aegirson2 a écrit :Par rapport à un pneu tubeless, ça change quelque chose la chambre à air de ce point de vue là ?
Oui, c'est même l'intérêt du montage tubeless !
Le "pneu sans chambre" a été inventé par Michelin et il a été monté pour la première fois sur les 2CV fin 1961.
Il implique une jante étanche avec un profil interne s'adaptant à un pneu aux flancs plus rigides et dont le "talon" (le bord interne du pneu) est renforcé et rendu également plus étanche par plus de gomme. Le dernier élément est la valve, étanche dans la jante.
L'intérêt du tubeless, sur le plan de la sécurité, consiste essentiellement à ce que si un objet crève la bande de roulement (un clou, une vis...), tant que l'objet reste dans le trou, il contribue à l'obstruer et le dégonflage sera plus lent.
Dans le cas du montage avec chambre, dès qu'un clou ou une vis a crevé le pneu, il perce la chambre et elle se vide très vite, mettant la roue "à plat", avec toutes les conséquences néfastes qui en résultent sur la tenue de route et le guidage, sans oublier le risque de déjantage.
En cas de crevaison, le but du montage tubeless, c'est de générer une crevaison "lente" plutôt que soudaine.
Et sur le plan pratique, on peut se dépanner en réparant le pneu de l'extérieur par la pose d'une mèche encollée.
Quant au risque d'éclatement, il a quasiment disparu aujourd'hui avec les gommes modernes et le montage tubeless, du moins pour les voitures. Ce qui produisait des éclatements, autrefois, c'était la montée en température de la chambre à air, à cause de frictions entre la chambre et le pneu (ou la jante), souvent dues à une pression insuffisante... la chambre chauffait, l'air qu'elle contenait chauffait aussi, la pression interne pouvait augmenter rapidement et provoquait une déchirure soudaine de la chambre, BANG ! Le pneu se retrouvait alors à plat en une seconde ! De plus, le coup de pression résultant de l'éclatement de la chambre pouvait déstabiliser le véhicule d'un seul coup.