La dernière fois que j'ai travaillé sur une 204 essence (vers 1986 environ), mon voisin fermier avait abandonné ce coupé 2 portes depuis des années et à décidé de la remettre en route pour rouler à travers champs et sur des chemin de terre afin de surveiller son système d'irrigation.
Tentative de mise en route au démarreur, mais le moteur était bloqué, tentative en remorque derrière un tracteur, mais en 4è les roues patinaient.
Dépose de la culasse résultat : les cylindres étaient un peu rouillés, heureusement les quatre pistons étaient à mi-course entre PMH et PMB, alors, foutu pour foutu j'ai tout arrosé de dégrippant, bloqué le haut des chemises pour qu'elles ne bougent pas dans le bloc, ensuite j'ai frappé sur les pistons avec un bout de bois dur pour les faire descendre (tantôt su 1 et 4 puis sur 2 et 3).
Cela a duré des heures, petit a petit je suis arrivé à faire tourner le moteur, jusqu'à ce qu'il puisse tourner en remorquant cette semi épave avec un tracteur.
Un gros travail de dégueulasse, je n'ai même pas déposé les pistons pour changer les segments. Peut-être rodé les soupapes

je ne me souviens plus.
Il a tourné quelques mois avec cette ferraille, en bouffant autant d'huile qu'un curé pouvait en bénir.
Son frère avait lui aussi eu une 204 qu'un parent lui avait donnée en 1978, l'embrayage avait été mal reposé et le cône triangulaire en bout de vilebrequin avait battu, résultat un millimètre pile de jeu au palier de vilebrequin côté embrayage.
Elles avaient tout de même la peau dure ces bagnoles.
Je n'ai jamais réparé de 204 Diesel.
