Ce matin j'ai roulé 150 km avec un engin que l'on m'a prêté, réputé basse consommation grâce à sa technologie etc etc. J'ai roulé sans chercher à savoir comment était bâti ce truc. Vitesses très courtes mais la 5 è très longue plutôt "Overdrive". Bref pas le pied, pas nerveux un engin très quelconque. Avant de le rendre j'ai fait le plein et soulevé le capot et (tenez-vous bien) 4 cyl, 16 soupapes, Diesel monojet (en réalité HDI à injecteurs commandés par électrovanne ou commande piézzoélectrique, pompe à très haute pression 800 à 1.500 ou 1.800 bar, common rail, turbocompresseur (à peine gros comme les deux poings). C'est un IVECO à benne basculante chargeant 1,5 tonne (ce qu'il faut pour rester conduisible avec le permis tourisme). Une telle débauche de technologie pour un si piètre résultat. Ils mettent un petit moteur qu'il boostent ensuite pour arriver à la puissance nécessaire pour faire rouler cette carcasse et son chargement. Je chausse du 44, j'achète du 44. Je ne vois pas pourquoi j'achèterais du 38 pour ensuite aller le torturer au "conformateur" (cette espèce d'outil que l'on glisse dans les godasses, pour ensuite faire tourner une poignée afin de gagner une demi ou une pointure.
J'espère que le vrai but recherché est une meilleure combustion donc une pollution plus faible et donc plus d'oxygène résiduel et moins de CO2 pour les générations futures, car sinon c'est qu'ils se foutent de notre gueule.
Je crois que je vais devenir nostalgique de cette émission de radio ancienne qui s'appelait "Qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de vous"
