On ne va pas me croire, mais après toute cette place occupée sur le serveur avec mes deux précédents posts (sorte de mise en contexte, censée éclairer le sujet), c'est surtout ce qui vient maintenant que je voulais partager.
Ah mais non, ressortez des abris, ça va être moins long !

Ce que je voulais partager, après deux ans de pratique quasi quotidienne intensifiée par deux confinements, c'est comment je suis re-devenu "mélomane" – au sens tout simplement étymologique. Pratique quasi quotidienne seulement, parce qu'il y des jours où je me balade à moto, quand même. Et quand je me balade à moto, le bruit de la Guzz' avec les Mistral, c'est la musique que je préfère.
N.-B. Ce genre de hasard ne s'invente pas : hier en fin d'après-midi, l'émission "Le temps du débat" traitait des "effets sur le droit d'auteur de la crise numérique et de la crise sanitaire". Les deux sont fort liées, oui. Un nombre étonnant de thèmes dont il a été question dans le présent sujet étaient abordés. Et à plusieurs reprises, les oreilles des responsables de ma plate-forme unique et préférée ont dû siffler. Mais au moins, les professionnels invités par Emmanuel Laurentin sont tombés d'accord sur un point : l'existence d'une offre de musique en ligne légale, de qualité technique satisfaisante et d'un prix "abordable", a considérablement réduit le piratage.
https://www.franceculture.fr/emissions/ ... embre-2020 3 sur 3. – LA CITE DES MILLE PLANETES Je cherche, je trouveSmartphone en main et compte bancaire dûment débité tous les mois, ne restait plus qu'à me lancer dans l'exploration du monde de la musique. De tous les temps, de tous les pays, comme on dit sur France Musique.
Le jour où j'ai réalisé cela, je me suis senti comme un enfant dans un magasin de bonbons. Pas un petit, de quartier, mais une grande surface. Une surface sans limites, même.
Grâce à un moteur de recherche très puissant, je pense n'avoir jamais cherché sur Spotify un morceau que je n'aie pas trouvé. Bon, le choix n'est pas tout à fait illimité, en particulier en classique, si on tient à une interprétation précise. Mais il reste très large, même pour d'anciennes versions "de référence" devenues rares, en mono parfois.

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Pour ce qui est des interprétations récentes, je ne vois pas de restrictions (mais on ne me dit pas tout).
Playlists vs albumsSur Spotify chaque morceau permet de "voir" l'album dont il est tiré. C'est à dire de lire et de sauvegarder les albums dans sa bibliothèque – avec les réserves dont il est parlé dans le post précédent.

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Ça m'a un peu déstabilisé au début (façon de parler, hein), mais la musique sur plate-forme fait exploser la notion d'album, familière et pertinente pour notre génération, au profit de celle de
playlist – on l'aura compris vu que j'ai déjà employé le terme 2000 fois.
D'abord, on se dit que c'est dommage, parce qu'on connaît tous, rien que dans la pop, des tas d'"albums-concepts", mettons chez King Crimson ou les Beatles. Mais rien n'empêche d'écouter en ligne les albums en continu – si c'est vraiment ce qu'on faisait avant.
Quand j'ai découvert ça, je me suis dépêché de remplir mes étagères virtuelles, un peu au hasard, avec les premiers albums de Crosby, Stills & Nash, ceux de Jefferson Airplane, des Kinks, puis de Terry Riley, puis de Gil Evans, puis une rare intégrale du trio de Jimmy Giuffre avec Jim Hall, aussi pas mal de "fondamentaux" du répertoire classique, etc.
Ils sont toujours là, mais je me suis vite mis à faire des playlists autour de toutes sortes de thèmes, et j'ai compris l'intérêt de cela. Car qui écoute systématiquement ses albums en entier, et sur lesquels n'y a-t-il pas quelques morceaux de "remplissage" ?
Vous reprendrez bien un peu d'algorithmes ?A partir du morceau qu'on a cherché et trouvé, on accède à l'album, donc, puis à une discographie complète, et grâce aux algorithmes, à une "radio" en ligne. Dédiée à l'interprète en question, elle diffuse en continu ses titres et des titres comparables.
On accède aussi à des propositions du type "Similaire à", considérant que, quand vous avez aimé un musicien, vous aimerez sans doute tel ou tel autre, repéré comme "similaire". Et oui, comme sur une plate-forme de vente de n'importe quoi en ligne. Genre "Ceux qui comme vous ont acheté ceci ont aussi acheté cela". Comme si l'acheteur était moutonnier…

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Le risque existe dont j'ai parlé plus haut : écouter toujours la même chose. Mais on peut voir ça autrement, comme on
dézoome avec une caméra : de référence en référence, et par le jeu des analogies (comme dans le Petit Robert), on élargit le champ, jusqu'au grand angle, et on finit forcément par découvrir quelque chose.
Et puis, une découverte en entraînant une autre, on est tenté d'approfondir chacune, de repérer les influences, etc.
Pfff, c'est sans fin, ce truc. Comme ce sujet, alors ? Oui, mais la fin arrive, patience.
La musique retrouvéeVous je sais pas, mais il m'arrive souvent d'avoir l'oreille tirée par un morceau entendu à la radio, que je voudrais avoir sous la main ensuite. Des applis comme Shazam permettent d'identifier à la volée le morceau entendu. Mais on peut aussi… écouter la désannonce, ou aller sur le site de la radio qui de plus en plus, indique les morceaux diffusés pendant l'émission. La playlist de France Inter alimente ainsi régulièrement les miennes.
Il se passe la même chose avec les films : ce tube que le héros chante à tue-tête au volant, plus ou moins à l'unisson de ce qu'il entend sur l'autoradio (figure devenue récurrente au cinéma), c'était quoi, déjà ?
Avec l'appli IMDb, on peut retrouver le détail de la musique entendue dans les films. Mais Spotify permet d'accéder directement à la plupart des BO. S'il y a des amateurs ici…


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De tous les paysPar le biais d'une rencontre – qui peut être un film – on découvre parfois un interprète, un univers musical exotique (une "planète", c'est déjà pas mal), qu'on a envie d'explorer. Ça m'arrive souvent.
Par exemple après avoir littéralement craqué pour le film "2046" (Wong Kar-wai, 2004), et sur une de ses interprètes (Faye Wong), qui est aussi une chanteuse de
canto pop connue en Chine. Je me suis mis à collectionner tous les morceaux d'elle que je pouvais trouver (c'était il y a longtemps). Il y a deux ans, l'une de mes premières playlists sur Spotify, ça a été avec elle. Et j'ai beaucoup enrichi ma collection.
Hors la Chine, je dois être un de ceux qui a la playlist de Faye Wong la plus conséquente !


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Commémorations et messesL'actualité musicale est parfois faite de disparitions. Mettons cette année : Little Richard, Eddie Van Halen, Spencer Davis (dans la génération des "supers groupes", ça frappe fort ces temps-ci, et c'est, hélas, naturel), Ennio Morricone, Christophe, voire Juliette Greco ou Anne Sylvestre ("Les gens qui doutent", une grande chanson. Je sais, la chanteuse n'aimait pas qu'on le lui dise), etc. Comme l'atteste la fréquentation des plates-formes et la vente de disques, cela entraîne le plus souvent, même si ça ne dure pas longtemps, l'envie de réécouter les chers disparus.
Pas de problème, Spotify a tout ça en magasin.
La bande-son de nos viesC'est grave docteur ? L'autre jour m'est venue l'envie de me faire une ventrée de Chaussettes Noires ! Une plongée dans l'adolescence totalement régressive, mais ça ne m'a pas pris bien longtemps pour retrouver les morceaux-cultes de mes années-collège.
Ou encore, il n'y a pas longtemps, j'ai eu envie de "binger" tout Brassens, pour me faire pardonner de ne plus assez l'écouter. Il est possible que j'aie oublié deux ou trois chansons. Mais comme ce type était génial !
Enfin, et tout récemment, il était question ici d'"Epitaph". Mon souvenir de ce morceau était assez vague, mais je savais qu'il m'avait accompagné un temps. J'ai voulu me remettre le morceau (et le son du mellotron) dans l'oreille, et c'est lui que j'écoute en ce moment.
Donc ça, c'est fait. Merci qui ?
Refermer la boucleBon, j'en ai peut-être assez fait, là.
A part lutter sur la fin contre les crispations de ma main droite sur la souris, raconter tout ça n'était pas bien difficile : une sorte de défense et illustration de ce que peut apporter, à quelqu'un qui aime la musique, la plate-forme de streaming qui est présentement leader du marché. Comme voler au secours de la victoire, en somme.
Cette victoire va sans doute s'amplifier, et à coup sûr la prééminence du streaming comme mode d'accès à la musique (idem pour les films et les séries. Qui les regarde encore en DVD ?) Pour preuve, un lecteur réseau est maintenant intégré dans une majorité d'amplis Hi-Fi. Et pas n'importe lesquels !

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https://www.quad-hifi.co.uk/artera-solus-play/Des précisions en français :
https://www.on-mag.fr/index.php/topaudi ... rtefeuilleVoilà, la boucle est bouclée. Il est temps pour moi de reprendre une activité normale.

Cordialement.
. Jihel