Ainsi va l'histoire, ils étaient morts il fallait bien les enterrer (mais de là à faire tout ce cirque).
Lors de l'enterrement de mon père début avril 1945 il y avait beaucoup de monde (1.500 personnes) ce qui est beaucoup pour un village de 650 habitants à ce moment-là, et beaucoup de bien pensants du village n'étaient pas venus, ils reprenaient du poil de la bête puisque les allemands avait quitté les lieux 8 mois plus tôt. Il n'y avait pas de curés non plus car l'enterrement était civil. Il n'y avait pas de miliciens non plus car il se peut que ce soient des miliciens rescapés qui aient envoyé mon père au cimetière (comme il se peut que ce soient des salades internes). Ce qui est sûr, c'est que le lendemain il n'y avait plus personne pour aider la veuve et les orphelins, les grands discours étaient repliés dans les poches (pour les suivants). La France avait fini d'avoir peur, on pouvait recommencer à commercer en rond et à jouer sur les cours de ceci et de celà (sans oublier le trafic des piastres) pourtant TRapie n'était pas grand à l'époque et peut-être pas encore né. Il n'a donc rien inventé.
