mimi.lulu a écrit :[...Quand Jean-Paul Gaulier dit que le passage de l'En'duo supprime les zones humides, il est sérieux ?
Un chemin/passage à moto doit faire au grand maximum 4 m de large, ça détruit
vraiment une zone humide ?

Il est certain que le passage de plusieurs motos successives dans un milieu naturel cause des dégâts sur la bio-diversité, que ça écrase les petites bêtes et fait fuir les plus grosses, m'enfin si on va par là, même le passage de randonneurs à pieds perturbe ce qui vit et pousse aux abords d'un chemin.
Mais c'est bien moins pire que la moindre activité agricole mécanisée, sans parler des produits phytosanitaires ou que l'installation de méga-bassines de rétention d'eau alimentées par pompage des nappes phréatiques pour permettre à des agriculteurs à gros rendements de continuer à exploiter un modèle économique dont on connait les ravages.
Il n'y a pas d'activité humaines sans incidence sur le milieu naturel, d'une manière ou d'une autre. La question qui se pose ensuite, c'est la nécessité de l'activité mise en cause et là, le débat dévie sur l'aspect moral du pourquoi.
L'enduro est une pratique sportive pas plus destructrice que bien d'autres pratiques, elle est encadrée par un fédération (la FFM) qui fait de gros efforts et l'activisme qui consiste à y mettre le bordel, quitte à générer de la gène ou carrément du danger pour les pratiquants est très discutable.
Le message d'intolérance que renvoient ces actions de guérilla écolo radicales ne contribuent pas, selon moi, à faire progresser la cause de l'écologie... ça ne créé que des tensions supplémentaires.
Si une épreuve d'enduro a été validée par les services concernés, elle est légale, ça veut dire qu'elle respecte aussi certaines zones sensibles que le passage des coureurs ne viendra pas endommager.
Les chemins et voies d'accès dans nos forêts sont aussi des reflets des activités humaines depuis des siècles.