druid a écrit :De même, je n'ai jamais compris pourquoi le sélecteur était passé du côté gauche sur toutes les pétoires, alors qu'il était très bien à droite.

C'est dû à une sorte de normalisation.
L'ère "moderne" de la moto arrive avec les bécanes japonaises, au début largement copiées sur les motos allemandes (BMW, DKW, Adler...) qui avaient souvent le sélecteur à gauche, à cause de leur architecture moteur/boîte.
Le sélecteur à droite des anglaises (et aussi françaises et italiennes) vient de l'architecture des monos et twins de l'entre deux-guerre, avec BV séparée, distribution à droite et transmission primaire à gauche. Le sélecteur à main droite qui commandait la boîte (à droite) via une tringlerie est peu à peu passé à un sélecteur au pied, notamment sous l'impulsion de Velocette et Royal Enfield avec ses Bullet des années trente.
Les japonaises ont eu majoritairement le sélecteur à gauche et étant les plus nombreuses dans les années soixante, c'est devenu la norme, notamment aux USA, contraignant les anglaises (comme la Triumph T140) et les grosses italiennes (Guzzi V7 et Ducati twin) à changer de côté, le marché US étant le plus gros marché d'exportation.
N'oublions pas non plus qu'aux USA, la principale marque qu'était Harley avait déjà le sélecteur à gauche, anciennement à la main puisque l'embrayage était au pied gauche). Quand ils sont passés à la commande d'embrayage à main gauche, au guidon, le sélecteur de vitesse a été adapté au pied gauche.
Donc, pour résumer, via les motos allemandes copiées par les japonais dans les années cinquante avec un sélecteur à gauche et pour s'adapter au marché US, le sélecteur à gauche est devenue la norme. Quant aux motos françaises avec sélecteur à droite, elles ont disparu et les anglaises et les italiennes ont été adaptées avec sélecteur à gauche. Pour l'anecdote, les premières Guzzi V7 (fin des années soixante) avaient une tringlerie de commande BV et frein AR interchangeable.