Et puis du boulot, j'en ai eu moins donc j'ai eu plus de temps, alors j'ai parfois tenté de proposer un reportage avec le magazine pour qui je bossais encore un peu, histoire de me motiver, d'avoir une bonne raison pour y aller, mais ça ne les intéressais pas... ou plutôt, le CR d'un correspondant leur suffisait.
Mais y'a un truc qui me titillait : durant les premières années du renouveau des 1000 vaches, les organisateurs utilisaient un de mes dessins sans me l'avoir jamais demandé et j'avais idée de m'y pointer à l'arrache en leur disant "puisque vous avez utilisé un dessin à moi, je m'invite gratos, c'est la moindre des choses, merci de votre acceuil !"
Et puis ces derniers années, bof... pluie, vent, gadoue ! L'idée de me farcir 1000 bornes d'A20 A/R pour trois jours ou cinq jours de petites routes en plein hiver, bof... la Bullet sur autoroute, c'est pas drôle ! J'aurais pu y aller avec la Guzzi, mais en cas de neige sur les derniers kilomètres, c'est casse-gueule, elle est lourde, c'te vache.
Et puis la certitude de pourrir la moto dans de la saumure, merci, j'ai déjà donné !
En fait, c'est chiant d'être un motard vivant en IDF : quitter la région parisienne et surtout, y revenir le dimanche soir en se tapant deux heures d'interfile pour boucler les derniers 70 km de nuit, c'est à vous dégoutter de partir le WE.
Pourtant, y'a quinze jours, j'y repensais, pourquoi pas ? Avec la R 60 badigeonnée d'huile de vidange et de graisse dans ses soubassements, ça aurait pu et en BMW, on a les pieds au chaud... Et puis je me suis chopé un bon gros rhume et j'ai préféré rester au chaud tout entier. Atchooouuuuum !
Bref, on verra ça quand je vivrais dans le Limousin, si j'y vais...







