JacquesD a écrit :Marco,
Tu parles de la Nevada 750cc, en 1999 j'avais commandé par téléphone une Nevada à l'agent de mon coin, lorsque je suis allé voir l'engin, la machine n'était pas là, il n'y avait aucune date de livraison à me donner, il a essayé de me vendre une Jackal 1100 cc qui était en magasin, je l'ai enjambée mais je l'ai trouvée trop lourde (je n'avais plus roulé à moto depuis 13 ans et l'engin me semblait trop imposant pour se remettre aux deux roues). j'ai demandé dans combien de temps je pouvais avoir la Nevada, le gars est resté très évasif et ne savait même pas s'il pourrait l'avoir. Comme je l'avais commandée par téléphone depuis les pays de l'Est, je n'avais encore rien signé, j'ai laissé tomber et n'y suis jamais revenu.
Peux-tu me dire si ces Nevada ont été de bonnes motos, ou bien si elles ont été entachées de "petits défauts agaçants" comme cela arrive parfois.
Merci.

Salut Jacques !
j'en avais essayé une à la même période, lors d'un gros comparo "petits customs" avec Moto-Magazine. La Nevada était face à une Yamaha 650 DragStar, une Honda VF 750 V4 et une Harley Sporster 883.
J'avais bien aimé la Guzzi, j'étais resté indifférent aux deux japonaises et j'avais détesté la Harley.
De cette Nevada, j'ai apprécié les qualités routières largement au-dessus du lot des autres : freinage intégral, tenue de route, garde-au-sol, comportement moteur, légèreté, elle avait tout... mais je me souviens aussi de sa transmission qui sifflait comme une scie à ruban mal affutée dans une scierie et si ça avait été la mienne, je l'aurais vite fait ramené en garantie ! Peut-être un problème de réglage du couple conique mal ajusté (trop serré, à mon avis) ou bien un roulement de boîte pourri.
En revanche, je n'ai pas aimé la position de conduite “custom à l'italienne”, son grand guidon trop haut et sa selle à deux étages ridicule. Je n'ai pas aimé non plus ses écopes et caches en plastique chromé qui faisait clinquant, sans la qualité. En fait, je la trouvais moche, maladroite, mal dessinée... un air un peu désuet de cow-boy d'Aubervilliers, quoi !
Celles que j'ai croisé par la suite m'ont conforté dans mon opinion de moto "que de la gueule", de véritables nids à rouille ! Celles que je voyais dormir dehors dans Paris (et y'en avait pas souvent) étaient pitoyables, rouillées de partout : tubes de fourche, visserie, porte-paquet (de série)... tout pelait lamentablement et l'alu des fonderies se parait d’une oxydation farineuse bien dégueulasse.
Dommage, car encore une fois, ses qualités routières étaient excellentes... Bon sang ne saurait mentir, pour ça c'était du Guzzi.
La Honda ne ressemblait à rien et la Dragstar, c'était rase-motte au pays des sept nains : ça frottait dans tous les virages ! Et les pieds tendus en avant, j'ai jamais aimé ! Quant à la Harley, quel poumon ! Livrée en config' d'origine (sans doute pour forcer les clients à faire des dépenses de carbu et d'échappement), elle avait bien du mal à dépasser le 150 km/h et c'était un vrai vibromasseur, sans aucun confort ! Tout en raideur, amortos arrière en bois dur, selle riquiqui, réservoir minus, grosses poignées de guidon et bien sûr, position de conduite ridicule et malaisante... un truc pour apprenti-biker qu'on garde le temps de se laisser pousser la barbe et se faire faire autant de tatouages qu'il y a de graffitis sur les murs des chiottes de la salle du bar-tabac de la rue des Martyrs.
Ne regrette rien, mon vieux Jacques ! Tu t'en serais lassé assez vite, de cette Nevada. Du coup, tu as récupéré cette Bullet qui est devenue la mienne bien plus tard et c'est très bien comme ça.
Amitiés,
Marco