Et si on n'avait pas pris de précautions, il y aurait eu combien de morts ?...
Quelles précautions ? Celles de laisser Sanofi, fleuron national de l'industrie pharmaceutique qui a touché plus d'un milliard d'euros d'aides publiques en dix ans, licencier 400 chercheurs alors que son action en bourse n'a cessé de grimper depuis l'année dernière et qu'elle reversait des dividendes records à ses actionnaires et qui n'a pas été foutu de produire un vaccin ?
Précaution de rétablir les 5000 lits d'urgence manquants dès la 1ère vague (un an plus tard, on en est à la 3è) ?
Et les sites de production de masques de protection qui ont fermé en France récemment (alors qu'ils étaient économiquement rentables), c'est par précaution ?
C'est par précaution que les soignants qui manifestaient en 2019 contre la casse du système de santé se prenaient des coups de gomme à effacer le sourire par les CRS ?
La liste des incohérences et d'impéritie gouvernementale dans cette crise sanitaire est longue, interminable, incommensurable... honteuse pour tout dire et rien ne semble devoir l'arrêter...
Alors c'est pas aux humoristes qui s'en moquent qu'il faut s'en prendre, mais plutôt à ceux qui sont aux manettes du pouvoir, ceux-là mêmes qui n'ont rien vu venir (malgré les alertes des médecins en 2019), rien préparé et même pire, qui dégradent le système de santé depuis près de trente ans et qui sont toujours aux commandes, fussent aux abonnés absents.
Non, à part nous asséner des discours moralisateurs, pleurnichards, infantilisants et culpabilisants, ce gouvernement n'a pris aucune précaution : ses représentants ne font qu'ajuster leur communication au gré des évènements pour tenter de faire croire qu'ils les maîtrisent.
Les précautions, c'est la plupart d'entre-nous qui les prenons, en restreignant nos contacts, en encaissant les contraintes, les pertes de salaire, d'emploi et de loisirs pour ceux qui en ont encore les moyens...