Jano a écrit :...Apres, je ne peux pas me permettre de parler de la linéarité du caractère de ma 500 étant donné que je n'ai jamais conduit de vieille fonte.
Ce que je peux dire, et je te rejoins, c'est qu'en descendant de motos "performantes" ou urbaines, la différence est affolante.
Mais d'un autre côté je me dis que ces modèles de Bulett sont peut être le compromis (idéal) associant une part du caractère des motos d'antan et une part de la fiabilité des motos actuelles.
Je suis peut être un peu bobo, pigeon voir "fashion-victim" mais je ne trouve pas "cool" de tomber en panne pour autant comme ecrivait un copain (je ne sais plus qui) sur le forum.
Pour avoir essayé tous les modèles de Bullet 500 (de 1957 à la dernière Classic), il me semble que celle qui marche le mieux, disons celle qui est la plus homogène tout en étant globalement la plus performante, c'est la Bullet EFI de dernière génération (avant la 350 Classic ou Meteor). Elles ont gardé le côté "gromono" du moteur (souplesse, sensations du moteur longue-course, vitesse de croisière possible) sans les inconvénients des anciens moteurs "fonte" (suintements, bruits de ferraille, fragilité si on tire dedans).
Pour autant, selon mon point de vue, une 500 EFI ne m'intéresse pas beaucoup : ça ne m'intéresse pas d'avoir les inconvénients d'une moto ancienne avec une moto "moderne"... tant qu'à avoir les contraintes (et le charme) d'une ancienne, autant l'avoir avec une vraie ancienne. Mais là, c'est une opinion perso, pas un jugement à l'égard d'autrui.
Le charme des "fontes", c'est précisément que ce sont encore de vraies motos anciennes et que leur usage nécessite quelques compétences en mécanique que tout le monde n'a pas (la mécanique, ça s'apprend). Ceci dit, une "fonte" n'est pas difficile à utiliser quand on sait que les freins à tambour imposent plus de prudence et quand on a pris l'habitude de passer les vitesses au pied droit et de freiner de l'arrière au pied gauche.
Pour ce qui est de tomber "en panne", non, ce n'est généralement "pas cool" pour personne... c'est chiant, ça coûte des sous, ça peut même être dangereux selon l'endroit où ça arrive et dans tous les cas, ça oblige à revoir son agenda immédiat et celui des heures, voire des jours à venir. Bref, c'est mieux quand ça n'arrive pas. Mais la panne peut arriver avec n'importe quelle moto, même la plus fiable : suffit de crever un pneu et c'est la galère.
Disons que le risque de "tomber en panne" avec une ancienne qui peut vraiment tomber en panne, c'est que ça donne un peu de piment au déplacement : faut toujours y penser, ne jamais tout envisager comme une certitude, être capable de s'adapter aux aléas, tenter de se préparer à être un peu plus "autonome" que la moyenne du motard lambda...
Je n'aime pas tomber en panne, mais pourtant, qu'est-ce que ça a pu m'arriver avec mes vieux véhicules ! Alors à force, on apprend à se démerder et on s'arrange à l'atelier pour que ça ne se produise plus aussi souvent qu'avant... mais ça m'arrive encore !
Et jusqu'à présent, mes résolutions de pannes ou les circonstances que cela a entrainé se sont transformé, une fois devenues des souvenirs, en aventures.
La panne, ça t'oblige à t'adapter, à te démerder comme tu peux, donc, c'est formateur, même si ça se passe dans la contrainte... la panne, ça te rend plus expérimenté, mais il y a un proverbe chinois qui dit que "l'expérience est une lanterne qu'on a dans le dos et qui n'éclaire que le chemin parcouru."
Le truc finalement le plus important, c'est que nos Enfield sont encore des motos un peu poétiques et un peu philosophiques... et nous en avons tous besoin pour que nos vies soient juste un peu moins "ordinaires"...





