Il n'est pas possible d'être utilisateur de FB ou Twitter sans être exploité.
Lorsque je dis être utilisateur, c'est posséder un compte et accéder aux contenus de ces réseaux en étant authentifié (connecté avec ses identifiants).
Pas besoin d'utiliser son véritable état civil ou de poster des photos de son salon pour être en danger. C'est notre cerveau qui les intéresse.
Au départ FB était une bonne idée. Le problème c'est la dérive manipulatrice d'opinions que ses concepteurs ont délibérément choisie au fil des années.
D'abord pour faire consommer plus leurs utilisateurs et contenter les annonceurs qui les font vivre. Mais puisque ça fonctionne bien, pourquoi s'arrêter là.
Pour cela il faut avoir conscience de la machine de guerre qui est mise en place, dans des bâtiments remplis de serveurs.
Le système compile les publications que l'on consulte, le temps que l'on passe à les lire, ce que l'on a "liké", avec quels utilisateurs on échange, sur quels sujets, de quels groupes ont fait partie, etc. L'objectif étant de nous ranger dans un profil personnalisé qu'ils construisent avec nos usages.
Jusque là ce n'est pas bien grave. Ça leur génère des revenus de publicité ciblée. C'est le jeu du tout gratuit.
Là où ça devient beaucoup plus grave, c'est quand il orientent volontairement la vision de la société.
Ils ont fait des essais avec une élection majeure de président et avec un référendum. Ça a très bien fonctionné.
Prenons le cas du CT moto.
Quelqu'un est par exemple contre (ou pour) le CT. Les algorithmes vont très vite l'analyser. Un tri sera fait pour pousser essentiellement des publications qui vont dans ce sens. Car l'objectif de FB c'est que l'utilisateur reste et surtout revienne, pour y trouver ce qui le conforte. Pas ce qui le dérange (pas de pouce baissé sur FB). On peut ainsi très facilement polariser une opinion dans le sens demandé par celui qui paye (État tiers, multinationale, ...).
Le nombre d'utilisateurs de ces réseaux leur donne une puissance très dangereuse. Une puissance qui dépasse souvent celle d'un État, en agissant sur ses citoyens.
Je n'ai pas encore visionné la vidéo que propose Marco, mais il y a de multiples sources qui aident à s'interroger. Comme le documentaire disponible sur Netflix
Derrière nos écrans de fumée dans lequel témoignent d'anciens salariés des GAFA :
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_ ... 80921.html. Ou le bouquin de Shoshana Zuboff
L'âge du capitalisme de surveillance.
Ce docu
Disparaître : sous les radars des algorithmes était passé sur Arte :
https://www.youtube.com/watch?v=8dIBGKsIyPAJe comprends ceux qui ont besoin d'un outil pour rester en contact et pouvoir partager avec leur famille ou des amis éloignés géographiquement.
Mais si on communique avec ses proches (idée de départ de FB), pas besoin d'être sur une plateforme avec des millions d'utilisateurs.
Les gens sont sur FB pour être reliés au monde entier, aux médias, à ses centres d'intérêt, pas juste à leur amis.
Sinon il existe d'autres solutions bien moins dangereuses pour nos démocraties.

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https://degooglisons-internet.org/fr/"Les géants du web ont une telle puissance qu’ils exercent une domination technique, économique, culturelle et politique sur nos sociétés.
Ces dominations posent de nombreux problèmes pour nos libertés :
- Capitalisme de surveillance
- Dérives démocratiques
- Fermeture sur une seule vision de société
- Centralisation des données et des attentions"