Daniel78 a écrit :Question de curiosité, c'est obligatoire depuis longtemps à bord des ULM le capteur de monoxyde de carbone ?
Non, ce n'est pas obligatoire, mais comme j'ai un système de chauffage cabine qui prend l'air chaud autour du pot d'échappement, je préfère prendre cette précaution
Sinon pour répondre (même si Daniel78 à presque tout dit), j'ai un moteur Jabiru 2200 de 80 CV, 4 cylindres à plat. Sur le tableau de bord il y a des instruments de pilotage, et d'autres de gestion moteur. Les 3 plus gros sur la photo de gauche à droite sont les instruments (obligatoires) de pilotage:
- altimètre (en pieds)
- anémomètre (compteur de vitesse indiquée, dit "badin")
- variomètre
L'altimètre s'utilise de 3 façons différentes, là pour mon trajet j'ai tourné la molette pour mettre l'altitude du terrain de départ par rapport au niveau de la mer, dans la petite fenètre de droite ça me donne la pression atmosphérique du moment (lors du réglage). Ici en vol je suis donc à 6000 ft au-dessus du niveau de la mer.
Quand on fait de la voltige (obligatoirement au-dessus d'un aérodrome), on le cale à zéro pour connaitre sa hauteur par rapport au terrain lors des figures.
Quand on fait un voyage au-dessus d'une certaine altitude, on le cale à 1013 Hpa, de façon à ce que tous les aéronefs au-dessus de cette altitude aient le même référentiel.
L'anémomètre indique la vitesse par rapport au vent relatif, ce n'est donc pas une vitesse sol (qui est donnée par le gps). Par exemple il peut indiquer comme ici 145 km/h, mais si j'avais 45 Km/h de vent de face en vitesse sol réelle je ne serais qu'à 100 km/h. Les codes couleurs autour de l'instrument (blanc, vert, jaune, rouge) indiquent des limites de vitesse structurelles.
Le variomètre indique un taux de montée ou de descente.
Pour les instruments et boutons moteurs à gauche on trouve le démarreur (bouton noir cerclé d'argent), puis les deux magnétos (il y a un double allumage, 2 bougies par cylindre), à droite la température culasse (il faut 100°C pour décoller, et ne pas dépasser 175°C), et la tempé d'huile (mini 50°C pour décoller, 90/100 est parfait en vol, ne pas dépasser 115°C. Plus à droite l'EGT, donc le tempé d'échappement, indique la qualité du régime (pauvre ou riche), et donc le risque éventuel de bousiller une soupape. Non visible il y a également un instument de pression d'huile.
Dans le circuit visuel permanent du pilote d'ULM il y a:
- la gestion extérieure du vol (bref les autres aéronefs, les obstacles, les repères géographiques, les champs vachables etc...
- la gestion du pilotage (attitude de l'aéronef, altitude à ne pas dépasser, vitesses, route à suivre, etc....)
- la gestion du moteur
Voili voilou, de manière succinte




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