En 2011 j'ai pu récupérer la comtoise des arrières grands-parents paternels.
Ils l'avaient achetée neuve en 1877 chez l'horloger du village, ce qui a permis de voir que le nom du village a un peu changé Laroque-Timbault est devenu Laroque-Timbaut.
Je pensais pouvoir la réviser moi-même, car j'en ai révisé un bon nombre depuis mes dix-huit ans.
Mais là j'ai dû faire appel à un professionnel, la fusée d'un axe était rongée au plus haut point, le gars en a bavé pour forer l'axe, il y a laissé quelques forets pourtant faits pour. Il a aussi rechargé le palier qui était lui aussi très usé et ensuite forer le métal rapporté pile poil là où il fallait.
Maintenant la comtoise va fonctionner durant des décennies et durera bien plus que moi (à condition qu'elle ne se trouve pas dans un vide grenier).
J'ai ôté le poids de la sonnerie, ma femme ne supportait pas ce bruit, (en effet entendre les douze coups de minuit alors qu'on commence à s'endormir, et attendre la seconde rafale de douze coups deux à trois minutes plus tard ! . .
La précision est largement suffisante, même si cette précision varie avec la température du local, le long balancier s'allonge ou rétrécit avec les variations de la température.
Cela n'a pas d'importance, puisque rien ne fonctionne avec beaucoup de précision, alors que les savants nous ont doté d'horloges atomiques variant d'une nanoseconde tout les "X" milliers de siècles, les trains et avions arrivent à avoir des précisions à une ou deux heures près.
Parfois j'oublie de remonter le mécanisme, c'est justement dans ces moments-là qu'elle atteint une précision absolue puisqu'elle est à l'heure pile deux fois par jour (certes, durant un temps très bref), mais elle est à l'heure.
