Très beau résumé de Skoncey. En tant que rouleur à moto par tous les temps, je préfère de loin les hivernales en été!
J'en ai que pour une heure pour rejoindre les Millevaches...et voir des motos modernes, pas mon truc.
skoncey a écrit :Ce jeudi 5 décembre, à l'aube, je décidais, mû par une soudaine volonté qui me laissait pantois, de chevaucher ma fidèle W650 (mais pas queue...) Et de me rendre aux Millevaches.
A l'heure où blanchit la campagne (c'est à dire vers -2°), premier coup de kick et le moteur s'ébroue dans une délicieuse mélodie que seules les plus grandes symphonies de ce monde peuvent égaler....
Je termine de m'arnacher dans ce costume pas très glamour qui confère aux habitués des hivernales une allure quelque peu teintée d'engoncement à peine surjouée....
Les premiers kilomètres se déroulent dans une atmosphère feutrée, feignant d'ignorer le doux picotement qui naît au bout de mes doigts boudinés....
Les kilomètres s'enchaînent, les uns après les autres, toujours aussi vaillant et ne regrettant aucunement de m'être extrait de la couche douillette pour aller affronter les premières morsures de l'hiver....
Au kilomètre 18, alors que le picotement se fait de plus en plus intense et gagne insidieusement le bout de mes pieds, qui n'ont toujours pas compris pourquoi ils sont passées de la charentaise à la botte au cuir épais, je décide de faire halte à la Cantine du pois, très bon restaurant de Romans, que je ne peux que vous conseiller....
Ah bout du deuxième café, le doute s'installe et ma femme m'appelle.....
18 kilomètres me dis-je, 38 aller-retour quand même, c'est bien suffisant pour être solidaire des courageux hivernistes, non!?
Sur cette réflexion engagée dès le premier kilomètre, je rentre chez moi, heureux d'avoir vaincu le froid, les doutes qui m'assaillaient, et la perspective de ma femme qui m'attend....
Revenu à la maison, je remet une bûche dans le poêle Jøtul qui n'en demandait pas moins, m'assied dans le canapé, tenant fermement malgré les tremblements involontaires de mes mains, la tasse à café bien chaude....
Je suis bien.....
Bonne et belle route aux courageux, dont j'ai fait partie un temps avant que la raison ne me donne raison....
de faire 1/2 tour alors qu'il fait beau.


masbernat a écrit :Bien d'accord, mais on peut venir avec une remorque (stationnée) pas trop loin?
skoncey a écrit :Ce jeudi 5 décembre, à l'aube, je décidais, mû par une soudaine volonté qui me laissait pantois, de chevaucher ma fidèle W650 (mais pas queue...) Et de me rendre aux Millevaches.
A l'heure où blanchit la campagne (c'est à dire vers -2°), premier coup de kick et le moteur s'ébroue dans une délicieuse mélodie que seules les plus grandes symphonies de ce monde peuvent égaler....
Je termine de m'arnacher dans ce costume pas très glamour qui confère aux habitués des hivernales une allure quelque peu teintée d'engoncement à peine surjouée....
Les premiers kilomètres se déroulent dans une atmosphère feutrée, feignant d'ignorer le doux picotement qui naît au bout de mes doigts boudinés....
Les kilomètres s'enchaînent, les uns après les autres, toujours aussi vaillant et ne regrettant aucunement de m'être extrait de la couche douillette pour aller affronter les premières morsures de l'hiver....
Au kilomètre 18, alors que le picotement se fait de plus en plus intense et gagne insidieusement le bout de mes pieds, qui n'ont toujours pas compris pourquoi ils sont passés de la charentaise à la botte au cuir épais, je décide de faire halte à la Cantine du pois, très bon restaurant de Romans, que je ne peux que vous conseiller....
Ah bout du deuxième café, le doute s'installe et ma femme m'appelle.....
18 kilomètres me dis-je, 38 aller-retour quand même, c'est bien suffisant pour être solidaire des courageux hivernistes, non!?
Sur cette réflexion, engagée de façon inconsciente dans mon cerveau déjà givré dès le premier kilomètre, je rentre chez moi, heureux d'avoir vaincu le froid, les doutes qui m'assaillaient, et la perspective de ma femme qui m'attend....
Revenu à la maison, je remet une bûche dans le poêle Jøtul qui n'en demandait pas moins, m'assied sur le canapé (vautrer serait le terme adéquat), tenant fermement malgré les tremblements involontaires de mes mains, la tasse à café bien chaude....
Je suis bien.....
Bonne et belle route aux courageux, dont j'ai fait partie un temps avant que la raison ne me donne raison....

Jackymoto a écrit :J'en ai que pour une heure pour rejoindre les Millevaches...et voir des motos modernes, pas mon truc.
Limoges Meymac en 1 heure, il avionne drôlement le Jacky

.

