quand on a goûté, après… ! Ma première course, c’était
à Commercy. A partir du moment où j’ai mis mes roues sur un parking, je me souviens c’était un parking
de piscine, que j’ai commencé à chatouiller le macadam… C’était parti, je n’arrivais plus à m’arrêter.
Mes fils, je les tiens à l’écart. Mais ils voient bien… Dans le garage, j’ai des petites motos que mes
partenaires m’avaient offertes. Je les ai gardées. Quand je les sors, le grand veut les essayer. Comme
il se débrouille bien, je lui ai fait essayer des motos un peu plus puissantes. Mais cela reste dans l’allée
de la maison. Le jour où il va me demander d’aller sur un circuit, ce sera plus compliqué… »
En tant que parent, comment imaginez-vous justement vivre le stress d’une course ?
« C’est ça qui me permet de les tenir à l’écart car justement je n’ai pas envie de vivre ça. C’est paradoxal …
D’un côté j’aimerais bien mais de l’autre pour l’avoir vécu intérieurement, le chemin est tellement long et
parsemé d’embûches, je n’oserais pas l’aventurer sur cette route-là. Et moi vivre ça de l’extérieur en
partage père-fils, ce serait trop dur. Mais je n’aurai peut-être pas le choix… »
Avez-vous des projets dans le monde du sport ou plus simplement professionnels ?
« Je me tiens informé de ce qui se passe en moto. J’ai d’excellentes relations avec le milieu. J’y vais
régulièrement. Mon épouse étant Espagnole, je me suis rapproché d’un groupe d’Espagnols qui évoluent
dans ce milieu-là. Mais honnêtement, dans la moto, je n’ai pas de projet immédiat. Et sur le plan
professionnel, je veux continuer dans cette voie-là (de l’immobilier de tourisme, principalement à Barcelone). »
Revenez-vous souvent en Lorraine ?
« Entre la scolarité des enfants, nos activités en Espagne, ce sont plutôt les Lorrains qui descendent. Ils
me demandent de plus en plus de venir. Mais à part ça, je remonte deux ou trois fois par an voir la famille
qui est restée en Lorraine. On ressort les motos et on se rappelle aux bons vieux souvenirs. »
Propos recueillis par C.C.
Né le 29 août à Villerupt (Meurthe-et-Moselle)
Pilote de vitesse moto.
136 Grands en Championnat du monde.
7 victoires, 35 podiums.
Champion du monde 250 cm3 en 2000.
Vit aujourd’hui dans le Var où il a développé une affaire dans l’immobilier.
Intéressant de lire le parcours, le vécu, les galères, l'arrêt, et le rebond dans d'autres activités.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
http://www.estrepublicain.fr/actualite/ ... arreter-la
« 20 ANS PLUS TARD »
OLIVIER JACQUE : « JE NE POUVAIS PAS M’ARRÊTER LÀ »
Le motard lorrain est l’un des invités de notre page mensuelle « 20 ans plus tard ». Lors de
l’hiver 1994-95, celui qui allait devenir champion du monde en 250 cm3 (2000), a connu une
période de doute. Au point peut-être de devoir abandonner son rêve. Flash-back…

Olivier, quels souvenirs conservez-vous de cet hiver 1994-95 ?
« Je venais de finir vice-champion d’Europe. Je terminais mon partenariat avec l’équipe de France
au sein de laquelle j’avais passé deux saisons exceptionnelles. J’avais été encadré à 100 %. A la
fin de cette année 1994, tout tombait à l’eau ou presque. Marc Fontan, qui était le team-manager
à l’époque, m’avait fait savoir par le biais de la Fédération que l’équipe n’était pas reconduite et
qu’il n’allait suivre que Régis Laconi en Championnat du monde. Pour moi, c’était merci et au revoir…
Débrouillez-vous ! A 20 ans, cela n’a pas été une période facile parce que je ne savais pas trop
comment faire pour décrocher une place en Grand Prix. Mon père m’a incité à aller parler à
Hervé Poncharal (Tech 3). On a pris la voiture, nous sommes descendus dans le Sud le voir.
C’était un petit rayon de soleil. Hervé, qui a été ensuite mon team-manager pendant dix ans,
m’a dit qu’il n’avait pas de budget pour moi. Mais il avait une vieille moto qu’il pouvait dépoussiérer.
Il a conclu en me disant : ‘On pourra peut-être te faire rouler. On va essayer de te trouver des
budgets, essaye-toi de ton côté de trouver de l’argent pour financer ta saison.’ J’ai donc passé
tout l’hiver à téléphoner, à écrire des CV, à rencontrer des gens… A l’époque, j’étais sur Nancy.
Au final, rien ou presque. Quelques mécènes mais pas suffisamment pour démarrer une saison
en Grand Prix. »
Avez-vous craint de devoir renoncer à votre ambition ?
« Non, je devais le faire quoiqu’il arrive. Je ne pouvais pas m’arrêter là. Les conseils de la
Fédération, c’était d’aller en Superbike. Mais moi, je ne voulais pas… C’était un moment difficile.
Mes espoirs s’effondraient. Au fond de moi, je savais que j’avais le niveau, je voulais vivre cette
expérience. Je ne voulais pas renoncer. Pendant deux mois, j’ai été balancé entre espoir et
désespoir. Finalement, fin janvier, Hervé Poncharal m’appelle et me dit : ‘C’est bon, tu fais tes
valises. On t’embarque, on va en Australie.’ Elf s’est dit : ‘On aide ce jeune, on participe, on
lui donne un petit billet.’ Ce n’était pas énorme, de l’ordre de 15.000 euros de l’époque, mais
c’était juste pour me mettre le pied à l’étrier et voir ce que cela donnait. »
Comment se sont déroulés les premiers pas en Grand Prix ?
« J’ai saisi la balle au bond. Tout a commencé par une première participation qui était plutôt
pas mal car j’étais sur la grille de départ aux côtés de pilotes comme Jean-Philippe Ruggia
qui avait une moto d’usine alors que moi je disposais d’une moto qui avait déjà deux ans d’âge.
Mais cette moto était bien préparée. En course ensuite, j’ai fait de bonnes performances dès
le début et cela a donné envie à Tech 3 de continuer et même d’investir un peu d’argent sur
moi. Les sponsors commençaient à arriver. C’était parti… Mais c’est un hiver que j’ai encore
en mémoire. Cela m’a endurci. Ce fut une période de doute. La situation était alarmante, j’avais
quitté les études et tout. Il fallait que ça marche… »
Avec le recul, quel bilan tirez-vous de votre carrière en Grand Prix ?
« J’ai toujours pensé que j’étais un privilégié. Je n’ai peut-être pas mené ma carrière au mieux à
certains moments mais quel privilège que d’avoir pu faire du sport à haut niveau de cette façon
et remporter un titre de champion du monde. Ce n’est pas donné à tout le monde. Je m’en suis
donné les moyens peut-être mais je garde en mémoire que c’était une chance. »
Comment viviez-vous les exigences du haut niveau, et notamment la hantise des chutes assez
fréquentes en moto ?
« Le stress, ça finissait par être agréable et cela crée de l’adrénaline. C’est vraiment la drogue
du sportif. On devient accro. Mais ce stress finissait finalement par être agréable. En revanche,
avec les chutes, au fil des années on réduit son capital et on amenuise ses performances. C’est
ce qui m’a poussé à arrêter. Le corps et la tête disaient stop. Beaucoup de gens n’ont pas compris.
J’ai arrêté à 34 ans, c’est relativement tôt. Mais l’envie n’y était plus. A ce niveau-là, si on n’a pas
la rage tous les matins en se levant, si on craint la blessure… Ce n’est pas possible. Cela reste
un métier de guerriers. On est vulnérables. L’envie d’aller à la limite s’est évaporée. »
« Je me suis retrouvé dans un monde
qui était quasiment inerte »
Que retenez-vous des dernières années ?
« Ce fut assez dur en 2003. Je n’étais pas sous le feu des projecteurs. Je n’avais pas vraiment
d’opportunités. A moins d’aller en Superbike mais ce n’était pas ma discipline, mon monde. Je
voulais absolument continuer en Grand Prix. Mais je me disais vraiment plutôt que de terminer 15e,
je préfère mettre ma carrière en parenthèses. En 2005, l’écurie Kawasaki m’appelle. Les
dirigeants voulaient que je roule pour eux pour remplacer un pilote blessé. J’ai accepté leur proposition.
Je suis parti au Japon pour des essais puis en Chine pour le Grand Prix. Et je fais finalement le meilleur
résultat de la saison de la marque, sous la pluie en terminant 2e derrière Valentino Rossi après une
interruption de compétition pendant un an et demi. Ce fut la folie… En 2007, je suis redevenu pilote
officiel pour l’intégralité de la saison. Mais là, j’ai senti qu’il s’était passé quelque chose. C’était la fin.
Je suis tombé plusieurs fois. Je n’avais plus spécialement la capacité à me concentrer et à tirer le
meilleur de moi-même. Les blessures sont arrivées. Mon épouse était enceinte… Autant d’éléments
déclencheurs. C’était la fin. Lors d’une chute bénigne dont on se remet facilement à vingt ans, je suis
resté dans le bac à sable. J’avais perdu connaissance. Je ne savais plus où j’étais. J’ai pris conscience
à ce moment-là que le jeu n’en valait plus la chandelle, que je ne gagnerais plus de course. Et être là
juste pour remplir la grille comme je disais à l’époque, cela ne m’intéressait pas. Je ne voulais pas juste
faire acte de présence. La frustration était finalement beaucoup plus grande de terminer entre les 12 et
15e places que de rouler en Moto GP. Je préférais être dans l’ombre et me faire plaisir autrement. »
A ce moment-là, avez-vous eu peur de ne pas trouver une activité aussi excitante ?
« Non car quand j’étais pilote de développement chez Kawasaki, je savais pertinemment que c’était la
dernière ligne droite. J’étais vraiment dans la phase descendante. Je savais que cela allait s’arrêter un
jour ou l’autre. Je m’étais préparé. »
La vie devient tout de même, on l’imagine, plus fade sans l’adrénaline de la compétition !
« Quand on arrive dans la vie normale entre guillemets, on se dit : ‘Mais qu’est ce qui se passe ? Le
monde est arrêté.’ C’est un peu effrayant au départ. J’étais toujours été par monts et par vaux. Et là,
soudain, je me suis retrouvé dans un monde qui était quasiment inerte. L’histoire de l’adrénaline, cela
m’est passé un peu avec les séances de développement. J’avais ma petite dose. Au final, cela ne me
manquait plus trop… Et puis j’ai trouvé un équilibre dans ma famille déjà. Ensuite j’ai trouvé avec le
kite-surf une discipline qui m’a donné des sensations sensiblement similaires à la moto. On joue avec
les éléments, on arrive parfois à trouver la limite. Il y a un peu de danger quand les conditions de mer
et de météo sont très fortes. Ca été un peu un palliatif. A côté de ça, mon activité a totalement changé.
Je me suis retrouvé entre guillemets (rires) dans la vie active. J’ai développé une activité touristique à
l’international. Ca m’a pris pas mal de temps, la tête aussi… J’ai changé complétement de vie.
La page était tournée. Cela s’est fait comme ça. »
Et maintenant ?
« Maintenant je prends énormément de plaisir à voir les autres. Je me suis installé pas très loin de mon
ancienne équipe de course que je passe voir régulièrement. Et je n’envie pas leur vie… J’ai une vie plus
tranquille. Je gère mes affaires. Je suis entre la France et l’Espagne. Je suis très bien comme ça. Une vie
de nomades, c’est bien quand on est jeune. Mais quand on commence à avoir des enfants, cela devient
plus compliqué.
Si vos enfants veulent faire de la moto, comment l’envisagez-vous ?
« J’ai deux garçons de 7 et 4 ans. Pour l’instant, le petit regarde son frère. Mais le premier, il faut le
freiner alors que j’essaye justement de les garder à l’écart. Car je sais que c’est vraiment difficile et
que la moto cela devient très vite une drogue. Quand on a goûté, après… ! Ma première course, c’était
à Commercy. A partir du moment où j’ai mis mes roues sur un parking, je me souviens c’était un parking
de piscine, que j’ai commencé à chatouiller le macadam… C’était parti, je n’arrivais plus à m’arrêter.
Mes fils, je les tiens à l’écart. Mais ils voient bien… Dans le garage, j’ai des petites motos que mes
partenaires m’avaient offertes. Je les ai gardées. Quand je les sors, le grand veut les essayer. Comme
il se débrouille bien, je lui ai fait essayer des motos un peu plus puissantes. Mais cela reste dans l’allée
de la maison. Le jour où il va me demander d’aller sur un circuit, ce sera plus compliqué… »
En tant que parent, comment imaginez-vous justement vivre le stress d’une course ?
« C’est ça qui me permet de les tenir à l’écart car justement je n’ai pas envie de vivre ça. C’est paradoxal …
D’un côté j’aimerais bien mais de l’autre pour l’avoir vécu intérieurement, le chemin est tellement long et
parsemé d’embûches, je n’oserais pas l’aventurer sur cette route-là. Et moi vivre ça de l’extérieur en
partage père-fils, ce serait trop dur. Mais je n’aurai peut-être pas le choix… »
Avez-vous des projets dans le monde du sport ou plus simplement professionnels ?
« Je me tiens informé de ce qui se passe en moto. J’ai d’excellentes relations avec le milieu. J’y vais
régulièrement. Mon épouse étant Espagnole, je me suis rapproché d’un groupe d’Espagnols qui évoluent
dans ce milieu-là. Mais honnêtement, dans la moto, je n’ai pas de projet immédiat. Et sur le plan
professionnel, je veux continuer dans cette voie-là (de l’immobilier de tourisme, principalement à Barcelone). »
Revenez-vous souvent en Lorraine ?
« Entre la scolarité des enfants, nos activités en Espagne, ce sont plutôt les Lorrains qui descendent. Ils
me demandent de plus en plus de venir. Mais à part ça, je remonte deux ou trois fois par an voir la famille
qui est restée en Lorraine. On ressort les motos et on se rappelle aux bons vieux souvenirs. »
Propos recueillis par C.C.
Né le 29 août à Villerupt (Meurthe-et-Moselle)
Pilote de vitesse moto.
136 Grands en Championnat du monde.
7 victoires, 35 podiums.
Champion du monde 250 cm3 en 2000.
Vit aujourd’hui dans le Var où il a développé une affaire dans l’immobilier.
ツ
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
-
pinsole07
- Membre RA 2025
- Messages : 15445
- Enregistré le : 28 avr. 2008, 22:17
- Votre moto : 350 Hunter
- Modèle de votre autre moto : RE 250 CGT + Side-car RE 650 CGT + Yam 125 SR + Cruisym
- Prénom : Philippe
- Localisation : Vivarais
- Localisation : Vivarais
Re: Aurons nous la chance de revoir ça cette année ?
Merci Jean Luc.
Sympa cet article ...
Sympa cet article ...
"Scout un jour scoot' toujours"
Anonyme
Anonyme
-
mimi.lulu
- Membre RA 2025
- Messages : 21792
- Enregistré le : 30 juin 2006, 10:31
- Votre moto : Side-car RE 650 Interceptor Watsonian
- Modèle de votre autre moto : Bullet 350 Black, 49,9cc Piaggio Bravo 1976, Solex 3800 de 1967
- Prénom : Jean-Luc
- Localisation : Sazilly
Re: Aurons nous la chance de revoir ça cette année ?
Pour ceux qui ont FaceBook, il existe un groupe qui diffuse pleins de grands prix :
https://www.facebook.com/groups/motogpfans58/
Je me régale !
https://www.facebook.com/groups/motogpfans58/
Je me régale !

ツ
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
-
Utilisateur3
- Le moteur tourne bien
- Messages : 675
- Enregistré le : 23 déc. 2006, 07:04
- Votre moto : Pas de moto
- Localisation : France
Re: Aurons nous la chance de revoir ça cette année ?
Pas je régale tant que ca voir GP dans TV.
Ressemble ballet bien reglé
Little bit casse-noisette ...
Epithete bi cose (Hi René!) Niveau pilotes trop forts sans beaucoup ecart visible...
Pneus chewing gum...Queue sais-je...
Mieux voir bordure la piste petit course teignes attaquent velu sur short circuits
Enfin je pense me myself and I...
Ressemble ballet bien reglé
Little bit casse-noisette ...
Epithete bi cose (Hi René!) Niveau pilotes trop forts sans beaucoup ecart visible...
Pneus chewing gum...Queue sais-je...
Mieux voir bordure la piste petit course teignes attaquent velu sur short circuits
Enfin je pense me myself and I...
-
mimi.lulu
- Membre RA 2025
- Messages : 21792
- Enregistré le : 30 juin 2006, 10:31
- Votre moto : Side-car RE 650 Interceptor Watsonian
- Modèle de votre autre moto : Bullet 350 Black, 49,9cc Piaggio Bravo 1976, Solex 3800 de 1967
- Prénom : Jean-Luc
- Localisation : Sazilly
Re: Aurons nous la chance de revoir ça cette année ?
ツ
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
-
Jackymoto
- Membre RA 2025
- Messages : 28488
- Enregistré le : 14 janv. 2007, 20:47
- Localisation : quelque part dans le monde
- Localisation : Limoges
Re: Aurons nous la chance de revoir ça cette année ?
Come dirait Bourdache, heureusement que la piste est mouillée! 

-
Utilisateur2
- Le moteur tourne bien
- Messages : 1153
- Enregistré le : 22 janv. 2011, 16:46
- Votre moto : Pas de moto
- Localisation : France
Re: Aurons nous la chance de revoir ça cette année ?
Bon OK avec la flotte on dira peut-être pas Casses Noisettes mais Lac des Cygnes...
Épi en voyant ces videos, comme je ne me souvenais plus du résultat mon petit
coeur tressautait dans ma petite poitrine pour le brave petit Français qu'allait
devancer le fils Rossi sur la ligne.
Merki Mimi Lulu.
T'as remouché à 22' sur la deuxième video quand le gars Rossi pose ses gants ?
Ses sous-gants pour la pleu : des gants d'examen j'y nique au logis!
Quel doigté ce champion...
Épi en voyant ces videos, comme je ne me souvenais plus du résultat mon petit
coeur tressautait dans ma petite poitrine pour le brave petit Français qu'allait
devancer le fils Rossi sur la ligne.
Merki Mimi Lulu.
T'as remouché à 22' sur la deuxième video quand le gars Rossi pose ses gants ?
Ses sous-gants pour la pleu : des gants d'examen j'y nique au logis!
Quel doigté ce champion...
-
mimi.lulu
- Membre RA 2025
- Messages : 21792
- Enregistré le : 30 juin 2006, 10:31
- Votre moto : Side-car RE 650 Interceptor Watsonian
- Modèle de votre autre moto : Bullet 350 Black, 49,9cc Piaggio Bravo 1976, Solex 3800 de 1967
- Prénom : Jean-Luc
- Localisation : Sazilly
Re: Aurons nous la chance de revoir ça cette année ?
J'aime bien quand Maria me remercie...


ツ
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
-
mimi.lulu
- Membre RA 2025
- Messages : 21792
- Enregistré le : 30 juin 2006, 10:31
- Votre moto : Side-car RE 650 Interceptor Watsonian
- Modèle de votre autre moto : Bullet 350 Black, 49,9cc Piaggio Bravo 1976, Solex 3800 de 1967
- Prénom : Jean-Luc
- Localisation : Sazilly
Re: Aurons nous la chance de revoir ça cette année ?
Bientôt la reprise...
29 mars 2015 !
29 mars 2015 !

ツ
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur

Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.
