Salut,
la BMW F 650 CS (puisque c'est de celle-là qu'on parle) n'a pas trouvé sa clientèle en France où elle s'est vendue comme un goupillon musical un jour d'enterrement.

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Faut dire qu'elle cumulait les bizzareries, à commencer par son nom commercial, "Scarver" dont on se demande bien ce que ça peut pouvoir dire.
Ne parlons pas des couleurs, noir corbillard, bleu piscine, gris technocrate ou cet espèce de bronze caca d'oie, parfois même un mélange de tout ça !
Y'a vraiment que les Totors pour chier des teintes pareilles !
Et puis comme elle sortait des standards habituels, personne ne s'y retrouvait... roadster, scrambleur urbain, "moto de fille", gromono revisité façon futur ? C'était pourtant une très bonne moto, mais ça ne suffit pas pour bien se vendre... car les logiques du marketing en moto et celles de l'électroménager, c'est pas tout-à-fait les mêmes !
Tout en plastique pour playmobil (même l'alu est vernissé façon plastoc sur cette meule), avec cet espèce de coffre sur le faux réservoir pour y fixer un bagage ou un second casque d'emport, elle a déconcerté la clientèle motarde plutôt attachée à des références typés : sport, GT, néoclassic, trails d'aventure, custom, selon des schémas établis.
Elle ne s'est pas trop mal vendue en Allemagne où les mentalités sont un peu différentes qu'en France.
Peut-être qu'elle est allé un peu trop loin en terme d'audace ou d'évidences tout droit sorties des ordinateurs des bureaux de R&D de Munich.
Une moto, ça ne peut pas être qu'utilitaire et strictement efficace : pour qu'on s'y attache, il leur faut aussi un supplément d'âme, un côté passion.
J'ai possédé sa "frangine", la GS, qui était un excellent trail routier : même moteur, même cadre, mais transmission à chaîne et roue de 19' à l'avant. C'était une moto très solide et très polyvalente, quasiment parfaite partout et j'en ai été très content. Ne m'en servant plus depuis un peu plus de deux ans, je viens de la revendre pas cher à un pote... je préfère mes vieilles brèles... la passion, quoi !