Tarmeau a écrit :...c'est soit vis d'air, soit vis de richesse, mais jamais les deux en même temps....
Air et richesse, c'est pareil : si tu donnes de l'air, tu appauvris et si tu en diminues, tu enrichis. Dans un carbu, c'est plus facile de moduler le débit d'air que le débit d'essence, car l'air est un gaz qui ne coule pas, contrairement à l'essence qui est un liquide, donc qui peut occasionner des fuites.
Le principe, c'est que de l'essence (le carburant) est disponible dans une réserve (la cuve) à la pression atmosphérique et l'air est un gaz (comburant, car il contient de l'oxygène) qui est aspiré (car il y a dépression), ce qui permet de d'attirer ce gaz dans des conduits dont on réduit le débit avec une vis conique (vis d'air, dite aussi vis de richesse).
Le circuit de ralenti est un circuit pré-réglé, un circuit en dérivatif du circuit de marche normale.
Le circuit de marche normale, c'est celui dont on modifie le début d'air, par montée du boisseau ou ouverture du papillon, depuis la poignée d'accélérateur.
Sur un carbu de moto à boisseau, le boisseau est couplé à une aiguille conique qui monte et descend avec le boisseau, l'aiguille libérant plus ou moins un débit d'essence calibré par le gicleur principal (dit de marche normale) surmonté d'un diffuseur (ou puits d'aiguille).
Sur un carbu à papillon (ou volet), c'est l'augmentation de la dépression dans le carbu (aspiration du piston moteur) qui fait gicler l'essence remontant par un tube d'émulsion aussi appelé aussi "tube d'ajutage d'automaticité", avec un débit initial toujours calibré par une gicleur "principal".
Quand l'accélérateur est au repos (boisseau ou papillon fermé), le moteur respire sur le circuit de ralenti, mais toujours sur le principe d'un mélange gazeux composé idéalement de 15 g d'air pour 1g d'essence. Pour régler ce circuit de ralenti, on intervient sur la vis d'air appelée aussi vis de richesse.
Cette vis agit, par son extrémité conique, sur un petit canal d'air, le calibre d'essence étant dépendant du gicleur de ralenti qui est fixe. En vissant ou dévissant la vis d'air (ou de richesse), on augmente ou on réduit le débit d'air qui se mélange à l'essence dont le début est toujours le même puisque calibré par le gicleur de ralenti.
Mais ce qu'on appelle communément la "vis de ralenti", c'est la vis butée (conique aussi) qui avance ou recule sur une rampe taillée dans le flanc du boisseau ou sur un bossage : quand on visse, la vis s'enfonce, le cône avance et fait remonter le boisseau, donc, l'entrée d'air dans la buse.
Sur un carbu à papillon (volet), la vis de ralenti vient pousser une bielette qui commande le pivotement du volet (papillon).
La vis de ralenti est une butée réglable.
La vis d'air ou de richesse est une vis qui resserre ou libère un conduit où passe de l'air (ou dans certains cas, un flux d'essence).
Voilà en gros, vite fait, dans les grands principes de base car en réalité, y'a beaucoup de carbus qui ont leurs particularités.